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The Elder Scrolls IV : Oblivion : Knights of the nine

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Knights of the Nine est le premier addon pour Oblivion. venant de Bethesda qui nous a habitué à du grandiose on aurait pu s’attendre à une nouvelle région de l’univers des Elder scrolls ou encore une injection d’un des univers existant comme Daggerfall ou Morrowind. Que nenni, juste une compilation de ce qu’il propose sur Internet à 2 euros pièces et quand même une nouvelle quête dont la durée devrait vous prendre entre 10 et 15 heures.

Déjà, c’est Ubisoft qui distribue le produit à environ 25 euros et pour l’installation il faudra vous y mettre vous même : d’abord il s’agit de patcher le jeu, ce que Bethesda n’avait pas encore proposé depuis la sortie d’Oblivion – sauf en béta – puis ensuite vous installer chacun des 8 modules que proposent le DVD. Il n’y a même pas de livret avec le produit, c’est le strict minimum.

Ensuite c’est partie : vous lancez une ancienne ou une nouvelle partie et 10 heures plus tard, si vous prenez votre temps, tout est fini. La nouvelle quête ne vous aura pas tenu longtemps en haleine et le reste des modules, même s’il est de qualité est très moyen du côté commercial. On en attendait plus de leur part, surtout lorsque l’on sait que des amateurs font des mods de folie et qu’ils ne coûtent rien à télécharger sur la toile. Pensez donc : une quête principale banale, une armure pour son cheval, deux ou trois équipements supplémentaires, deux ou trois lieux supplémentaires dont vous pourrez en avoir les clés, un planétarium et c’est à peu près tout……

Franchement, il est temps de poser un carton rouge à Bethesda qui rentabilise sa licence mais qui va devoir nous montrer autre chose que cela pour se faire pardonner. Surtout que les principaux défauts que l’on trouvera dans l’original – c’est à dire le côté consolesque et les niveaux qui s’adaptent à votre personnage- restent présents.

Bethesda se fiche de notre figure avec ce contenu minimaliste qui ne fera plaisir qu’aux fans et à ceux qui n’ont plus rien à se mettre sous la dent (pourtant, il y a en a du matériel sur le net). Je crois qu’il est temps de faire un blocus sur les modules officiels si c’est juste pour faire de l’argent. Bien sur la note est bonne car le graphisme et l’audio est toujours de qualité, mais si on tient compte de la maigreur du contenu, cet addon seul ne mérite pas votre attention.

Note RPG 4 sur 5
Note testeur 02 sur 10

Fate

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Nous vous avions déjà parlé de Fate dans les nouvelles et du coup, nous avons testé ce jeu qui n’est vendu que sur la toile, mais qui est un jeu uniquement solo. Fate, qu’est ce que c’est ? Tout simplement un jeu dont l’architecture ressemble énormément à Diablo (premier du nom) : un village avec de nombreux PNJ qui vous donneront des quêtes, des marchands qui vous permettront d’acheter et de vendre des objets plus ou moins puissants, rares, ou magiques et un donjon où il faudra affronter des hordes de créatures jusqu’à arriver jusqu’au boss final que vous devrez terrasser pour finir le jeu, enfin presque….

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Mais reprenons depuis le début : Vous commencez par choisir entre un personnage féminin ou masculin à l’air enfantin. Après avoir choisi son apparence et son nom (caractéristiques identiques au départ), on vous demandera aussi de choisir un compagnon : soit un chat, soit un chien. Ce familier vous suivra partout et vous servira comme vous allez pouvoir le voir par la suite.

Puis la partie commence. La configuration à l’écran ne vous sera pas étrangère si vous avez déjà joué à un diablo-like. D’un côté la vie en rouge, de l’autre la mana en bleu. Au centre les objets que vous pouvez utiliser directement grâce à des raccourcis simples. on est tout de suite séduit par la qualité graphique : tout en 3D et pouvant être configuré en très haute résolution, on dirait un croisement entre Zelda et World of warcraft.

