J’ai connu Doom et les « Doom-like ». En réalité j’ai même connu les « Duke Nukem-like » ou plus anciens, les « Wolfeinstein -like ». Puis sont arrivés les « Quake-like », les « Civilisations-like » … ou encore, et c’est là que je veux en venir, les « X-com-like » … Je pense qu’aujourd’hui c’est le temps des « Baldur’s gate_like » en bien, ou en mal, l’avenir nous le dira. Je n’ai pas spécialement été conquis par Solasta : Crown of the Magister premier du nom. Ma critique première était une rigidité de l’ensemble qui m’a fait décrocher.
Pourtant, dans mon top 10 personnel, se trouve Arcanum : Engrenages & Sortilèges, Planescape : Torment ou encore Mutant Year Zero : Road to Eden. Niveau rigidité, on n’est pas trop mal. Mais Solasta : Crown of the Magister ne m’a pas séduit sans d’autres raisons que son côté un peu trop « archaïque ou brut de décoffrage» qui fait qu’il me manquait quelque chose. Mais rendons à César ce qui est à César : bravo à ce jeu d’avoir été une très belle surprise, quand il est arrivé ! Mais moi, je suis passé à côté.


Pourquoi alors, si ce n’est de la curiosité, ai-je bien pu tester cette démo de ce Solasta II ? Déjà, parce que Baldur’s Gate III. Qui est aussi dans mon top 10 personnel. Bien que non exempt de défauts à mes yeux, comme une trop grande facilité passé le milieu de l’acte 2, un niveau max trop rapidement atteint ou encore un scénario pas assez épique. J’ai passé beaucoup de temps dessus et mon prochain run druide est en attente du prochain patch.
Quand j’ai lancé la démo de Solasta II, je vais être peut-être un peu profane mais c’est du vrai « Baldur’s Gate III_like », hélas loin d’être au niveau de son modèle. Visuellement, c’est une claque. Tout au long de cette courte, mais néanmoins sacrément efficace démo, c’est un plaisir visuel. Elle tourne parfaitement et aucun bug n’est à déplorer. Par contre, ce sera tout en anglais.


Au niveau sonore, c’est du classique qui fait son taf. Mention spéciale à la dimension sonore des dialogues ou nos quatre protagonistes imposés dans ce contexte de démo discutent quasiment tout le temps quand nous avons la direction des persos. Quand on passe près d’un pont, l’un va dire « Oh, un gros poisson étrange passe sous l’eau », à un autre endroit, l’un va râler car il faut ramper… C’est
immersif.
Au niveau écriture, nous sommes dans un prétexte à mettre l’eau à la bouche. On se croitrait dans le début des Chroniques de Dragonlance, lorsque les amis se trouvent dans une taverne pour retrouver l’un des leurs. Ici c’est pareil, nos quatre héros retrouvent une amie appelée Ellie qui, du haut de son rocher flottant, nous embarquera dans une quête dont je ne dévoilerai rien. Un rapide tour du village nous donnera l’occasion d’apprendre comment le monde fonctionne, comme dans un tutoriel mal fichu cependant. Les déplacements sont faits d’une façon originale : on a le choix ou de se déplacer en « mouse clic » ou en mode ZQSD. Et d’autres nouveautés : celles de pouvoir grimper sur une plateforme, de nager ou sauter par-dessus un fossé, de ramper dans une hutte ou de déblayer un passage.


Intéressant mais dispensable; car cela n’apporte que peu je trouve. En termes d’immersion, le village de départ bien que peuplé, semble vide de vie, on est loin de l’acte 3 de Baldur’s gate III, les PNJ parlent peu, hormis ceux qui ont une interaction avec nous.
Enfin les combats arrivent. Nous sommes en présence d’un jeu au tour par tour avec système d’initiative, système que je n’ai pas bien saisi au passage. Nous avons du classique en termes d’attaque, de sorts, avec jet de dés sur chaque action. Si le système de combat fonctionne bien, je le trouve cependant un peu mou et surtout manquant de lisibilité surtout pour les attaques à distance. Le jeu ne nous explique pas vraiment les « zones », celles où « OK, là, tu touches », « là, tu es à côté »… Par exemple, si mon mage peut tirer une boule de feu sur un crabe au loin, rien ne m’indique si j’ai une chance de toucher ou pas. En clair, tu tires et tu pries.
En conclusion, il est bon de savoir que cette démo nous avertit que le jeu ne va entrer en phase ALPHA qu’en fin d’année 2025. Autant dire que le jeu n’est pas près de sortir ! Et j’ai envie de dire : tant mieux ! Car si la démo fonctionne vraiment bien, je l’ai trouvé fade. Imaginez que l’on vous amène un superbe plat de pâtes fraiches, saumon et sauce chorizo parmesan. Miam, me direz-vous. Et puis imaginez maintenant que vous goutiez et que les pâtes ne soient pas al dente, que ce n’est pas du saumon en garniture mais de la truite saumonée, qu’il n’y a pas de chorizo dans la sauce et que le parmesan c’est de l’edam… Voilà, c’est cela pour moi, Solasta II.
Sur ce, je retourne manger ma fideua (le meilleur plat de pâtes à ce jour pour moi , n’en déplaise à nos amis Italiens) à la sauce Baldur’s gate !


Merci Dafalgan pour le test de cette démo de Solasta que j’ai pris plaisir à relire et corriger avant que l’Archiviste ne s’en emparre pour sa publication.
Oups pardon madame ! Oui merci pour l’aperçu Dafalgan.
Merci à vous deux pour votre confiance 🙂
Ta métaphore culinaire dit tout : un plat prometteur mais dont les saveurs ne correspondent pas tout à fait à ce qu’on attendait. Ca résume finalement bien cette démo. Techniquement et visuellement, tout semble au point mais l’immersion et la richesse du monde restent fades. Et ça, ça peut frustrer. Ce qui est marrant, c’est de constater que des jeux qui sont issus de la même veine peuvent générer des ressentis très différents.