De plus, l’équipe de développement a ajouté des limites aux mouvements de la caméra dans des bords spécifiques du niveau et à des distances précises. Cependant, une fois qu’ils ont commencé à jouer au jeu, ils ont immédiatement été frustrés par les murs des missions intérieures qui cachent les éléments de jeu. Les développeurs ont donc mis au point un système permettant aux concepteurs d’identifier les différents murs à cacher et à montrer lorsque la caméra se déplace.
NEWS – Rustler : Campagne réussie
La campagne de Rustler (Grand Theft Horse) s’est terminée le 29 février et c’est une réussite. C’est 38 117 CA$ qui ont été récoltés alors que les développeurs de Games operator en souhaitaient 25 000. Un jeu prévu pour octobre 2020 et si vous êtes passés à côté de cet action-RPG médiéval comique, vous pouvez toujours vous reporter à notre présentation de début d’année.
NEWS – Stoneshard : Trollslayer se prépare fin mars
Ils ont ainsi rajouté deux nouveaux animaux et de la flore, un nouveau donjon de type catacombes que vous pouvez rencontrer dans le monde entier, deux nouveaux arbres de compétences titrés « Athlétisme » et « Maîtrise du combat », et des dialogues étendus pour les PNJ clés comme par exemple, les commerçants. Vous pourrez en apprendre davantage sur certains personnages, connaître leurs opinions sur différents sujets et, peut-être, obtenir quelques pistes sur divers lieux et quêtes.
Nightdive Studios nous parle de leur remake de System Shock
Plusieurs années après son annonce et sa campagne Kickstarter, le remake de System Shock de Nightdive Studios semble presque prêt à atterrir sur nos stores en ligne. Et au vu de l’état du System Shock 3 d’Otherside Entertainement, le titre représente la dernière chance pour la licence de briller avant une période potentiellement longue.
Le 20 Février dernier, Escapist Magazine a pu recueillir des propos de membres de Nightdive Studios concernant la genèse et le développement du titre, les épreuves auxquelles ils ont dû faire face et la lumière au bout du tunnel. Nous vous en proposons ici une traduction.
Notez que l’interview originale est bien sûr toujours disponible par ici.
Nightdive Studios souhaite livrer le remake de System Shock que tout le monde attend
« Je dis ça tout le temps : en jeu-vidéo, le plus long voyage commence toujours par les mots « hé, tu sais ce qui serait cool? » »
Ce proverbe appliqué à Larry Kuperman, directeur développement chez Nightdive Studios, est une bonne façon de résumer les mésaventures de System Shock.
Lorsqu’il s’est lancé en 2016 sur Kickstarter, le titre se voulait être un remake fidèle au classique culte de 1994 qui mettait en scène le joueur en lutte contre l’IA renégate Shodan. Quand Nightdive a commencé le projet, c’est exactement ce qu’ils avaient en tête. Et aujourd’hui, c’est toujours ce qu’ils essaient de faire.
Cependant, pendant un moment entre ces deux dates, Nightdive Studios a perdu de vue son objectif. Il est clair que les développeurs n’avaient que de bonnes intentions, mais les 1,3 millions de dollars levés par leur campagne… leur sont un peu monté à la tête.
« Avec le succès massif que nous avons eu sur Kickstarter, nous avions l’opportunité d’aller plus loin » déclare Stephan Kick, PDG de Nightdive. « C’est ce qui a mené à ce détachement du style initial que nous avions mis au point et présenté lors de la campagne Kickstarter. »
Plus d’argent signifiait que Nightdive pouvait faire plus du projet. Alors les développeurs ont saisi l’opportunité d’améliorer le jeu sous certains aspects, de le moderniser, et d’essayer de remettre l’ambiance System Shock au goût du jour sans les limitations techniques du game design des années 90.
« Vous êtes influencé par le dernier bon jeu auquel vous avez joué et qui avait cette mécanique intéressante : ne serait-il pas intéressant de l’inclure dans le jeu que vous créez ? » a expliqué Kuperman.
Les personnes ayant financé le jeu ne voyaient pas les choses de la même façon. Ils n’avaient pas soutenu la campagne Kickstarter parce qu’ils voulaient un nouveau jeu avec de nouvelles mécaniques, ou de nouveaux… quoi que ce soit, en fait. Ce qu’ils voulaient, c’était System Shock. Ils voulaient l’immersive-sim de 1994 recréé fidèlement, avec des contrôles et des graphismes contemporains.
« Vous commencez à ajouter un truc, et puis ça en inspire une autre, et très vite vous vous retrouvez très éloigné de votre vision originale », a expliqué Kuperman.