Vous commencez par vadrouiller dans le village avec une vue à la Diablo. La caméra est fixe centrée sur votre personnage principal, mais elle autorise de la déplacer de quelques degrés dans le cas ou un couloir du donjon serait mal orienté pour la visibilité. Il est possible de dézoomer et de zoomer sur votre personnage principal ce qui permet d’être au plus près de l’action.

Il y a différents PNJ qui vous donneront des quêtes en vous indiquant la récompense en compensation. Il est possible de choisir celles qui correspondent le mieux à vos attentes. Il sera même possible d’annuler la quête si l’objet que vous deviez ramener vous plaît et que vous souhaitez le garder. A noter que votre personnage ne pourra pas avoir plus de 3 quêtes en même temps. Outre ces quêtes annexes, le scénario est simple : le sorcier du village vous ordonnera de descendre à un certain niveau et de tuer le boss final pour ensuite revenir le voir. Il existe d’autres PNJ spécialisés dans le village : un PNJ vous permettra d’augmenter aléatoirement le nombre d’enchantements sur votre équipement (parfois il se rate et c’est le drame!!), un autre propose d’enlever les gemmes que vous avez mis sur vos affaires. ou encore un autre qui vous permettra de changer de rang ou de niveau contre monnaie. Il y a bien sur les PNJ obligatoires tel que le marchand, l’armurier, le vendeur d’affaire magique.

Dans ce village, vous trouverez aussi un petit coin de pêche. Le résultat de la pêche est principalement différent types de poissons mais aussi des objets magiques. Les poissons que vous pêcherez vous serviront à transformer votre compagnon en différentes créatures qui le rendront plus fort durant un temps limité ou de manière permanente, pour vous aider à combattre les monstres. A noter que votre compagnon peut lui aussi porter une amulette et deux bagues dont vous l’équiperez vous même. Même s’il vous est possible de le soigner et de lui faire des sorts, son évolution sera automatique.

Ensuite c’est la descente dans le donjon. Les niveaux étant générés aléatoirement, vous ne risquez pas d’avoir la sensation de déjà vu au niveau architectural. Vous commencez donc le grand nettoyage à la rencontre d’une centaine de monstres différents. Chaque monstre pouvant être de différente puissance selon à le niveau du donjon dans lequel vous vous situez. Il y a aussi de nombreux boss par niveaux. Vous détruisez aussi le mobilier et les caisses et ramassez tout ce qui apparaît. Certains niveaux sont assez jolis, même si la plupart du temps vous voyagerez dans des couloirs dénudés et vides. Lorsque votre inventaire est plein, il vous est possible de confier vos trouvailles à votre compagnon et de le renvoyer au ville pour qu’il vende à votre place.

Au bout d’un temps déterminé par votre situation dans le donjon, il reviendra, vous ramenant l’argent des ventes. Les créatures sont bien modélisées et leur apparition en grand nombre (10 plus les effets) ne posent pas de problème graphique et j’ai pu joué sans difficulté en 1600×1200 avec ma 9800 pro sans aucun ralentissement. Dans le donjon, il n’y pas que des monstres : vous y trouverez des marchands ambulant vendant équipement mais aussi poissons variés pour votre familier. Vous pouvez aussi trouver des items qui vous permettront d’augmenter vos valeurs définitivement, mais aussi de gonfler vos affaires magiques.

Grâce aux points d’expérience, vous allez d’un côté augmenter vos 4 caractéristiques principales (Vie, force, dextérité et magie) et avoir des points de spécialisation (une dizaine de compétences orientées dans les armes et la magie). Ainsi vous pourrez devenir un guerrier spécialisé dans la hache, l’arc ou l’épée, ou un magicien spécialisé dans la magie de bataille de défense ou d’invocation. Mais vous pourrez aussi faire évoluer votre spécialisation de coups critiques ou votre technique de combats à deux mains. Outre votre évolution, vous possédez un rang qui évolue lui aussi et qui servira à utiliser certains objets magiques que vous trouverez. Cette évolution de votre personnage est simple et elle est très efficace.

