Après une sortie en novembre 2023, Pathea Games se prépare à sortir la mise à jour 1.3 pour My Time at Sandrock, dont l’arrivée est prévue sur toutes les plateformes le mois prochain. Il nous propose donc un post complet qui nous en montre un peu plus sur le travail sur lequel il bosse. Nous, on ne vous met que le contenu prévu sur PC.
PC
En plus du contenu Pet DLC payant, la V1.3 introduira d’autres mises à jour gratuites. Tout d’abord, la refonte de l’apparence des enfants. Sur la base de vos commentaires, nous avons effectué des ajustements, passant des calculs procéduraux à l’utilisation de ressources artistiques pour les modèles. Désormais, les enfants ont l’air plus vrais ! Alors, prenez des images de vos enfants actuels pendant que vous le pouvez. Une fois la nouvelle version sortie, ils auront un nouveau look… et ils seront encore plus beaux !
De plus, nous introduisons davantage d’armes conçues par les contributeurs du Kickstarter. Prenez par exemple le pistolet poulpe, qui attaque en tirant des balles d’encre, dégageant une ambiance lovecraftienne dans le monde de My Time. Plutôt cool, non ?
De plus, il y a cette épée parapluie incroyablement innovante, fabriquée par l’un de nos donateurs. Avez-vous déjà entendu le dicton : « Ne plaisantez jamais avec quelqu’un qui porte un parapluie noir par une journée ensoleillée » ? Eh bien, disons simplement que les monstres de Sandrock voudront peut-être en prendre note !
Avec de nouvelles armes viennent de nouvelles arènes de combat. Les ruines de la mer Morte débloqueront des niveaux supplémentaires, mettant vos prouesses au combat à l’épreuve ! Alors, Constructeurs, êtes-vous prêts à relever ces nouveaux défis de front ?
Y aura-t-il plus de contenu pour le mode multijoueur ?
Des plans sont en cours pour ajouter du nouveau contenu au mode multijoueur. De plus, vers le milieu de l’année, nous prévoyons de parvenir à un mode multijoueur multiplateforme, permettant la connectivité entre les consoles et les PC ! Si vous avez des suggestions de contenu multijoueur, n’hésitez pas à les laisser ici, et nous évaluerons et considérerons soigneusement vos idées.
Sorti en accès anticipé en mai 2023, l’action-RPG en monde ouvert Trail of Ayash a droit à une nouvelle mise à jour qui comprend une nouvelle extension de la taille d’un DLC, c’est le post officiel qui nous l’indique, qui est entièrement gratuit. On a même droit à une vidéo sur le sujet et le studio Nowsky nous explique comment y accéder.
Embarquez pour une expédition vers des territoires inexplorés ! Explorez un vaste paysage sauvage rempli d’aventures inédites, rencontrez des personnages intrigants, découvrez des objets rares et affrontez des ennemis redoutables. Chaque décision compte et les quêtes secondaires dans les marais offrent des chemins et des résultats uniques avant d’aborder l’histoire principale.
Pour accéder au nouveau contenu, vous devez atteindre le bord de mer dans le scénario principal.
Dans le village de pêcheurs au bord de la mer ou aux portes de Gabesh dans le Gabeshland, on vous informera qu’une expédition est en cours.
La quête commencera, et vous devrez rejoindre un camp dans le Gabeshland, loin de la ville. (Il suffit de suivre le marqueur de quête)
Après avoir fait vos preuves, vous partirez pour the whipsering swamps !
Hier, Alkimia Interactive a fêté les 23 ans de Gothic premier du nom. Et sinon, pour le remake de Gothic 1 c’est pour quand ? Je sais, je rabâche, mais je suis vieux… Tout comme ce premier opus qui date du siècle dernier.
Même après toutes ces années, le jeu est toujours d’actualité et évoque toujours de chaleureux sentiments de nostalgie, faisant battre votre cœur plus vite d’excitation et vos mains transpirent lorsque vous passez encore et encore devant Mud in the Old Camp. Malgré tous ses défauts et aspérités, nous y revenons toujours et y jouons avec des yeux d’amoureux, tout comme la première fois que nous avons joué à ce chef-d’œuvre.
Un facteur important qui a certainement contribué à la longue durée de vie de la série, c’est vous ! Fans de Gothic 1! Sans vous, sans votre frisson, vos efforts, votre créativité, votre passion, tout cela n’aurait peut-être pas eu lieu. Merci beaucoup!