Chaque nouveau niveau, chaque nouvelle arme, chaque changement dans les puzzles : pour les personnes qui ont soutenu la campagne, c’était une preuve de plus que le jeu sur lequel travaillait Nightdive n’était pas le jeu qui leur avait été promis, mais quelque chose de totalement autre. Finalement, Kick est arrivé à la même conclusion et a mis le projet en pause en Février 2018.
Beaucoup ont pensé que ce hiatus signifiait la fin du projet : un autre exemple d’échec de Kickstarter avec les organisateurs qui s’enfuient avec l’argent et laissent les gens sans rien. Heureusement, leur hiatus ne s’est révélé être que ça : un hiatus, et Nightdive est revenu avec une nouvelle approche.
« Ça nous a pris un peu de temps pour nous remettre dans le droit chemin et réaliser que ce n’était pas ce que nous avions prévu à l’origine, que ce n’était pas ce que nous avions promis aux gens » a expliqué Kick. « C’est ce qui nous a forcés à ré-évaluer les choses : où nous en étions, ce que nous faisions, de remettre les choses en place et de revenir à la vision d’origine. »
Cette vision était celle de rester fidèle au design du jeu original de 1994 le plus possible.
« L’histoire, le gameplay, les puzzles : tout ça était très bien. C’était parfait », a déclaré le producteur Mike Arkin. « Il n’y a aucune raison que nous changions ça. »
Il est facile d’être sceptique quand une entreprise jure qu’ils vont livrer exactement ce que les gens attendent. Mais il est intéressant de mentionner que Nightdive Studios est un cas assez spécial, car le studio n’existerait pas sans l’amour de leurs créateurs pour la licence System Shock.
Tout a commencé lorsque Kick, juste après avoir quitté son poste chez Sony Online Entertainement, a pris des vacances dans un hôtel dans la jungle au Guatemala. Il avait emmené avec lui un netbook peu puissant, espérant jouer à quelques jeux classiques. Une nuit, il a décidé de relancer System Shock 2.
Le jeu ne voulait pas s’installer, et aucun patch non-officiel n’arrivait à changer ça. Il n’y avait même pas de plateforme sur laquelle il était possible de se procurer légalement le jeu.
« Quand j’ai été acheter le jeu sur GoG, où je pensais qu’il était disponible, je n’arrivais pas à le trouver », a expliqué Kick. « Il n’était pas en vente, mais c’était le jeu qui leur était le plus demandé. »
C’est à ce moment-là que Kick a réalisé qu’il y avait un problème bien plus important que les problèmes de pilote ou d’incompatibilité : il était face à une situation qui était depuis longtemps le fléau des rétro-gamers : les problèmes de droits.
Les créateurs de System Shock, Looking Glass Studios, avait fermé en 200, et les droits des licences de l’entreprise ont fini par être éparpillés. Les droits de Thief étaient sans doute les plus facile à trouver, car ils avaient été acquis par Eidos, puis Square Enix. Mais les droits de System Shock étaient moins simples à suivre à la trace : EA avait signé pour le nom System Shock en 2006, mais les droits de la véritable licence éponyme n’étaient même pas détenus par une entreprise.
« J’ai découvert qu’ils avaient été rachetés par une compagnie d’assurances dans le Midwest après que Looking Glass a disparu », a expliqué Kick.
N’ayant peur de rien, Kick les a contactés pour savoir ce qu’il se passait.
« Ils ont immédiatement pensé que je voulais faire une suite », a déclaré Kick. « Ils voulaient savoir si j’allais faire System Shock 3. »
Et bien évidemment, ce n’était pas ce que voulait faire Kick. Il vivait de ses économies dans la jungle Guatémaltèque et voulait pouvoir jouer aux anciens System Shock. Il a alors suggéré de sortir les jeux en version digitale, ce qui ne leur était apparemment jamais venu à l’idée. Et il s’est avéré qu’il avait fait cette proposition juste à temps.
« Ils étaient sur le point d’acquérir la marque déposée qu’Electronic Arts était sur le point de perdre, et pour garder cette marque déposée ils devaient commercialiser des produits » a expliqué Kick.
Alors la longue quête de Kick pour enfin pouvoir jouer à son jeu s’est terminée avec lui et sa future femme créant Nightdive Studios, appelé ainsi parce qu’ils aimaient tous deux prendre des bains de minuit (Nightdive, littéralement « plongée de nuit », NdT).