Bien sur, la mort existe et vous aurez plusieurs possibilités au choix lorsqu’elle vous aura saisi. Vous aurez le choix entre être remis au même endroit ou dans un niveau au dessus ou en dessous duquel vous vous trouviez contre de l’expérience, de l’or, ou la perte de rang. A vous de voir ce qui vous conviendra le mieux.

Lorsque vous tuerez le boss final, vous n’aurez plus qu’à retourner voir le sorcier du village et vous aurez deux possibilités : Soit vous continuez à faire évoluer votre personnage et continuez l’exploration du donjon avec toujours des quêtes annexes proposés par les PNJ du village, car il semble que le donjon s’enfonce à l’infini (sur le forum du jeu, on parle de plus de 65000 niveaux – à vérifier- je vous laisse la place!!), donc une durée de jeu pharaonique.

De plus vous trouverez des affaires magiques de plus en plus monstrueuses si vous continuez votre descente. Soit le sorcier vous proposera de vous retirer définitivement en donnant l’un de vos objets à votre descendance. Ainsi vous recommencez le jeu avec un nouveau personnage dont la quête principale sera ostensiblement la même, mais il démarrera la vie avec l’une des affaires magiques que vous lui aurez transmis sachant qu’elle a été boostée elle-même par le sorcier. Du coup, l’aventure se poursuit avec un nouveau personnage (et un nouveau compagnon) un peu mieux équipé. Attention toutefois, car le choix de jouer avec votre descendance fait que votre premier personnage ne sera plus utilisable. J’ai battu le boss final en moins de 15 heures, et je recommence une nouvelle partie avec ma descendance.

Il existe quand même quelques défauts à ce jeu, mais rien de bien méchant : l’installation est automatique (pas de choix de répertoire), il est impossible de jouer à plusieurs, ce qui aurait pu être sympathique, mais surtout il vous faudra payer en dollars à partir d’internet ce qui risque de rebuter un grand nombre d’entre vous. De plus, même s’il existe 4 modes de difficultés, il n’y a pas de mode où la mort du personnage est irréversible. Et comme d’habitude on retrouve les bugs des jeux 3D (qui n’ont aucune incidence sur le jeu, c’est à dire des personnages qui s’entremêlent ou qui s’enfoncent dans les murs).

Ce jeu peut, à la longue, entraîner une certaine lassitude (comme tout Diablo-like qui se respecte), il n’empêche que j’ai bien accroché à ce graphisme sympathique, à ce jeu auquel vous pourrez jouer 5 minutes ou 1 heure sans vous prendre la tête, vous aurez la possibilité de recommencer avec votre descendance équipée d’une affaire venant d’un personnage précédent et j’ai bien aimé la présence du compagnon. Pour vous faire une idée du jeu, télécharger ici, la démo limitée aux trois premiers niveaux du donjon, vous verrez bien si vous êtes convaincu et sachez que la société Wildtangent prépare une suite. 

+ Diablo-like assumé
+ Donjon infini
+ Notion de descendance
+ Graphisme ?

Note RPG 3 sur 5
Note testeur 07 sur 10

– Solo et uniquement solo
– Graphismes

Neuro Hunter

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Quand on pense à FPS satiné de RPG dans un monde futuriste, le premier jeu qui nous vient en tête est Deus Ex. Pourtant Neuro Hunter fait partie de cette catégorie aussi. Sortie totalement inaperçue en cette fin d’année 2005, Neuro Hunter est un jeu de rôle développé par Media Art, à l’époque, nouvelle société qui sortait son premier jeu et qui depuis s’est diversifié vers d’autres produits. Alors Neuro Hunter a t’il été une réussite ? Voyons cela maintenant.