Nous souhaitons également remercier chaleureusement les développeurs originaux du jeu. Vous avez créé un nouveau monde unique qui a captivé des milliers de joueurs à travers le monde. Nous sommes également heureux que certains d’entre eux nous rejoignent pour travailler sur le « Gothic 1 Remake ».
Nous avons préparé un cadeau pour vous et voulions le révéler aujourd’hui, mais malheureusement, il a été volé par l’un des voleurs du Nouveau Camp. On dirait que c’était Mordrag. Au moins Thorus le soupçonne de ce crime. Nous enverrons nos meilleurs collaborateurs pour le récupérer de leurs mains sales et vous l’apporterons dès que possible et nous pensons que cela en vaut la peine !
Le développeur Knight by Night nous propose une nouvelle mise à jour de la démo de son souls-like Fade, déjà patchée en janvier. Cette fois-ci, il s’agit d’une série de correctifs et d’améliorations de qualité de vie, avec deux, trois choses supplémentaires. Le listing est ici. La campagne Kickstarter doit être lancée sous peu et une nouvelle bande-annonce sur le sujet est arrivée :
De plus, un boss secret a été ajouté et la possibilité d’explorer Baltane plus loin. Cela étant dit, ces zones sont relativement nouvelles, alors n’hésitez pas à les explorer autant que possible. Je veux voir s’il y a des bugs ou des trous dans la carte, alors assurez-vous d’être précis lors de vos retours, afin que je puisse les éliminer rapidement. Le Kickstarter sera lancé ce soir après ce patch, alors soyez à l’affût si vous souhaitez nous soutenir. Merci encore d’être une partie incroyable de cette communauté.
Cela fait maintenant quelques mois que nous n’avons pas parlé de Sengoku Dynasty, et pour cause : les développeurs étaient restés assez silencieux pour pouvoir nous sortir la mise à jour majeure Kintsugi le 12 Mars dernier. Plus grosse mise à jour depuis sa sortie en accès anticipé, la mise à jour Kintsugi est un pas de plus vers la sortie finale de jeu de Superkami et de Toplitz Productions.
La mise à jour est agrémentée d’une vidéo présentant ses points forts ainsi qu’une longue liste de patch notes, dont voici les plus gros aspects :
Le début de jeu sera désormais plus agréable : les quêtes ne seront plus obligatoires mais optionnelles, ce qui permettra aux nouveaux joueurs de continuer à découvrir le jeu en douceur tout en permettant aux vétérans lançant une nouvelle partie de bâtir leur village plus vite et avec plus de libertés.
Le système de progression du joueur a été revu pour être plus organique, plus agréable et plus naturel.
Le système de consommation et de production de ressources de vos villageois a été revu pour adopter une base quotidienne : il sera plus facile de voir venir les soucis de stock et de besoin des villageois. L’IA des villageois a également été améliorée.
Il est désormais possible de voir des ours et des loups dans la nature, et il est même possible de les voir se battre entre eux.
Quelques aspects de l’agriculture ont été améliorés pour plus d’équilibrage et de naturel.
Les performances techniques du jeu ont été améliorées pour convenir à plus de machines.
Certains aspects des interfaces ont subi une refonte.
La vidéo ci-dessous présente les points-clés de la mise à jour en images. Malheureusement uniquement disponible en anglais, mais avec possibilité de sous-titres.
Les notes de patch complètes sont disponibles à ce lien, en anglais également. Notez qu’à l’occasion de la sortie de cette mise à jour, le jeu est actuellement soldé à -20%. Et si vous préférez l’Europe médiévale au Japon féodal, notre test de Medieval Dynasty est disponible ici.
C’est le 4 mars que l’action-RPG coopératif Sinderfury est sorti en accès anticipé sur Steam. Cette phase devrait durer entre 1 à 2 mois et est entièrement jouable jusqu’au 6ème donjon avec tous les systèmes effectifs. Les joueurs peuvent également faire du JcJ (joueur contre joueur) s’ils le souhaitent.
La version finale inclura les 3 derniers donjons du jeu, qui termineront l’histoire. Ces derniers donjons sont déjà presque terminés, mais ne sont pas encore peaufinés, c’est pourquoi le studio Lake City Gaming retarde cette sortie. Ces donjons seront nettement plus difficiles que les 6 précédents, et les joueurs pourront profiter de l’accès anticipé pour équiper correctement leurs personnages en prévision.
