Darksiders : Wrath of War / Warmastered Edition

Note de l'auteur
06/10
Note RPG
07/10

Darksiders : Wrath of War est sorti sur les plateformes consoles de l’époque, Ps3 et Xbox 360, le 8 janvier 2010, et le 22 février 2010 sur PC. Ce nom vous dit probablement quelque chose, car sa réputation n’est plus à faire. On incarne un personnage charismatique : War, ou Guerre en français, et l’aventure se déroule dans un monde post-apocalyptique. Certains le mettent dans la catégorie de jeu « bourrin », d’autres dans la catégorie de RPG sans prise de tête. Mais il est bien plus profond que ça, je vous le garantis. J’écris avec objectivité, parole de gameuse, et je rendrai hommage avec ces lignes qui je l’espère, vous donneront envie d’aller plus loin.

La « Guerre » fait rage dans les studios

Je vais d’abord vous donner le contexte de base de la production : un projet compliqué mais ambitieux. À cette époque le studio mère THQ était en difficulté financière, limitant ainsi les ressources, et le studio Vigil Games (développeur) n’était pas forcément un « grand nom » dans l’industrie du jeux vidéo.

Et si on commençait par une petite vidéo de présentation.

C’est quoi le projet de base ?

Créer un RPG liant le style Beat’em all, aventure RPG, et hack and slash, rien que ça ! Mais difficile de se faufiler et de se démarquer dans ce marché très concurrentiel du jeu vidéo avec des grands noms tels que God of War, ou Devil May Cry par exemple. Le budget étant limité, l’équipe a dû faire face à des problèmes liés à l’optimisation technique et à l’intégration de divers systèmes dans le jeu.

Un autre problème est survenu lorsque le studio géniteur Vigil Games a dû réajuster certaines mécaniques et concepts du jeu en cours de production. Par exemple, certains aspects du gameplay ont évolué pour s’adapter aux attentes du marché. De plus, le jeu a subi des changements dans la narration et des changements de structure, ce qui a nécessité des ajustements pour mieux intégrer l’histoire et les personnages. Cela a rallongé le temps de développement et augmenté la pression sur l’équipe pour livrer le produit final dans les délais.

Puis pour couronner le tout, des tensions et des problèmes de collaboration entre THQ et Vigil Games sont intervenus : problèmes de gestion et de direction. Ça partait mal, mais il y a eu d’énormes points forts.

Darksiders 4- War - anges démons

Solution : laisser libre la créativité

David Adams, en tant que directeur de Vigil Games, a supervisé le projet et assuré la vision générale du jeu. Son rôle a été essentiel pour maintenir la cohésion du projet malgré les difficultés financières et les contraintes de temps. Kurtis Wiebe, lui, a travaillé sur les dialogues et la narration. Son rôle a été majeur dans l’élaboration de l’histoire et dans le développement des personnages. Les artistes Rei Chou et Tony Chung ont contribué à la création des environnements et des aspects visuels. Leur travail a renforcé l’atmosphère apocalyptique du jeu. Enfin, Brian Wilkerson, responsable de la musique du jeu, a créé une bande-son épique et mémorable, qui a su accompagner l’action et ajouter une dimension émotionnelle à cet univers.

L’objectif était de trouver une direction artistique cohérente, mais également très originale. Darksiders nous plonge dans un univers de dark fantasy, de mythologie chrétienne, et de comics. Oui, un sacré cocktail !

Et pour fusionner tout ça, un directeur artistique de grand nom, je dirai même une légende : Joe Madureira, alias Joe Mad. Son influence a été décisive dans la création de Darksiders. Il a un coup de crayon très reconnaissable, et c’est un grand nom dans l’univers du comics. Cette différence non négligeable a permis à Darksiders d’avoir une véritable identité graphique.

War a été créé avec un charisme imposant, et exagéré. Des environnements, avec des décors apocalyptiques, une végétation dévastée et des bâtiments gigantesques. L’univers de Darksiders a été conçu de manière à offrir une expérience immersive. Les environnements étaient vastes et détaillés, tout en ayant un côté labyrinthique qui encourageait les joueurs à explorer.

Darksiders possède un gameplay avec des mélanges de genre, et l’équipe a réussi à fusionner des éléments de différents genres de manière cohérente : le combat en temps réel, l’exploration, et les énigmes à résoudre dans un environnement ouvert.

Le gameplay a également été enrichi par un système de progression de War et de pouvoirs, qui a offert aux joueurs un sentiment d’évolution. Le combat en temps réel est fluide et très dynamique. On combine les attaques légères, les attaques lourdes, les combos et les finish moves. De quoi bien s’amuser !

L’exploration est agréable, et on est récompensé quand on cherche de partout. La résolution des énigmes tantôt originales, tantôt répétitives.