Neurohunter

LE MONDE SELON MEDIA ART

Au XXIème siècle, la terre est devenue un immense monde futuriste technologique dominé par de grandes multinationales où les bénéfices et le progrès rongent les piliers des principes moraux. Vous, spécialiste informaticien, êtes engagé pour contrôler sur place les ouvertures d’une mine déserte. Malheureusement, une explosion fait que vous vous retrouvez dans la dite mine. C’est ainsi que vous vous apercevez que celle-ci est habitée par multiple personnages et créatures et qu’un certain hacker la contrôle. Votre employé vous demande alors d’éliminer ce personnage pour vous sortir de ce trou. C’est dans cet environnement glauque et inhumain que commence votre aventure.

Vous voici donc dans un niveau labyrinthique constitué de couloirs, de salles et de grottes avec un décors très « kistch ». En effet, le design fait peur à voir et les raccords entre textures, pas folichons, manquent de naturel. Rien n’est beau, et il y a une faute de goût évidente dans cette univers : couleur trop criante alors que nous sommes sous terre et que l’obscurité devrait être de mise. On est bien loin de l’atmosphère oppressante d’Arx Fatalis avec ses ombre et pénombres. Les plantes dans les grottes sont vertes fluo, les fleurs oranges flashy. Les textures sont redondantes et des motifs reviennent tous les 2 mètres dans les couloirs. Cela manque cruellement de cohésion.

Ensuite, il y a une très grande pauvreté des décors et des objets dans les pièces. Les décors sont rachitiques. Pour vous donner une idée, une cantine est constituée de table et de trois plateaux disséminés ça et là. Une cellule a quatre lits, un conteneur. Le bar comprend des tables avec des bols dessus. Et je pourrais continuer comme cela jusqu’au bout.

Neurohunter

UNE LIBERTE, SANS LIBERTE

Si au début, vous pouvez penser que vous êtes libre d’aller où bon vous semble dans ce labyrinthe, vous vous apercevrez rapidement que des portes fermées, des ascenseurs scellés vous empêchent de sortir de la colonnie, le premier niveau. Il vous faudra donc trouver les clés, et c’est ainsi que l’on se tourne vers les PNJ pour comprendre comment sortir d’ici. Malheureusement les dialogues se résument à une ou deux phrases sans forcément beaucoup d’incidence selon l’une ou l’autre. A cela se rajoute la limitation de leur parole en fonction de votre situation : en clair, tant que vous n’avez pas trouvé tel ou tel objet, parler à tel ou tel personne, les dialogues des pnj ne bougeront pas d’un iota.

Il vous faudra donc faire des aller-retours dans la colonnie pour trouver tel ou tel PNJ qui va débloquer la suite du scénario. Cela a le don d’éxaspérer, car si vous passez à côté de l’information, vous n’avancerez jamais dans le jeu et j’imagine que vous abandonnerez rapidement. J’ai moi-même failli flancher plus d’une fois, après avoir perdu ma motivation de la première heure. Surtout que le premier niveau des colons n’est pas des plus réussi : on y trouvera quelques PNJ et il faudra de nombreux aller-retours entre eux pour ouvrir des portes et accéder à des niveaux un peu différents, mais pas forcément plus intéressants.

Donc vous trouverez des PNJ, qui vous proposeront des quêtes, qui vous rapporteront des points d’expérience tout comme les créatures que vous tuerez. A partir de là, il sera possible d’upgrader au choix vos 7 caractéristiques : votre constitution pour avoir plus de points de vie et porter plus de chose, votre compétence vol, votre compétence programmation qui augmente votre chance de réussites des tentatives de cybervol et les points de santé de l’unité de combat virtuelle Instiller -j’y reviendrai plus bas-, votre compétence intuition qui permet de détecter les objets, votre compétence arme pour utiliser des armes plus évoluées, votre compétence conception d’objets pour fabriquer certains objets grâce à des plans et enfin votre compétence crochetage pour être capable d’accéder à certains contenants plus complexes. 