« Ça me semblait approprié », a expliqué Kick, « de garder l’idée de plonger dans un endroit profond et énigmatique, mystérieux, enveloppé de ténèbres, et de tenter de trouver quelque chose de valeur tout au fond ».
La recherche de trésors enterrés est plus ou moins le but de Nightdive Studios. Ils se spécialisent dans les jeux et les franchises laissées à l’abandon par leurs créateurs originaux. Le terme d' »Abandonware » est souvent employé, même si Kuperman a rapidement réagi à l’évocation de ce terme.
« Mon avocat dirait que l’abandonware n’existe pas », déclare-t-il. « Il y a pas mal de paragraphes de termes légal, mais nous préférons dire « classiques perdus et oubliés ». »
Les classiques sur lesquels ils ont mis leurs mains vont beaucoup plus loin que System Shock 2 : des jeux de tir Turok et Blood aux jeux d’aventure absurdes comme Bad Mojo ou Starship Titanic. Leur stratégie est claire : penser à tous les jeux que les gens ont apprécié en étant enfant, et ressortir ceux dont ils ont obtenu les droits.
Mais les ressorties n’impliquent pas seulement de patcher les jeux et de les envoyer sur Steam. Beaucoup de jeux sont reconstruits depuis le début en utilisant le moteur Kex Engine, conçu pour utiliser les assets des vieux jeux tout en ajoutant des fonctionnalités modernes comme des graphismes haute-résolution, un support cross-plateforme et une compatibilité avec des systèmes modernes.
Ils ont même réussi à réaliser un portage « enhanced edition » du System Shock original sur Kex : la version est complète, avec ses sprites basse-résolution et son son de basse qualité. Il ne s’agit pas exactement d’un jeu qui serait joué par n’importe quel joueur. C’est ce manque de panache qui a originellement poussé Nightdive à réaliser ce remake. Même à l’époque de la sortie du jeu, le titre n’était pas un blockbuster, perdant face au titre sous stéroïdes Doom.
« Malheureusement, le jeu est largement passé inaperçu » a déclaré Kick, « il a introduit beaucoup de systèmes dans le genre du jeu à la première personne qui ne l’avaient jamais été auparavant. Sans doute jusqu’à ce que, disons Half-Life ne change de nouveau la donne avec une narration très présente malgré un jeu porté sur le gameplay et les énigmes. Même aujourd’hui, et malgré l' »enhanced edition » que nous avons mis au point, le jeu a toujours l’air daté. Il ne parlera toujours pas à tout le monde ».
Le but de ce remake, explique Kick, c’est de montrer à une audience moderne ce qui a rendu le jeu aussi bon. Et en voyant leur direction actuelle, la seule chose qu’ils auront à faire pour cela est de mettre à jour graphismes et contrôles.
« C’est en grande partie le même jeu » déclare Arkin. « Nous avons des gars dans l’équipe qui ont joué au System Shock original les yeux fermés, et maintenant ils connaissent le moindre puzzle, le moindre centimètre carré de l’histoire, ce qui nous aide beaucoup à avancer dans la bonne direction. »
Il n’y a pas de date de sortie officielle pour le remake annoncée à ce jour, mais les choses ont l’air d’avancer suffisamment pour sortir cette année. Une démo est même disponible pour ceux ayant soutenu la campagne Kickstarter, et présente le premier niveau dans son entièreté.
« En ce moment, nous sommes entièrement consacrée à la production, et nous mettons en place les derniers contenus du jeu. Il n’y a plus beaucoup de véritables gros morceaux » a expliqué Arkin. « Nous avons juste quelques ennemis à ajouter, quelques animations à finaliser, nous ne faisons que terminer d’assembler les dernières parties du jeu. Nous avons un plan. Touot est prévu et bientôt prêt à partir. »
La grande question, bien sûr, est de savoir si le jeu parviendra a être à la hauteur et de contenter 4 ans de hype et d’attentes. Avec 14000 personnes ayant joué à la démo, et plus de 200000 personnes ayant ajouté le titre à leur liste de souhait sur Steam, il y a beaucoup de gens à contenter.
Kuperman ajoute : « Quand nous avons vu ces chiffres, nous sommes passés de l’exultation à la déprime très rapidement. On s’est dit « nom d’une pipe, beaucoup de gens vont jouer à notre jeu, et les retours ont été très positifs, mais tout d’un coup, on réalise l’ampleur du titre et le niveau d’attentes le concernant. »
L’interview est toujours disponible en suivant ce lien.