Darksiders 5- Parc suffocant pour décor différent
Darksiders 6- Cathédrale autre décor

Cahier des charges respecté ?

Maintenant que le décor est planté, je vais vous plonger plus en profondeur dans le jeu ! Voici les bases de l’histoire : un créateur considéré à la fois comme omnipotent et éternel. Comme son nom l’indique, il est le créateur de tout. On a le royaume des cieux (les anges) qui le vénèrent comme leur père et l’architecte de toute sagesse. On a le royaume des enfers (les démons) qui eux, le haïssent le considérant comme un tyran impuissant et paresseux. Et le Conseil Ardent prétend que c’est lui qui l’a chargé de maintenir l’équilibre cosmique.
Les croyances apocalyptiques chrétiennes sont présentes. Le royaume des cieux et le royaume des enfers se font la guerre depuis de nombreuses années.
Arbitre dans tout ça : le conseil Ardent. Pour faire régner l’ordre et limiter les excès, le conseil Ardent dispose de 4 cavaliers qui leur ont juré
fidélité : War (Guerre en français) le plus jeune des cavaliers, Fury (Fureur en français), Death (Mort en français), et Strife (Discorde en français).

Les royaume des cieux et le royaume des enfers ont accepté une trêve, et le conseil Ardent créé alors 7 sceaux qui ne doivent pas être brisés avant que le Royaume des hommes soit prêt pour une guerre avec les anges et les démons. En gros, l’apocalypse faisant référence alors à l’Armageddon.

Dans le prologue, l’aventure commence par l’arrivée de War, l’un des Quatre Cavaliers de l’Apocalypse, qui va embraser la Terre. Le jeu se déroule dans un monde post-apocalyptique après que l’Armageddon ait été déclenché prématurément, perturbant l’équilibre entre le bien et le mal. On y affronte des anges et des démons. La guerre fait rage. On nous présente le plein potentiel de War, et on tape fort.
L’intrigue générale se met en place petit à petit. War a-t’il été invoqué par erreur ?

Darksiders 7- Désert autre paysage
Darksiders 8- combat et autre décor canopée de fer

Pourquoi ? (Sans spoiler encore parole de gameuse)

Notre cavalier part en « Guerre » : Au bout d’une heure de jeu, vous comprenez dans quel monde vous évoluez : un monde dévasté, l’absence de l’humanité, puis des démons et des anges qui pourchassent War. Trois buts précis pour War : laver son honneur, trouver l’origine de son appel, et restaurer l’équilibre.

Même si la majorité des événements clés du scénario ne sont révélés qu’à la fin du jeu, War va de rencontres en rencontres, et d’indices en indices. On a plaisir à découvrir au fur et à mesure. L’histoire s’articule sur des phases qu’on a l’habitude de voir, mais le point fort de cette
licence concerne les dialogues. Ils apportent un réel intérêt dans notre avancée, et on n’en demande plus.

Au niveau de l’ambiance sonore, tout est très bien maîtrisé, que ce soit les effets de voix de War, plus intenses lorsqu’il attaque lourdement, que les musiques. Il y aura des variations d’intensité dans les musiques, permettant aux gamers d’avoir une différence dans les phases de l’histoire.

Lorsque vous atteindrez un certain point de l’histoire (je vous l’avais dit, pas de spoiler), vous sentirez alors une nette amélioration dans votre expérience. Car pour certains, les deux premières heures sont assez « soft », n’apportant rien de bien exceptionnel dans la boucle de gameplay : avancer, taper, chercher et ainsi de suite.

Passez ce cap, et War vous donnera une bonne raison de ne pas éteindre votre console. Différents combos pour taper avec l’épée, mais l’artillerie lourde ne s’arrête pas là : il y aura tout au long de l’aventure des récupérations d’armes, offrant aux gamers des styles de jeux différents. Et laissez votre rage s’exprimer ! La spécialité de Darksiders est de faire exploiter aux gamers l’arme ou la capacité récupérée dans le niveau. Cela donne du challenge, et plus vous avancez, plus tout se combine ensemble. Concernant les énigmes, au départ tout est assez simple, le jeu instaure les mécanismes de base.

Puis passez la moitié du jeu, il y aura un peu plus de challenge, faisant travailler notre matière grise. MAIS je vous l’avoue, rien de bien exceptionnel non plus. Certains mécanismes reviennent plusieurs fois nous voir, comme pour nous dire : c’était sympa hein !? Alors oui, de base, mais si on répète le processus trois fois, cela casse le plaisir.