Neurohunter

PERSONNE NE VOUS ENTENDRA CRIER

Pour les combats, le jeu se déroule comme un FPS. Vous êtes en vue à la première personne et vous vous battez en temps réel avec une configuration de FPS. Seulement voilà, il y a peu d’armes à se mettre sous la dent et les combats se résument à tourner autour d’un ennemi en lui assénant un nombre important de coups, un seul ne suffisant pas. Les créatures sont variées et leur attaque vous obligera à vous adapter. Par contre l’I.A. ne vole pas haut. Tant que vous ne passez pas à côté et que vous ne les attaquer pas, elle tourne en rond. Et même si elles sont deux, la première touchée ne fait pas réagir celle à côté.

Pour vous aider dans votre combat, vous trouverez quelques armes. Un petit tir de loin avec votre arbalète, sachant que les munitions sont comptées, et des coups de couteaux au contact. Un dynamisme des combats qui reste aussi très mou car lorsque votre arme touche, on n’a pas l’impression d’impact. Pire encore avec le bruitage qui fait croire que vous taper sur une casserole. Pour poursuivre sur ce sujet, les sons sont miséreux. Ils restent minimalistes. Vous mourrez sans un bruit, pire vous n’avez aucune impression vu que lorsque vous prenez des coups, rien ne se passe à part votre barre de vie qui descend et l’écran qui passe un instant rouge. Et totalement rouge, si vous êtes mort.

Ainsi il m’est arrivé de me faire agresser par des tourelles de surveillance ou des créatures sans que je ne m’en aperçoive. Le silence est donc mortel dans ce jeu. Mais peut-être pas tant que cela, si on se réfère au bruitage qui est pire : le bruit d’un saut que vous effectué est ridicule, on dirait du papier froissé. Quant à la musique, elle est tout à fait anecdotique et pourrait très bien convenir à un film de John Carpenter lorsqu’il faisait lui-même ses compositions avec trois notes au synthétiseur.

Neurohunter

NEURO TRANSMETTEUR AU DEMARRAGE… AVANT LA PANNE

Tout n’est pas noir dans ce jeu, mais tout ce qui précède casse complêtement les idées qui suivent. QUi dit Neuro Hunter, dit découverte d’implants permettant d’upgrader vos 7 compétences. Ils vous apporteront un bonus dans une caractéristique, mais pourront aussi vous donnez un malus dans une autre. Pas de problème, elles s’enlèvent en un clic et se remplace selon l’action que je veux mener.

Les contenants que vous trouvez sont ouvrables en devinant un code de 4 signes que l’on tapote dans un ordre précis. Si au début du jeu,c’est assez sympa, par la suite, on aurait aimer que certains soient accessibles sans avoir besoin de taper du code. Certains contenants ne s’ouvriront que grâce au combat tactique dans le cyberespace. Vous y aurez accès aussi lorsque vous piraterez des ordinateurs car je vous rappelle que vous cous battez contre un hacker.

Cela vous amène alors sur un plateau de jeu au graphisme bleuté filaire évolué de type TRON. Vous aurez donc soit un jeu de type mineur – amener votre machine,dit instiller, d’une base A vers une base B sans exploser – soit du combat en temps réel avec diverses unités,pour prendre possession d’une base adverse qui vous permet de débloquer le système de sécurité des tourelles ou des robots de surveillance. Un système intéressant qui n’est pas assez développé malheureusement. De plus, cette phase de jeu n’est pas accessible immédiatement au début du jeu, ce qui aurait été un plus dans le manque de richesse du jeu.

A partir de l’inventaire, qui n’est pas vraiment ergonomique – pour vendre ou acheter il faut faire glisser les achats du vendeur à l’acheteur et vice-versa-, on pourra fabriquer divers objets si on en possède les ingrédients et le plan. Fabriquer une armure sera donc intéressant, mais on regrettera de la voir s’user avec le temps. Car les ingrédients ne sont pas infinis et les boîtes à outils ou chimiques se consumment dans la fabrication. En fouillant un peu partout, on trouvera des plans, des notes qui nous permettront de mieux comprendre ou de se diriger dans l’aventure. Donc il faudra se servir un petit peu de ses neurones. Enfin, le jeu ne présente pas de bugs majeurs qui risqueraient de mettre le jeu en vrac.