NEWS – We Are The Caretakers : Bêta gratuite bientôt
We Are The Caretakers est un jeu hybride RPG/RTS afrofuturiste avec gestion d’équipe SF en temps réel, inspiré de Xcom, de Darkest Dungeon et bien d’autres. Vous devrez recruter, former et organiser une équipe de protecteurs pour défendre votre environnement après la chute mystérieuse de l’énorme barrière énergétique qui vous sépare d’un monde plus vaste. Développé et édité par Heart Shaped Games LLC, le jeu devrait sortir sur Steam en 2020, et dans un post d’aujourd’hui, le studio nous averti qu’il va lancer une bêta fermée gratuite à laquelle vous pourrez participer si vous vous inscrivez sur leur Discord après avoir placé le jeu dans votre liste de souhaits Steam.
VIDEO – Pathfinder : Wrath of the Righteous : Combat stratégique
GameSpot Gameplay nous propose une vidéo de combat stratégique de 7 minutes sur Pathfinder: Wrath of the Righteous, le cRPG dont la campagne Kickstarter réussie est toujours en cours. Cette vidéo est issue de la Pax East 2020, lieu où les développeurs Owlcat Games étaient présents. Dans cette vidéo de gameplay, le groupe prend part à une bataille épique où il doit défendre un campement contre des envahisseurs.
Vampire’s Fall Origins
Elu meilleur jeu 2018 pour Androïd par Reddit, Vampire’s Fall Origins a été porté sur Steam le 21 janvier 2020. Voyant l’engouement des joueurs pour la version portable, et la description des trois développeurs de Early Morning Studio qui vantaient le côté oldschool de leur RPG sur lequel ils travaillaient depuis trois ans, je me suis dit que ce jeu ne devrait pas être mis de côté sur Steam. Avec l’annonce d’une version PC avec des textures et des sons de qualité supérieure, de meilleurs visuels, des commandes adaptées au PC, une prise en charge complète du gamepad, des succès Steam et un équilibrage ajusté, ce jeu devait valoir le coût !? C’est ce que nous allons voir maintenant.
Ils n’ont pas tort ces développeurs : tout en 2D, peint à la main, avec une vue isométrique durant la phase d’exploration sur la carte générale, on se croirait dans un RPG oldschool comme Baldur’s Gate ou encore Inquisitor. Même si la finition graphique reste bien plus grossière, c’est tout à fait honorable et plaisant à regarder. L’atmosphère est bien rendue et un soin particulier a été apporté à l’animation de votre personnage, même si ce dernier n’évolue pas au niveau habillage au gré de ses changement de tenues ou équipements, mais uniquement dans les phases de combats. Quelques animations, telles que des flammes, feuilles qui tombent, eau qui bouge, fumée, lumière… sont présentes, mais pas grand chose dans l’immense carte que vous allez traverser.
N’oublions pas que nous avons à faire avec un portage de téléphone et malheureusement, il est très paresseux : une interface austère, des options minimalistes, une résolution unique pas très élevée, pas de zoom, ni dézoom sur la carte générale, pas de reconfiguration des touches possibles -vous pouvez d’ailleurs le jouer entièrement à la souris, un seul clic suffit pour tout faire-, une sauvegarde automatique, et quatre slots possibles pour 4 personnages. Non vraiment, c’est pas la joie ! Ce jeu pourra être joué sur une vieille bécane qui n’a pas de processeur graphique puissant. Les deux grandes cartes comprennent bien des temps de chargement, mais ils sont ridiculement petits et ressemblent à des freezes lors de vos déplacements.
En début de partie, on vous proposera de choisir le sexe de votre avatar, la coupe et la couleur de ses cheveux, celle de ses yeux, mais pas de classe de personnage. Vous commencerez comme simple garde de village, et on vous demandera de remplir quelques tâches, principalement pour découvrir le fonctionnement du jeu et de ses possibilités. Puis viendra le moment où une grande armée de morts-vivants conduite par le maître-sorcier, massacrera votre hameau, vous laissant unique survivant. Dans un piteux état, mais vivant. Enfin presque, car à partir de là, votre transformation en vampire commencera. Ce sera alors un long périple à travers un monde assez vaste pour éliminer cet adversaire.
