Dying Light : The Beast

Note testeur
08/10
Note RPG
06/10
Fiche technique de Dying Light : The Beast
Studio : Techland.
Genre : RPG d’action, monde ouvert, survival horror.
Langues disponibles : Français, anglais, et autres.
Plateformes : Xbox Series X|S, PlayStation 5, PC (Steam, Epic Games Store).
Démo disponible : Non.
Date de sortie : 19 septembre 2025.

Dying Light: The Beast a commencé son développement en tant que contenu téléchargeable (DLC) destiné à faire partie de l’édition Ultimate de Dying Light 2. Mais Techland a rapidement perçu l’énorme potentiel de cette extension et a donc décidé d’en faire un jeu à part entière. Vous disposez désormais d’une toute nouvelle région à explorer, d’une histoire captivante et de pouvoirs complètement inédits. Préparez vos meilleures compétences de parkour, libérez la bête qui sommeille en vous et poursuivez la lecture de cette critique de Dying Light : The Beast.

Dying Light The Beast Test 3 | RPG Jeuxvidéo

Craignez l’obscurité qui est en vous.

Vous incarnez ici Kyle Crane, le protagoniste du premier Dying Light. Après les événements du jeu original, Crane a été capturé et emprisonné pendant plus de 13 ans, où il a subi de cruelles expériences. Mais lorsqu’un nouveau cobaye apparaît, le Baron, un scientifique du GRE (Global Relief Effort), décide que Crane n’est plus utile et qu’il doit mourir.

Miraculeusement, vous parvenez à vous échapper grâce à Olivia, une femme mystérieuse qui cherche, elle aussi, à se venger du Baron. Elle vous parle des Chimères, des monstres génétiquement modifiés dont le sang pourrait receler les réponses que Crane recherche.

Votre tâche consiste alors à parcourir les rues et paysages de Castor Woods, un village situé dans les Alpes européennes. Évidemment, le virus Harran a envahi la zone, qui grouille de zombies. Traquer ces Chimères et « consommer » leur sang sera donc une tâche particulièrement ardue pour Kyle Crane.

Dying Light The Beast Test 1 | RPG Jeuxvidéo

Une nouvelle proposition basée sur sa propre formule.

Le parkour fait son retour comme l’élément central du gameplay dans The Beast. Vous pourrez escalader, sauter, courir sur les murs et vous déplacer agilement sur les toits pour éviter les ennemis, une mécanique qui s’avère plus aboutie que dans les opus précédents.

Les voitures font aussi leur retour. On les trouve éparpillées dans la ville et, même si écraser des zombies est grisant, rappelez-vous qu’elles s’abîment à chaque choc et finissent par exploser. Je vous conseille de les utiliser quand vous ne trouvez pas votre prochain objectif, car elles disposent d’un GPS pratique.

Dying Light The Beast Test 4 | RPG Jeuxvidéo

Que ce soit en voiture ou à pied, explorer Castor Woods est un vrai plaisir. En avançant, vous découvrirez des missions secondaires pas très variées mais offrant de belles récompenses. Vous pourrez aussi piller des magasins, pénétrer dans des zones sombres ou aider des errants sur le chemin. Attention cependant : certains chercheront seulement à vous tendre un piège.

En combat, vous pouvez équiper jusqu’à quatre armes simultanément, en les combinant entre armes à feu et armes de mêlée. Comme dans Silent Hill F, celles-ci se détériorent à l’usage mais peuvent être améliorées pour augmenter les dégâts et ajouter des effets secondaires tels que feu, poison ou électrocution.

Dying Light The Beast Test 7 | RPG Jeuxvidéo

Jusqu’ici, le jeu reste proche des précédents opus, mais tout change avec le système de rage qui vous permet de déchaîner le pouvoir de la Bête. Dans cet état, vous infligez des dégâts dévastateurs, ce qui est crucial lors des combats contre les boss.

Au début, ce pouvoir s’active automatiquement quand vous subissez ou infligez des dégâts, mais, au fil des Chimères vaincues et du sang “consommé”, vous aurez de plus en plus de contrôle sur celui-ci, même avec la barre presque vide.