Neurohunter

Le menu carte permet de mettre des annotations et cela sera essentiel pour ne pas se perdre dans des environnements moches et redondants. Ainsi en plaçant le nom des personnages sur la carte, on avancera bien plus vite dans l’histoire. Malheureusement, en changeant de niveaux, vous perdez tout ce que vous avez noté. Et comme il y a pas mal d’aller-retours, dîtes vous bien que serez vite perdu. Le système de poids ne vous limite en rien. Même surchargé vous pourrez avancer, mais sans plus courir. On peut aussi voler une choses à un PNJ qui nous tourne le dos, mais leurs réactions sont idiotes quand on est pris et je ne vous parle même pas de donner un coup de couteau à un PNJ. C’est soit la mort assurée par le droïde volant qui passait par là, comme par hasard, Soit il vous dit de ne pas continuer sous peine de se fâcher.

Enfin l’aventure est uniquement solo et vous prendra une quinzaine d’heure pour rencontrer les 69 PNJ et les 129 objets à utiliser ; ce n’est pas moi qui le dit parce que je n’ai pas fait les comptes, c’est la boîte CDrom. Et on se rend compte qu’avec ce contenu, on ne pouvait pas s’attendre au nirvana. Du coup, la rejouabilité est minime, vu que l’histoire est super cadrée et n’offre aucune liberté.

Neuro Hunter pourrait être considéré comme le Deus Ex du pauvre. Mais même pas. Il est bien en deçà du maître en tout point de vue. Il n’offre aucun challenge, se montre très fade et manque de punch. Il n’a pas grand chose pour lui, à part des idées intéressantes qui ne sont pas assez abouties. Plus proche d’un jeu d’aventure que d’un RPG, trop scripté pour pouvoir jouer librement, il vous découragera, voir vous dégoûtera rapidement. Il est évident qu’il vaut mieux retourner vers Deus Ex qui, même plus vieux, offre une jouabilité plus intense. Et puis le 3 vient de sortir alors … Oui Neuro Hunter est passé inaperçu à sa sortie et on comprend pourquoi.

+ Moteur graphique

Note testeur 03 sur 10

– Kitsch à souhait
– Pauvre, pauvre et pauvre
– Scripts et ennuis sont le lot de chacun

Fastcrawl

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Fastcrawl est un RPG qui a gagné le prix du RPG game of the year dans la catégorie RPG amateur chez gametunnel. Il se présente comme un petit jeu apéritif. Proposé en démo sur ce site et vendu pour 15 euros environ, vaut il vraiment le coup ?

Fastcrawl présente un thème classique. Vous allez gérer aléatoirement de deux à cinq personnages et descendre dans un donjon pour tuer le vilain dragon qui y vit. Le jeu propose donc lors de la création d’une partie, de choisir le niveau de difficulté mais aussi la durée de la partie qui peut aller de 15 minutes à une heure. Ainsi, les donjons créés aléatoirement sont sous forme de labyrinthe. Dans chaque niveau, vos personnages vont devoir rechercher la clé et l’escalier qui leur permettra de descendre plus en profondeur.

Lorsque vous lancez la partie, on vous donne automatiquement de 3 à 4 personnages au hasard et si votre équipe ne vous plaît pas, vous pouvez relancer une partie. Il existe 4 classes de personnages possibles : guerrier (le bourrin), sorcier (les sorts), moine (combattant et soigneur) et le voleur (découvrir les pièges et les pièces cachées). L’équipe étant aléatoire vous pourrez vous retrouver avec deux personnages de même classe et il faudra envisager votre partie sous un angle de progression différent pour vous en sortir.