Sur cette gigantesque carte, vous trouverez des villes qui vous fourniront un repaire dans lequel vous pourrez accumuler vos trouvailles. Personnellement, il ne m’a servi à rien, l’inventaire étant suffisamment grand pour transporter tout ce dont j’avais besoin, mais l’initiative est bonne à souligner. Les PNJ nombreux mais immobiles vous fourniront soit des quêtes fedex, soit vous lanceront une petite phrase sans intérêt. Les forgerons commerceront avec vous et pourront vous vendre des objets uniques ou légendaires a des prix faramineux et vous permettront d’utiliser leurs enclumes pour upgrader votre matériel grâce aux pierres de sang. Mais attention, il y a un pourcentage de réussite qui diminuera au fur et à mesure que votre équipement aura été modifié. Enfin, les alchimistes pourront vous proposer des potions et une diseuse de bonne aventure pourra réinitialiser vos points de compétences.
L’artisanat est aussi possible, uniquement dans les villes, mais se résume à créer des potions ou à créer des pierres de sang, selon un temps donné. Et plus le temps est important, plus les potions seront puissantes. Cette interface est très rudimentaire mais efficace, permettant la fabrication simultanée de 3 potions ou pierres.
Commerce et inventaire
D’ores et déjà, on peut dire que vous aurez affaire à 100% de quêtes fedex. Pourtant, il y a un système de dialogues avec plus de 50 000 mots. Mais pas de réponses multiples avec différentes possibilités. Et si c’est le cas, cela se résume à tuer ou à ne pas tuer. Les missions seront indiquées par un cercle plus ou moins grand sur la carte, à l’endroit où vous devrez vous rendre pour la résoudre, d’autres ne seront pas indiquées. Il est dommage que nous ne puissions pas mettre d’annotation sur la carte, car ce serait parfois utile. Si on regrette la simplicité des missions, on appréciera leur multitude qui donne du volume au jeu, car on ne reste jamais sans rien faire. Elles n’offrent cependant pas d’embranchements scénaristiques, et vous avancerez de manière très linéaire, même si la carte du monde est ouverte, vous permettant d’aller où vous le souhaitez. Cet univers est riche, et vous y trouverez toujours des lieux qui amèneront des combats, des coffres d’argent, des événements multiples. Mais tout sera très basique et consistera à se déplacer d’un point A à un point B pour résoudre un problème directement en blablatant, ou en combattant.
On ne rentre pas dans les demeures, ni dans les grottes, ce qui fait que le monde visible sur la première carte est le seul que l’on peut arpenter et même s’il est assez grand, une douzaine d’heures seulement sera nécessaire pour en voir le bout et pour faire face au maître sorcier. Après la mort de celui-ci, même si une vidéo de conclusion vous sera proposée, ce n’est absolument pas la fin. Vous devrez découvrir qui vous a transformé et vous pourrez aborder une seconde carte, tout aussi grande avec un environnement enneigé, sur laquelle vous serez confronté à votre géniteur. Là encore il ne m’a fallu que 5 heures pour en voir le bout, mais vu la multitude de quêtes que je n’ai pas faites, le jeu pourra vous prendre une trentaine d’heures sans problème. Enfin, à la fin du second boss, on vous proposera de recommencer le jeu a un niveau de difficulté supérieure tout en gardant ce que vous avez acquis. Et comme vous avez 5 niveaux, vous pourrez refaire le jeu 5 fois de suite. Une centaine d’heures de jeu en perspective. Une bonne initiative même si, après la réussite du jeu une première fois, vous n’aurez pas forcément envie de recommencer. Car vous aurez passé votre temps à courir et combattre. Il aurait été si malin de créer des embranchements scénaristiques et de ramifier le jeu avec différentes possibilités ! Cela aurait donné quelque chose de bien plus roleplay et intéressant.
Combats
On se ballade donc sur la carte, et on fait des rencontres aléatoires d’ennemis assez espacées, sauf si on boit une « potion de rencontre ». Ne vous inquiétez pas, on n’est pas non plus dans un Final Fantasy avec des combats tous les 5 secondes. L’ennemi est aléatoire mais dépend de la zone dans laquelle vous êtes. C’est alors une rencontre en vue de profil en mode duel. Votre personnage est à gauche, votre adversaire à droite. Vous choisirez alors une action à faire selon votre arme ou userez d’un peu de concentration pour frapper avec vos deux équipements en main. Après votre action, c’est au tour de l’ennemi de faire de même. Tous les trois ou quatre tours, vous avez un tour « combo »: il est alors possible d’utiliser vos compétences, voire plusieurs, selon votre quantité de concentration, sachant que cette dernière est limitée, mais augmente à chaque tour. Ainsi, vous pourrez faire un tour d’attaques spécifiques, tout en sachant que de son côté, l’ennemi n’a pas de tour combo, mais certains sont assez puissants pour vous éliminer en très peu de temps.