Dying Light The Beast Test 10 | RPG Jeuxvidéo

Pour revenir à l’essentiel, la jouabilité change radicalement entre le jour et la nuit. De jour, vous pouvez explorer et vous battre sans trop d’inquiétude, mais la nuit, apparaissent les Volatiles — des infectés aussi rapides que mortels.

Si vous êtes repéré, vous vous retrouvez poursuivi et d’autres monstres peuvent se joindre à la chasse. Leur parkour surpasse largement le vôtre, vous obligeant à perfectionner vos techniques d’évasion. Le risque s’accompagne toutefois d’une double expérience acquise pendant la nuit.

Dying Light The Beast Test 5 | RPG Jeuxvidéo

En parlant d’expérience, vous accumulez des points au fur et à mesure que vous montez de niveau. Ceux-ci débloquent de nouvelles compétences : dégâts accrus des armes ou mouvements de parkour avancés. Précisons que les points gagnés avec les Chimères sont exclusifs à ce pouvoir, et vice-versa.

Dying Light The Beast Test 11 | RPG Jeuxvidéo

Visuellement, le jeu est spectaculaire, et l’un des meilleurs détails concerne le design des zombies. Les blessures infligées correspondent précisément à l’impact, permettant de mutiler des membres ou de briser des mâchoires si on vise le centre de la tête. Les environnements sont eux aussi riches et variés, renforçant la formidable atmosphère postapocalyptique.

Cette critique a été réalisée sur PS5 Pro, où j’ai eu une excellente expérience technique. En mode qualité, le titre maintient 30 images par seconde de façon stable, tandis que le mode performance atteint les 60 FPS fluides, sacrifiant quelques détails de textures, d’ombres et de lumière.

Pour moi, le grand absent reste le Ray Tracing, mais celui-ci arrivera dans une prochaine mise à jour, bien qu’il soit pour l’instant exclusivement réservé au PC.

Pour conclure cette critique de Dying Light : The Beast, le jeu signe le retour triomphal des zombies. Et si votre budget est limité, cette aventure garantit au moins 35 heures de divertissement — voire le double pour ceux qui viseront le 100 %. Ajoutez à cela le mode New Game +, prévu dans quelques semaines, et vous bénéficierez d’un jeu qui vous accompagnera jusqu’à Noël. Sans rien ajouter de plus, n’oublie pas que Dying Light : The Beast est déjà disponible sur Xbox Series X|S, PS5, PC via Steam et Epic Games Store, et si vous avez acheté la version Ultimate de Dying Light 2, vous pourrez y jouer complètement gratuitement.

Note testeur 08 sur 10
Note RPG 3 sur 5

La vision de Vincent Goat Buster :
J’ai fini le jeu la semaine dernière (malgré l’avoir acheté à sa sortie, il m’a fallu un peu de temps…) et je dois dire que je suis un peu partagé ici.

Pour mettre un tout petit peu de contexte, j’ai pas mal joué au premier opus à l’époque et un peu plus tard, mais je ne l’ai étrangement jamais fini, et je n’ai jamais fait le DLC « The Following » (qui me semble avoir une importance assez grande quant on voit certains événements de la deuxième partie du présent jeu qui m’ont fait sortir un petit « wtf » comme même). En revanche, je dois faire partie des rares personnes qui ont énormément apprécié le second titre malgré ses lacunes (il est dans mon top 15 des jeux les plus joués sur Steam), donc malgré tout, j’apprécie pas mal la licence, plus pour ce qu’il offre en termes de mécaniques de traversal avec tout ce qui est parkour que pour son aspect zombie que j’aime bien mais qui n’est pas non plus quelque chose que je recherche à tout prix.

Je n’attendais pas grand-chose de The Beast, je me disais juste que ça serait une addition à la licence, une occasion de voir les évolutions de gameplay et de me replonger quelques heures dans cette boucle de gameplay intéressante et parfois pas mal immersive.