La partie graphique est peu développée et elle a l’avantage de tourner sur de petite configuration. En effet, il n’y a que des images 2D fixes avec à l’écran de jeu l’inventaire du personnage sélectionné, les portraits de vos personnages et le niveau visité. On déplace alors un pion sur des cases de différentes formes représentant le donjon. Grâce à la classe de vos personnages, vous pourrez voir ou non les occupants ou les objets des cases proches et donc attaquer ou non.

Le jeu passe alors en mode combat en tour par tour. On a donc un cadre de 2 fois 3 cases dans lequel vous allez placer votre équipe alors qu’en face on retrouve les ennemis dans la même position (les archers et les sorciers en arrière, les attaquants en avant). Lorsque votre équipe est positionnée vous lancez le combat et cela fonctionne par ordre de rapidité. On retrouve donc le même fonctionnement que Gods : lands of Infinity ou encore toute la série des Disciples. 

A la fin de la bataille, vous récupérez de l’équipement et de la nourriture qui vous permet de survivre dans le donjon. D’ailleurs si vos réserves de nourriture s’épuisent – vous perdez un point de nourriture par case traversée ou plus si vous laisser votre équipe récupérer après un dur combat – ou si votre équipe perd un combat, c’est le game over avec aucun point de sauvegarde pour relancer la partie. Il vous faudra recommencer à zéro. Il est donc dommage de ne pas avoir d’option de sauvegarde. La seule existante est que vous pouvez sortir du jeu à tout moment pour le reprendre au même endroit une prochaine fois.

La musique est la même que Mount and Blade donc libre de droits et les bruitages sont un peu trop simplistes, mais l’ambiance est bien présente. Chacun de vos personnages a un inventaire particulier limité à sa classe qui évoluera grâce au découverte de coffre dans les couloirs du donjon ou sur les cadavres des monstres. De plus, vous ne pourrez que transporter qu’un certain poids.


A chaque changement d’étage, vos personnages montent de niveau et leurs compétences/caractéristiques augmentent. Donc plus vous descendez en profondeur, plus les combats se compliquent. A noter que de nouveaux personnages peuvent rejoindre votre équipe durant votre périple. Au bout d’un certain temps – temps fixé dans vos options de départ – vous trouverez le boss du niveau tout en bas et après sa mort, la partie s’arrêtera. On ne s’attache donc pas complètement à ses personnages car lorsque la partie est finie, on ne peut plus y toucher.

Ce jeu offre une rejouabilité importante même si les créatures restent peu variés tout comme les objets pour équiper vos personnages (on parle d’une centaine sur le forum officiel). Il est donc dommage de ne pas avoir un peu plus de contenu, mais n’oublions pas non plus, que c’est un jeu amateur.

Fastcrawl est donc un RPG qui vous permettra une petite partie rapide entre deux activités pour votre plus grand plaisir. On retrouve ses marques dans cet univers dungeonesque et si la qualité graphique et auditive du soft laisse à désirer, il est suffisant pour s’immerger dans l’aventure. Reste une question essentiel : même si la rejouabilité du soft est très grande, au bout de combien de temps allez-vous vous lasser de ce petit jeu apéro?

Note testeur 07 sur 10

Hard truck Apocalypse

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Nival s’illustre par des hits tel que Etherlords, Silent Storm, ou encore le cultissime Heroes of might and magic 5 dont ils ont repris le flambeau grâce à la licence d’Ubisoft. Mais pour une fois, on va s’intéresser à un jeu outsider de la société, c’est à dire inconnu : Hard Truck Apocalypse. Un jeu dans lequel on conduit des camions dans un monde futuriste post-apocalyptique : Mad Max autrement dit … peut être bien.

La petite maison dans la prairie

C’est l’histoire d’un garçon qui vit avec son papa à la ferme dans un monde futuriste qui a été ravagé par la guerre atomique. Le jeune homme est parti faire ses courses et c’est sous forme de tutorial que vous prendrez non pas le contrôle du personnage mais de sa fourgonnette. La souris permet de gérer la cible de vos armes alors que les touches permettent de faire bouger votre véhicule. Rien de plus simple et tout cela se montre très fonctionnel.