Si vous devez combattre plusieurs ennemis, ce sera les uns après les autres. Il s’agit alors de gérer votre concentration sur la durée pour tenir jusqu’à la fin. Il est dommage que l’on ne puisse pas utiliser ses capacités de vampire durant les tours où on n’a pas de combo, sachant que l’on dépense de la concentration pour elles, mais cette dernière remonte au maximum à la fin du combat.
Un système simple, mais efficace, même si on regrette de ne pas voir les ennemis sur la carte, car on peut très bien se retrouver face à un adversaire bien trop costaud qu’il est impossible d’éviter. Du coup, les premiers combats peuvent être difficiles si vous quittez les jalons invisibles de la quête principale et décider de partir à l’aventure dans ce monde ouvert, les ennemis étant toujours bien supérieurs à vous niveau point de vie, mais par la suite avec les bonnes compétences, cela deviendra un jeu d’enfant, sauf devant quelques boss spécifiques.
Si vous mourrez, ce n’est pas le game over, mais vous vous retrouverez dans le dernier village que vous avez traversé contre quelques pièces. Normal pour un vampire j’ai envie de vous dire ! Si vous gagnez, vous récupérerez de l’expérience, des pièces d’or et parfois du loot.
Compétences et lieux à visiter
Lorsque vous montez de niveau, vous avez droit à 4 points à répartir dans vos compétences et 1 point dans vos capacités de vampire. Et malheureusement, le nombre de compétences n’est pas assez élevé et on se retrouve d’un personnage à l’autre à avoir le même profil. Les capacités de vampire se résument en 2 catégories de 4, chacune avec 10 niveaux. Autrement dit, au niveau 80, vous aurez acquis toutes les capacités. Sachez que j’ai fini le jeu une première fois au niveau 60.
Notez aussi que le jeu est déséquilibré et il vous suffira de posséder la capacité « Morsure » au niveau maximum pour que le jeu devienne très facile, si vous avez boosté votre concentration. Cette capacité permet d’attraper votre adversaire sans qu’il ne puisse résister, de lui faire des dégâts et de récupérer des points de vie. Vous passerez donc une majeure partie de votre temps à utiliser cette technique en laissant tomber les autres. Dans les compétences, il y a bien des bonus sur les types d’armes, mais comme vous allez en changer souvent du fait de leur capacité magique, il vaut mieux investir dans la récupération de concentration… Dommage donc que les compétences ne soient pas plus riches et plus variées !
La partie payante en vrais euros qui existait sur téléphone, se retrouve payante en monnaie du jeu et permet de débloquer des options comme des capacités spéciales de vampire (il y en a 6, mais on peut aussi les débloquer grâce à certaines quêtes), des coiffures supplémentaires ou encore des ailes particulières pour donner des avantages comme trouver des coffres plus facilement, avoir des bonus de jeu, s’enfuir dans les combats sans risque de mourir, ou ne pas avoir de rencontre aléatoire. On peut très bien s’en passer car sinon, cela diminue grandement la difficulté du jeu.
Quêtes et loot après avoir tuer un ennemi
On retrouve dans les paramètres du personnages beaucoup d’informations, et il est dommage que l’on ne nous explique pas plus clairement les choses. Par exemple, il y a une gestion du poids, mais on ne comprend pas le bonus ou malus d’esquive qui en découle, l’interface de l’inventaire est inadaptée sur un PC. Jeter une potion est impossible sauf si vous en avez trop. La seule solution est alors de la boire. L’inventaire de votre personnage est complet avec des armes de différents types de dégâts qui seront plus ou moins efficaces contre un ennemi. Vous pourrez équiper une cape, une armure, deux anneaux, un collier, un casque, des jambières, des bottes des gants, et deux armes ou une arme et un bouclier. Le jeu est riche en équipement et vous trouverez des objets normaux, magiques, rares, légendaires et uniques. Il est dommage d’ailleurs de ne pas en récupérer plus à la fin des combats, et d’en trouver une collection complète chez le forgeron à des prix faramineux. Ces équipements auront un effet très important sur les caractéristiques de votre personnage grâce à de très gros bonus.
Et si on parlait de cet avantage d’être un vampire à demi-développé dans le jeu !?.. Oui, on a des pouvoirs de vampire, mais le jeu ne gère pas la nuit et le jour qui pourraient avoir un impact sur notre personnage. Vous souhaitez voler dans une autre partie de la région, c’est impossible : vous devez boire une fiole de téléportation. Votre personnage pourrait hypnotiser des PNJ pour les manipuler et donc enrichir le scénario permettant enfin de faire des embranchements scénaristiques. Mais ce n’est pas intégré dans le jeu. Comme je l’ai dit depuis le début, la jouabilité et les possibilités sont basiques. En fin de compte, adaptées pour un portable, inadaptées pour un PC.