Pour le moment, pas d’avis sur sa page de vente. Alors on attend vos retours si l’aventure vous tente seul ou entre amis.
A l’approche de la fin de ce mois de mars 2024, l’éditeur et développeur Capcom nous gratifiera d’une suite à une licence ayant su faire parler d’elle, j’ai nommé Dragon’s Dogma 2. L’occasion pour nous de revenir sur l’opus originel Dragon’s dogma : Dark arisen, incluant ainsi son extension.
Draguons le dragon
Un RPG, c’est souvent synonyme de promesse d’une belle aventure à découvrir, vivre, voire revivre. Entre le fanatique de quêtes narratives de haute volée entourant un sorceleur s’apprêtant à découvrir une vérité tragique sur l’enfant d’un baron, les lices stressantes mais ô combien jouissives d’un arpenteur d’Anor Londo ou encore le sentiment grisant de liberté procurée par les galopades dans les plaines d’Hyrule, chaque éditeur ira de ses arguments pour séduire le joueur en fonction des affinités qu’il a avec tel ou tel composant constitutif d’un jeu de rôle.
Dragon’s dogma, c’est un RPG qui assume, tel un quarantenaire admirant son nouveau bourrelet dans le miroir avec fierté, sa jouabilité intégralement solo (je ne mentionne volontairement pas l’opus MMO sorti exclusivement chez nos amis japonais). Vous incarnez l’Insurgé qui démarre avec une expérience assez exotique : se faire voler son propre cœur par un dragon disposant de pouvoirs (et d’un charisme) quasi divin. Si l’objectif du end game est ainsi envoyé d’une façon aussi subtile qu’une pierre chargée sur un trébuchet, au moins les joueurs sauront qu’une grande montée de puissance sera indispensable avant de pouvoir prétendre se mesurer à un adversaire aussi costaud.
Comme bien souvent, on oublie les descendances seigneuriales qui nous permettraient un démarrage « en douceur » : vous serez en loques et avec un équipement dont vous vous demandez s’il ne se détruira pas au moindre coup porté contre une bestiole. Le ton est donné, vous démarrer de zéro, sans argent, sans équipement, sans expérience, et surtout sans cœur avec une belle malédiction infligée par un reptile volant.
Dragon’s dogma est aujourd’hui un jeu qui a soufflé douze bougies car initialement sorti en 2012 avec la version GOTY dénommée Dark Arisen parue un an plus tard. Techniquement, il a certes subi les affres de l’âge, moteur vieillissant obligeant, mais la qualité de la direction artistique reste encore aujourd’hui de très bonne facture. Ainsi, dès la sortie de votre village natal Cassardis en direction de la capitale pour démarrer votre aventure, je vous invite à vous arrêter de temps en temps pour faire une pause contemplative des plages et falaises environnantes. Vous constaterez ainsi que ce jeu joue la carte du monde ouvert en essayant un découpage environnemental alternant une verticalité de certains décors avec certaines zones bien plus « couloiresques », notamment en traversant certains cols montagneux. Et si les graphismes peuvent rebuter les aficionados des technologies RTX, la DA continue de faire son travail : arpenter ce monde est agréable et vous invite à l’explorer tant pour l’obtention de certains loots que pour le seul plaisir de vous balader, à l’instar d’une belle randonnée un dimanche ensoleillé dans une forêt vendéenne.
Rapidement, et ce sans trop de surprises, vous constaterez que vous n’êtes pas seul à peupler cet univers (ce qui aurait été bien ennuyeux). Le gameplay est celui d’un action-RPG, avec des mécaniques s’inspirant allègrement des hack’n’slash. En effet, à l’orée de votre aventure, le jeu vous demandera de choisir parmi quelques classes disponibles. Ici, on ne réinvente certainement pas la roue puisque le triptyque éternel guerrier / mage / rôdeur sera de la partie. Je préfère rassurer d’emblée les craintifs puisque vous pourrez plus tard vous respécialiser, et ce à loisir car cette composante de jeu fait intégralement partie de la construction du personnage (mais j’y reviendrais).