Je dois dire que les premières heures sont vraiment très bonnes. On découvre Castor Woods, un décor vraiment magnifique, une ville assez vieille avec de vieux bâtiments, des rues étroites et des toits en tuiles, quelque chose qui pourrait s’apparenter à la première zone de DL2 mais en un peu plus vertical et ramassé, je dirais. Cette zone précise de la carte est à mes yeux la plus réussie, et de loin. L’ennui, c’est que rapidement, l’histoire tenant naturellement à nous faire visiter toutes les autres zones de la carte, on s’éloigne de cette ville si bien faite pour se concentrer sur les autres : une zone industrielle, une banlieue beaucoup plus aérée et plate et des plaines et forêts. Et là, je trouve que ça pêche parce qu’on s’approche dangereusement du hors-sujet : pourquoi nous offrir un système de parkour si grisant pour nous envoyer dans des plaines plates où on ne peut pas s’en servir correctement ?

En ce qui concerne les activités de la carte, plus « petit jeu » oblige, on réduit à peu près tout, mais ce n’est personnellement pas pour me déplaire : quelques « dark zones » aux récompenses fixes (outre les ressources), les safe zones pour dormir à débloquer et quelques quêtes secondaires (parfois vraiment bien, comme la première de « Starchild » que j’ai trouvée intéressante).
Mais un autre souci de cette carte est que le jeu n’offre aucun système de voyage rapide. Alors oui, je peux comprendre l’idée, mais la pratique rend juste la chose frustrante, en fait, surtout quand le jeu demande de partir du nord total pour aller au sud total en nous donnant une voiture pour le trajet. Mais du coup, vu que dans la voiture, on est virtuellement impossible à tuer (de jour), pourquoi ne pas simplement permettre un voyage rapide, et à la limite le retirer dans les modes de difficulté plus élevés ? Parce que là, c’est juste long et chiant pour pas grand-chose, on va pas se le cacher, surtout quand, comme je l’ai dit plus haut, on est sur une carte à 60 % de plaines et 40 % de centre-ville que le GPS nous fait de toute façon complètement éviter avec la voiture !

Pour tout ce qui est histoire, on va dire que je n’ai pas d’avis particulier. Je l’ai trouvée fonctionnelle, mais j’ai tendance à toujours trouver que les histoires de zombies se ressemblent alors je n’ai pas vraiment d’opinion forte à ce sujet. Il y a juste un petit twist en fin de jeu qui n’est malheureusement plus ou moins que la poudre aux yeux, même si je dois avouer avoir eu mon petit frisson quand la musique m’a permis de le deviner en amont.

Petite transition pour parler de la musique, du coup, et je dois avouer que sur ce point je suis plus enjoué, Olivier Derivière ayant encore fait du très bon travail (il revient après avoir bossé sur le 2 et ça c’est cool) même si je dois avouer qu’il y a une légère surutilisation de la mélodie du thème principal du premier jeu, vous allez en bouffer à toutes les sauces.

Je repasse vite fait sur le gameplay pour évoquer quelques autres points : déjà, les nuits sont honnêtement plus réussies que dans le deuxième opus : elles sont bien plus sombres (quasiment obligé d’allumer la torche, où le second offrait des nuits très claires à l’origine, je crois qu’ils ont ajouté des paramètres depuis) et franchement terrifiantes. Les « volatiles » sont ici vraiment surboostés et j’avoue que je n’ai pas vraiment osé m’aventurer de nuit, là où dans le 2 ça ne me dérangeait pas plus que ça. Si l’horreur du jeu ne fonctionne pas des masses, tout ce qui a attrait à la nuit et aux volatiles est en revanche une franche réussite.
Ce qui n’est pas le cas, à mon sens, d’un certain aspect du système de combat, à savoir les armes à feu. J’étais assez partisan de l’intention de base du 2 qui était de n’avoir AUCUNE arme à feu dans le jeu, à la limite une arbalète selon nos choix et des arcs il me semble, mais aucun pistolet, fusil à pompe, etc. Je trouvais ça pété dans le premier, et ça ne change pas vraiment ici. Alors oui, le bruit des tirs attire les « zombies énervés », mais c’est un moindre mal quand ça permet de moissonner tout un groupe d’ennemis en 2 secondes. Les munitions se veulent rares en début de jeu, mais une fois quelques quêtes passées et un peu d’exploration faite, on développe son économie assez naturellement sans faire trop d’efforts. Je trouve ça dommage, d’autant que du coup, le système de corps-à-corps n’a pas vu de vraie évolution, ce qui fait que les combats contre les humains non-infectés sont assez chiants, je dirais. Ils évitent ou contrent 4 coups sur 5, il faut donc juste les parer et les contrer et ça rend la chose longue et pénible…