Traduction olé-olé et new game plus
On finit par la musique qui est tout à fait correcte, mais les bruitages se montrent un peu trop simplistes, surtout sur la longueur. De plus, il n’y a pas de voix pour les personnages ou votre héros. Le jeu est traduit en français à la sauce « google traduction », donc si cela reste compréhensible, c’est bourré d’erreurs de syntaxe et de fautes. Il restera même quelques textes en anglais. On se posera d’ailleurs la question de ce que sont les mots « récupérer » et « débloquer » dans le menu. Enfin, pas de PVP pour le moment, même si l’option pourrait arriver bientôt.
Vampire’s Fall Origins est bien un RPG oldschool, mais un RPG du pauvre, issu du monde des portables, qui n’arrive pas à s’épanouir sur PC, support qui se montre bien plus exigeant. Il est malheureusement lésé par un portage minimaliste et des quêtes fedex, alors qu’il a un fort potentiel au niveau de la richesse de ses loots, de son système de combat, et de son monde ouvert. Il offre 2 grandes cartes bourrées de missions, une grosse durée de vie et un new game plus, mais la lassitude risque de vous gagner, tellement le système reste basique. Dommage !
+ Monde ouvert vaste et riche de détails.
+ Très bonne durée de vie d’exploration.
+ Du new game plus.
+ Jouer un vampire … miam !
+ RPG qui fait le job…

– ….mais simpliste dans ses mécanismes.
– Traduction « à la truelle ».
– Portage paresseux.
– Combats répétitifs qui pourront être lassants sur la durée.
– On marche… on marche… et on fait des allers/retours en marchant.
– Inventaire du personnage peu pratique.
– RPG basique.
SORTIE – Kingdom Under Fire : the Crusaders : Next
16 ans ! Il aura fallu 16 ans pour que Kingdom Under Fire : the Crusaders sorte sur PC. Sorti sur Xbox en octobre 2004, le voici sur Steam en 2020. Alors forcément, visuellement ça pique les yeux et on aura du mal à accepter cette version qui se dit être HD, même si les voix sont en français comme les textes. Ce jeu de stratégie temps réel/beat’m all fantasy se targue de la composante hack’n slash/RPG. On vous laisse vous faire votre propre opinion, mais c’est la seule news que nous ferons sur ce jeu, dont le second est devenu un mmorpg. 16 ans et 20 euros en plus ! De qui se moque t’on ?
AILLEURS – Infos du 29 février 2020
– VIDEO : Preview : j’ai pu voir du gameplay de Baldur’s Gate III et c’était ouf !
– VIDEO : 30 Infos et du Gameplay de Baldur’s Gate III
– VIDEO : Iris and the Giant avec RoPeTTe !
– VIDEO : Kingdom Under Fire: The Crusaders (sans commentaire, VO)
– VIDEO : Voyage En Enfer : Monster Train
– VIDEO : Fort Triumph, je gère mon château et mon groupe de héros !
– VIDEO : Stoneshard, Présentation et Avis
– VIDEO : Corepunk : MMORPG et Hack&Slash ? Analyse du trailer
– TEST (?) : Darksburg Accès Anticipé
PATCH – Legends of Ellaria : Nouvelles de février 2020
Elle apporte le mode de jeu World domination qui comprend une nouvelle gestion du royaume et de la ville, plusieurs factions de voyous, et les gobelins. Dans les nouveautés encore, il y a le système de combat, des endroits à explorer, l’économie et des bâtiments inédits, des graphismes et des personnages flambant neufs.
Après essai de cette nouvelle version, on est passé d’une version legacy à une version world domination, le côté RPG est passé au second plan et on est plus face à un jeu de gestion/stratégie avec résolution des combats en temps réel. En quelque sorte, on se rapproche plus d’un Mount and blade avec déplacement sur une carte générale découpée en hexagone. En effet, vous gérerez des troupes mais aussi votre inventaire et ferez évoluer votre ville.
On était plus fan de la version précédente, mais comme tous les goûts sont dans la nature, on vous laisse tester. A noter qu’il est possible dans les propriétés du jeu, de jouer à la version précédente. Et pourquoi les développeurs ne proposent-ils pas les deux versions après tout ?