Un gameplay à la fois classique mais ambitieux
Votre montée en puissance dans Dragon’s dogma sera à la fois très classique, mais dotée d’une dimension que je nommerais « plurielle » particulièrement intéressante. En effet, à chaque montée de niveau, votre avatar gagnera des points de statistiques qui seront automatiquement attribués en fonction de la classe choisie. Par exemple, un magicien verra augmenter sa magie (si si, je vous le jure) contrairement à un guerrier qui bénéficiera d’une santé augmentée. A ce gain de statistiques s’incorporent également des « points de niveaux » jusqu’à un total de dix. A chaque palier, vous pourrez débloquer de nouvelles compétences actives ou passives. Si les compétences actives sont strictement liées au fait de jouer telle ou telle classe, il est intéressant de noter que les passifs sont librement équipables. Ainsi, un magicien pourra sans problème s’équiper d’un passif de rôdeur, par exemple pour décider d’augmenter son endurance maximale.
A cela, nous pouvons également évoquer le système d’équipement : certains seront multi-classes, tandis que d’autres restreints à des classes particulières. Après avoir jouer sur l’une des classes de départ, le jeu vous proposera rapidement d’en maîtriser d’autres plus spécialisées. A ce titre, il est intéressant de noter que si certaines classes sont connues et archiconnues, l’archer-mage fait vraiment office de nouveauté intéressante à jouer puisqu’à ma connaissance Dragon’s dogma est le seul à nous avoir pondu un tel hybride. De plus, sa jouabilité est particulièrement en phase avec un gameplay hack’n’slash (mais je m’égare).
« Dragon’s Dogma pose des bases rôlistes simples mais suffisamment nombreuses et disposant de leurs caractéristiques propres pour que la montée en niveau soit particulièrement chouette. »
Je vois déjà certains au fond de la salle qui commencent à comprendre le principe du titre : ilpose des bases rôlistes simples mais suffisamment nombreuses et disposant de leurs caractéristiques propres pour que la montée en niveau soit particulièrement chouette. Il n’est d’ailleurs pas rare de croiser des fous furieux passionnés sur les forums réalisant du theorycraft particulièrement haut level. Ainsi, même si vous n’avez aucune envie de jouer un assassin, il peut néanmoins être intéressant de monter quelques niveaux avec ce dernier puisque cette classe permet l’augmentation la plus rapide des dégâts. Il en est de même pour une compétence particulière du guerrier de base vous permettant d’augmenter le poids maximal porté par votre personnage.
Car oui, Dragon’s dogma, et ce dès le début, va vous faire ramasser des trucs, PLEIN de trucs. Vous êtes après tout lancé dans cet univers sans en connaître les tenants et les aboutissants. Tiens, est-ce que cette plante pourra m’être utile dans la suite de mon aventure ? Je n’ai encore aucune idée de l’utilité de ce filon de minerai, mais est-ce raisonnable de passer à côté sans en profiter ? Le dogme draconique se transforme ainsi bientôt en dogme de la mule, la jauge d’encombrement étant certainement l’un des pires ennemis des joueurs toutes expériences confondues. C’est une expérience à l’ancienne, sans confort et brute de pomme. Vous râlez parce que votre personnage semble avoir fumer une cartouche de gauloises en s’arrêtant toutes les cinq minutes ? Peut-être faut-il envisager de mieux gérer votre poids. Néanmoins, vous constaterez vite qu’à l’instar d’un Monster Hunter,Dragon’s dogma vous donne la possibilité d’améliorer votre équipement à l’aide des ressources récupérables dans son vaste monde. Autant vous dire que si vous passez à côté de toute cette collecte, vous risquez à partir d’un moment de le regretter, lorsque vous pesterez contre votre manque de puissance de feu.
A ce sujet, on ne peut pas dire que Dragon’s dogma soit particulièrement difficile. D’ailleurs, si vous prenez le temps de faire une bonne partie des quêtes secondaires et de vous balader sur le continent jusqu’à la fin du jeu en incluant le contenu du DLC, vous pourrez compter entre 60 à 70 heures de jeu au bas mot ce qui est, en soit, tout à fait honorable. Notons toute fois fait partie de ces jeux qui ne vont pas laisser le joueur faire ce qu’il veut avec lui, mais plutôt qui vont recadrer celui qui oserait ne pas respecter ses bases. Vous souhaitez affronter un dragon dès les premières heures de jeu ? Au lieu de vous souhaiter bonne chance, je penserais plutôt vous conseiller la rédaction de votre testament, car la défaite risque d’être cuisante. En outre, ne vous attendez pas non plus à rouler sur tout ce qui bouge : certaines catégories d’ennemis, surtout en nombre, peuvent vous créer de mauvaises surprises. Je n’évoque pas certaines grosses merguez de votre environnement qui peuvent s’inviter à la fête et transformer votre balade en séance dans un donjon sadomasochiste.