En ce qui concerne l’évolution de personnage, jeu plus court oblige, on est sur de la simplification là aussi : trois arbres « normaux » qui manquent un peu de cohérence, les développeurs ayant voulu les diviser en catégories mais elles ne fonctionnent en pratique pas vraiment (mais c’est vraiment un détail qui n’a aucune importance), et un dernier pour les compétences de « bêtes » qui se débloquent au fil de l’histoire et de notre abattage de chimères. Le mode bête est d’ailleurs un ajout intéressant, relativement bien implémenté narrativement parlant et satisfaisant à utiliser, surtout quand on ne le contrôle pas, ce qui rend la chose d’autant plus intéressante du point de vue planification et conséquences. Sachez que si vous faites un peu de contenu annexe, vous devriez pouvoir atteindre le niveau max (15) et débloquer toutes les compétences de tous les arbres (celui de la bête étant lié à l’histoire, vous n’aurez pas trop de choix de toute façon) à la fin du jeu.

Concernant la durée de vie, j’ai personnellement mis environ 35 heures pour en voir le bout, après avoir fait quasiment toutes les quêtes (je ne sais pas lesquelles il me manquait, ma carte était vide mais je n’ai pas eu le succès) et trouvé tous les collectibles, ce qui me semble être une durée de vie relativement correcte, surtout après le 2 qui était vraiment très long, pour le coup.

Pour conclure, je dirais que The Beast était à deux doigts d’être la meilleure entrée dans la licence, si sa carte avait été mieux conçue et tournée autour de la véritable force de Dying Light, à savoir évidemment son système de déplacement. J’y ai tout de même passé un bon moment parce que j’ai mesuré mes attentes, mais après tout le jeu n’avait pas vocation à être un chef-d’œuvre non plus, juste un gros DLC ayant pris plus d’ampleur.
06/10

Relict King
Relict King
Rédacteur colombien passionné de RPG. Atteint d’Alzheimer précoce, chaque partie est une première fois. J’analyse mondes, mécaniques et émotions… même si j’oublie parfois l’inventaire.

3 Commentaires

S’abonner
Notifier de
guest
3 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments
L'archiviste

Merci Relict King pour ce retour !

Zemymy

Merci Relict King pour ton retour sur ce jeu. Toujours bien écrit et intéressant.

Dafalgan

Test sympathique comme tout. Un peu court peut être , j’aurais aimé plus de détails sur la durée de vie, plus de détails sur les compétences , sur les combats, sur les cycle jour/nuit… Mais c’est un beau regard.

Articles récents

TESTS ALEATOIRES

Flintlock : The Siege of Dawn – Aperçu

Bon, parfois, on n’a pas grand-chose à dire. Alors parfois, on ne dit pas grand-chose. Je n’attendais pas spécialement Flintlock : The Siege of...

Bound by Flame

Bound By Flame le mal aimé, Bound By Flame le mis de coté, Bound By Flame, presque un paria à sa sortie en 2014....

Ultima Online – Avis

Ultima Online a été beaucoup critiqué, et avait certains problèmes à ses débuts. Mais les gens ont oublié qu’il s’agissait du premier grand jeu...
Fiche technique de Dying Light : The BeastStudio : Techland.Genre : RPG d’action, monde ouvert, survival horror.Langues disponibles : Français, anglais, et autres.Plateformes : Xbox Series X|S, PlayStation 5, PC (Steam, Epic Games Store).Démo disponible : Non.Date de sortie : 19 septembre 2025. Dying Light: The Beast a commencé son développement...Dying Light : The Beast
3
0
Envie de laisser un commentaire ? x