Concernant les niveaux généraux, chaque zone a une identité particulière, comme un cimetière, ou une station de gare, tout en tenant compte que War évolue dans le monde des humains, même s’ils ne sont plus là. Concernant les batailles que War devra livrer, pour moi le contrat est respecté. On jongle entre faire du rentre-dedans et la réflexion pour résoudre des énigmes. Les combats sont plaisants, variés, et le studio a été imaginatif. Par exemple, exécuter une volée aérienne en emportant l’ennemi avec notre épée, puis effectuer des roulades pour fracasser un ennemi au sol.

Il y aura des mini-boss à aller tuer, tous avec une identité particulière, et bien évidemment des boss en fin de chapitre. Le plaisir de jouer avec War sera en moyenne de 20 à 30 heures pour ceux qui veulent le finir à 100%. Ce qui est correct pour ce style de jeu. Jusque là me direz vous tout matche. Mais le jeu parfait n’existe pas malheureusement.

Darksiders 10- trône de fer autre décor
Darksiders 3- compbat début avec finish move

La « Guerre » des défauts

Vous l’aurez compris plus haut, les énigmes ne sont pas forcément très compliquées, et souffrent d’un manque d’originalité sur la longueur. La répétitivité ne s’arrête pas là, l’articulation des missions, toujours le même principe : War se dirige vers une zone pour trouver ce qu’il cherche, il élimine tout ce qui se présente sur son passage, et ainsi de suite. Concernant la difficulté, les modes facile ou normal, rimeront avec peu de challenges.Ces modes conviendront plutôt pour les nouveaux entrants du genre. Pour les gamers plus aguerris, le mode « apocalyptique » donnera du challenge.

Pour les mini-boss et les boss, toujours dans le mode facile ou normal, au premier abord on sera impressionné tout en se disant « Houlà, celui-là je vais pleurer du sang ». Eh bien, je dirais pour résumer : l’habit ne fait pas le moine. Combats assez courts pour certains, surtout quand on sait ce que le jeu attend de nous, même parfois d’une certaine tristesse pour un boss.

L’histoire est intéressante, mais la narration est quand même « prévisible ». Vous aurez envie de vous replonger dans cet univers – quelle bonne idée ! – et je le pense vraiment, car je l’ai fait plusieurs fois. Par contre la rejouabilité n’existe pas. Vous repartirez comme sur votre première partie, sauf à un détail près, à vous de le découvrir. Pour ma part, j’ai aimé ce jeu, mais il n’est pas dans mon top 3. Il vaut la peine de s’y pencher, mais ne vous attendez pas à une révolution qui vous clouera dans votre canapé.

Darksiders 2- Menu général

Darksiders : Warmastered Edition

Sorti le 25 octobre 2016, le jeu a subi un lifting des graphismes, offrant aux joueurs des performances graphiques plus poussées. Ainsi pour la Ps4 pro la résolution est en 4K native (oh les chouchous !), et 60FPS pour la ps4. Un framerate stable. Il y a eu aussi des corrections de bugs, avec War qui ne se bloquera plus dans le décor par exemple, et l’intelligence des ennemis a été mieux exploitée.

Et puis voilà, chers amis galers, ça sera tout pour ce remaster !

Darksiders a su convaincre les gamers, par son originalité, son univers, les designs atypiques, et son rythme. L’éditeur THQ et le développeur Vigil Games ont bien commencé l’année 2010 avec cette sortie. De plus, Vigil Games s’est fait un nom dans l’industrie du jeux vidéo, et il a réussi à se démarquer alors que des jeux aux budgets colossaux (AAA) proposaient déjà ce style. Ces combats au corps à corps, ces musiques, cette ambiance de dark fantasy valent largement le coup d’allumer votre console, ou de le réinstaller sur votre PC, pour vivre cette expérience d’une vingtaine d’heures ! Parole de gameuse, foncez !

+ Direction artistique par Joe Madureira, une valeur sûre.
+ Design atypique.
+ Ambiance rythmée.
+ Assemblage d’idées qui fonctionnent.
+ Bande son.
+ Bon défouloir
.

Note RPG 3 sur 5
Note testeur 06 sur 10

– Énigmes répétitives.
– Certains passages plus ennuyeux que d’autres.
– Même boucle de jeu pour les missions.
– Des bugs de caméra.
– Intelligence des ennemis.
– Pas de rejouabilité
.

Captaine_GameuZz
Captaine_GameuZz
Gameuse depuis mon plus jeune âge, vers 5 ans clavier et souris en main, je me suis découvert cette passion. Le but de ma chaîne youtube est de vous offrir une analyse des jeux vidéos.

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Zemymy

Bienvenue par ici Captaine_GameuZz ! Et merci pour ce premier test que j’ai bien apprécié relire.

L'archiviste

Salut Captaine ! Merci pour ce retour d’expérience en vidéo et en texte.

Dafalgan

Bienvenu ! Merci pour ce test trés bien amené et pertinent ! Merci 🙂

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