Si vous prenez le temps de faire une bonne partie des quêtes secondaires et de vous balader sur le continent jusqu’à la fin du jeu en incluant le contenu du DLC, vous pourrez compter entre 60 à 70 heures de jeu au bas mot
Et les grosses bestioles, vous allez en croiser, pas mal d’ailleurs. Et vous savez quoi ? Tel un nouvel amateur de bâillon boule, vous allez en redemander. Oui, les combats vont vous faire monter adrénaline et ocytocine en une injection. Les animations des monstres ont de la gueule et ces derniers ont un charisme égal à leur dangerosité. Il est d’ailleurs à noter que Dragon’s dogma use d’une mécanique de gameplay permettant de s’agripper aux membres des bêtes. Là encore, je fais un parallèle volontiers avec Monster Hunter sur l’utilité de cette mécanique : vous pourrez taper les points faibles et même obtenir des loots spécifiques liés à la destruction de telle ou telle partie de la créature. D’ailleurs, certains monstres ne peuvent être combattus que d’une telle manière : vous aurez beau leur envoyer plusieurs pluies de météores dans la tronche, leur barre de vie vous contemplera avec le dédain d’un policier écoutant les justifications de votre excès de vitesse.
Des pions pour un mode sans échec?
N’omettons pas, ce serait quasi-criminel, d’évoquer l’une des grandes particularités de Dragon’s dogma : les pions. Pour ceux du fond, merci de ranger votre échiquier complètement hors sujet et d’écouter attentivement. J’évoquais en amont votre statut d’insurgés, vous avez en effet la possibilité au début de votre aventure de vous créer un pion. Un pion est un humanoïde vous obéissant au doigt et à l’œil, mais sans posséder de statut à part entière d’être humain. Je vois que certains dans la salle osent esquisser un sourire à la lecture de cette définition, mais sachez qu’elle est justifiée au sein du lore du jeu et ce jusqu’à la fin. Je ne rentre cependant pas dans les détails, de peur de spoiler peut-être trop d’éléments pour le second opus prévu à la fin du mois.
Votre pion sera donc entièrement personnalisable, et ce tout autant que votre avatar. Vous devrez ainsi gérer ses classes, son équipement et les compétences qu’il utilisera. La différence ? Vous ne le contrôlez pas, vos seules actions étant très indirectes et liées au comportement que votre pion principal aura face à certaines situations.
J’évoquais le fait que les pions étaient incrémentés au cœur du lore du jeu. C’est littéral, puisqu’en effet vous pourrez invoquer auprès d’une pierre de faille deux autres pions supplémentaires qui viendront vous accompagner pendant toute la durée que vous jugerez nécessaire. Ainsi, lorsque j’écris que Dragon’s dogma est entièrement solo, il serait peut-être plus opportun de dire qu’il ne dispose que d’un multijoueur asynchrone. Votre pion pourra ainsi être recruté par d’autres joueurs, et vous pourrez inversement recruter les pions de vos amis ou de parfaits inconnus en fonction de ce qui vous paraît le plus opportun. Ici, Dragon’s dogma a incorporé un système assez poussé de connaissances des pions en fonction de leur vécu au côté de leur insurgé, faisant en sorte qu’ils peuvent avoir des connaissances plus ou moins poussées à la fois sur la manière d’affronter tel type de créature ou sur la façon de résoudre certaines quêtes. Le système est intéressant et surtout unique car il s’agit ici du point d’orgue de la particularité de gameplay de Dragon’s dogma. Et le pire dans tout ça ? C’est que ça marche. C’est pas parfait, parfois frustrant quand votre mage décide d’envoyer un cataclysme nucléaire sur trois pauvres araignées, mais d’une façon générale le système fonctionne.