Chers joueurs, Après un an de travail acharné, nous sommes heureux de publier la nouvelle mise à jour du World Domination. Cette dernière contient la dernière pièce de la mécanique du jeu et transforme la version précédente en un nouveau jeu. Nous allons améliorer et ajouter des fonctionnalités dans les versions suivantes. Notre première tâche sera de répertorier et de corriger les nouveaux problèmes, de peaufiner les graphiques et la mécanique de base, et d’optimiser le jeu pour qu’il fonctionne plus vite et avec moins de mémoire. Pendant ce temps, nous recueillerons les commentaires sur les nouvelles fonctionnalités que nous devrions ajouter et nous publierons d’autres annonces et discussions. Nous prévoyons d’ajouter des fonctionnalités liées au bonheur, au crime, aux événements et à d’autres aspects du royaume.NEWS – Baldur’s Gate III : Accès anticipé, compagnons et cinématique d’introduction
Astarion, un haut-elfe vampire, Gale, un sorcier humain, Lae’zel un guerrier githyankis, Shadowheart, un demi-elfe clerc, et Wyll, un démoniste humain. Mais d’autres compagnons seront ajoutés ultérieurement. Chaque compagnon aura une histoire spécifique et un background fixé dès le départ, mais cela ne vous empêchera pas de participer à leur avenir. De même, vous pourrez créer votre propre personnage sans restriction.
On retiendra surtout que Baldur’s Gate 3 promettra plus de 100 heures de jeu, sera fidèle à l’histoire de la licence Donjons & Dragons avec 15 races et sous-races, et huit classes. Utilisant le moteur « Divinity 4.0 », le RPG propose un mode multijoueur online à quatre joueurs et à deux joueurs sur écran.
Quant à la raison de cet accès anticipé, Swen Vincke, le PDG de Larian Studios, a déclaré lors de la présentation : « La raison pour laquelle nous vendons ce jeu par le biais d’un accès anticipé est que nous avons de nombreuses variantes, de nombreux systèmes qui fonctionnent tous ensemble. Il va donc nous falloir un certain temps pour tout mettre dans un état où nous pourrons dire « ok, maintenant c’est du solide et ça fonctionne à tous les niveaux ! »
En fait, à y regarder de plus prêt, nous avons un Divinity : Original Sins 3 dans l’univers de D&D.
En revisionnant cette vidéo, si on prend les caractéristiques de Baldur’s Gate, on se rend compte qu’à part l’univers et le background, tout le reste est plus proche d’un D:OS. Ce n’est donc pas le studio Larian qui s’est adapté à la licence mais plutôt la licence BG qui s’adaptera au studio en fonction de ses outils. L’option multijoueur en est un parfait exemple : Baldur’s Gate 1 et 2 permettait de jouer à 6 en multijoueur. le 3 permettra de jouer à 4 ou à 2 joueurs en splitscreen. Ce sont les caractéristiques de D:OS. Et on pourrait reprendre de nombreuses caractéristiques qui sont de même. On ne parle pas du tour par tour à la place du temps réel avec pause. Et même la mise en place du jeu en accès anticipé, c’est une méthode Larian….
Cela me rappelle Fallout 3 que j’avais traité de mod d’Oblivion à l’époque. Pourquoi, parce que lorsque Bethesda a repris la licence, ils l’ont transformé en un jeu qui avait les caractéristiques d’un Elder scrolls dans l’univers de Fallout (à part le combat, mais le combat en temps réel existait).
Cela ne veut pas dire que le jeu sera mauvais parce qu’avant tout c’est un BG, juste qu’il a perdu son identité technique/graphique. Car le tour par tour, c’est le bien. Mais la possibilité de jouer dans les deux styles aurait été la bienvenue. Car certains ne jurent que par la pause active, d’autres par le tour par tour.
S’il y a avait un studio qui aurait pu rester proche de l’original, cela aurait été Obsidian Entertainement, jeu qui aurait fait suite à Pillars of Eternity 2. Larian vogue donc sur leur succès et font donc ce qu’il sait faire : c’est à dire du D:OS, et adapte BG à leur sauce.
NEWS – Fell Seal : DLC , devlog 8, Variantes de monstres
Dans le devlog 8 de cette semaine, pour le DLC Missions and monsters de Fell Seal: Arbiter’s Mark, 6 Eyes Studio nous propose de découvrir les variantes de monstres. Car dans ce DLC, le joueur pourra recruter des unités de monstres, soit en les apprivoisant grâce à la nouvelle classe « Wrangler », soit en les gagnant comme récompenses lors de diverses missions.
