Enfin, vos équipements seront obtenus en grande partie via les marchands, mais également et surtout via l’accomplissement de quêtes et votre exploration. L’exploration de Dragon’s dogma est assez clichée sur certains aspects, notamment les énormes coffres disposés un peu partout sur la carte. Néanmoins, si l’on arrive à passer outre, vous serez généralement récompensés dans le fait d’arpenter la carte puisque vous dénicherez certainement une ou plusieurs babioles intéressantes. De plus, il n’est pas rare que Dragon’s dogma se transforme en Fashion’s dogma pour votre pion principal, le bonheur de recevoir des louanges d’autres joueurs sur son apparence vous forçant à acheter de la crème anti-inflammatoire pour vos chevilles.
Cependant, la tâche de tester un jeu impose de rester le plus objectif possible et ce malgré tous les atomes crochus qu’on partage avec la particularité d’un tel soft. La recette de Dragon’s dogma est aujourd’hui potentiellement datée. J’entends déjà certains rôlistes dévaler l’escalier à toute vitesse en me disant que pas du tout, mais force est de constater que la narration de Dragon’s dogma est extrêmement sommaire, pour ne pas dire insipide. On n’est certes pas dans une succession de quêtes Fedex qui ont pu faire la gloire de certains softs coréens, mais la mise en scène pourrait gagner en profondeur et en immersion. Il en est de même pour certains combats qui peuvent être assez brouillons du fait d’une caméra parfois bancale dans certains environnement exigus. De plus, j’espère que vous aimez aller au restaurant car vous allez passer un temps non négligeable dans les menus et sous-menus. C’est certes une partie intégrante d’un jeu de rôle, mais un gain en fluidité dans leurs parcours aurait été la bienvenue, vu le caractère répétitif imposé dans leurs ouvertures.
Et Dark Arisen dans tout ça?
Le DLC vous permet, dès le village de départ, d’embarquer dans la nuit vers une île séparée du continent principal. Vous y croiserez une damoiselle apparemment soucieuse de connaître le secret entourant l’île, et auquel elle serait directement mêlée. Pour le narratif, voilà grosso modo le résumé de 80% de l’histoire de ce contenu additionnel qui ne brillera clairement pas par sa narration. De plus, je vous déconseille assez fortement d’y aller dès le début de votre aventure puisque le contenu se révèle particulièrement épicé.
En effet, oubliez le monde ouvert et bienvenue dans des couloirs intérieurs d’une sorte de « méga-crypte » arborant un level-design très linéaire et vous permettant, notamment après avoir vaincu certains boss, de débloquer des raccourcis pour revenir vers l’entrée. Dark Arisen est très clairement orienté vers le combat contre des monstres de plus en plus costauds, les derniers étant quasiment plus complexes que ceux du end game du jeu de base. Vous êtes donc prévenus !
Cependant, l’amateur de nouveaux objets pourra y trouver son compte puisque ce DLC incorpore toute la panoplie de nouvelles armes et armures nécessaires à tendre une carotte suffisamment intéressante pour un rôliste amateur d’optimisation. La différence avec le contenu de base? Ici, le loot sera distribué de façon aléatoire et vous devrez, à l’instar des parchemins d’identifications dans Diablo, désensorceler les objets auprès de la protagoniste principale pour découvrir avec entrain vos nouveaux joujous. Et pour peu que vous soyez chanceux, je dois bien reconnaître que certains équipements peuvent s’avérer particulièrement puissants, notamment si vous décider de faire le DLC en amont de la fin du jeu.
Pour synthétiser, Dark Arisen trouvera quelques amateurs dans les amoureux du gameplay et les collectionneurs d’équipements disparates. Néanmoins, il reste tout à fait dispensable concernant sa direction artistique, son level-design et encore plus sa narration. A vous donc de peser le pour et le contre.
Quid ? Dragon’s dogma peut être qualifiable d’archaïque dans la narration des quêtes ou encore dans un système de jeu de rôle accusant certaines lourdeurs potentiellement sources de certaines frustrations à la longue. Néanmoins, malgré son âge vénérable, Dragon’s dogma ne peut être décemment identifié comme une piquette, mais plutôt comme un bon cru, certes très particulier, mais disposant d’arguments suffisamment nombreux pour que le rôliste y trouve son compte dans la création d’un insurgé à son image.
Dragon’s dogma est un jeu de rôle réussi même s’il reste perfectible dans la modernisation de certains aspects. Gageons que Capcom, à la lumière du temps passé et de son expérience, nous prouvera qu’il réussira à gommer certains points négatifs pour proposer une aventure encore plus palpitante.