Malheureusement, pendant votre absence, une bande de méchants mercenaires attaque la ferme. Lorsque vous revenez chez vous, la ferme est détruite et votre père est mourant. Votre quête sera alors très simple : venger sa mort. Mais très rapidement, l’intrigue principale se compliquera comme vous pourrez vous en rendre compte par la suite.

Vous partez donc dans votre camion grâce à une vue à la troisième personne, dans un univers tout en 3D qui variera entre la toundra, la taïga, la jungle ou encore le désert. Le moteur graphique est de bonne qualité et est tout à fait adapté à ce type de jeu avec une profondeur de champ tout à fait correct qui permet d’afficher une météo différente tout comme la nuit ou le jour.

Hard truck Apocalypse affiche

De plus, les développeurs ont mis plein de petits détails sur votre véhicule qui montrent bien qu’ils ont peaufiner leur jeu : les pots dont sort une fumée noire, les phares fonctionnels et bien utiles lors de mauvais temps, des ventilateurs qui tournent, ou encore les traces de balle et la déformation selon l’état de votre véhicule. Sans parler des gerbes de flamme et des explosions des véhicules après leur destruction qui s’avère être très réussies.

Si le paysage qui vous entoure se montre rapidement monotone et tourne autour de la végétation et des montagnes avec quelques restes de civilisation, il ne tombera jamais dans la répétitivité et chaque lieu sera unique. La région dans laquelle vous vous situez est assez grande – comptez au moins 10 minutes pour la traverser de long en large- et contient un certain nombre d’habitations dont l’intérêt est multiple.

Les stations d’essence pour faire le plein ou réparer votre machine parsèment harmonieusement la zone, et les villes, sorte de grosse forteresse protégée par des canons, dans lesquelles vous pourrez pénétrer après un petit coup de klaxon sont bien présentes. Dans ces dernières, Il s’agira alors de rencontrer les habitants avec des écrans figés à la Fallout, qui vous permettront de récupérer des missions de routine (transport d’une ville à l’autre, escorte de camions ou encore recherche de bandits) ou encore de poursuivre votre mission principale.

C’est aussi dans les villes que l’on peut acheter et vendre des marchandises, faire évoluer son camion et sa remorque et l’armer. On peut aussi acheter un autre véhicule en remplacement de son ancien car dans tous les cas, vous n’aurez qu’un seul véhicule tout au long de l’aventure. Et oui, nous sommes dans un jeu de violence routière avec armement lourd et varié. Et on s’en donne à coeur-joie.

C’est Hard, ton truc ? Non Apocalyptique !!!

Si en début de partie, vous n’avez qu’un camion poussif avec une petite mitrailleuse, par la suite, vous pourrez vous acheter des monstres roulant, surarmés de laser et gadgets en tout genre, qui roulent à des vitesses bien plus raisonnables. Et oui, car le jeu en se début de partie se montre lent même la maniabilité est bonne : il vous faudra donc prendre patience. En effet, les ennemis, autres que ceux prévus par le scénario principal, arrivent par groupe à intervalle régulier de manière aléatoire et il peut se passer cinq bonnes minutes sans action.

Juste vous, roulant dans votre petite fourgonnette entre les arbres et les collines, d’une région à une autre. De plus, L’I.A. ennemi n’est pas très développée, et souvent cela se résume par une charge des ennemis sans aucune réflexion de leur part. Selon ses paramètres, en début de partie, vous aurez bien du mal à accumuler un petit pécule pour changer votre matériel, alors qu’en fin de jeu, vous deviendrez millionnaire. Une rééquilibre aurait été le bienvenu, peut être ?

Pour le scénario principal, il va vous en falloir de la patience pour progresser, car il n’est pas rare de devoir retraverser certaines zones déjà visitées ce qui est un tantinet -très- lassant. Ainsi la durée de vie du soft est augmentée artificiellement et je vous avouerai que j’ai fait plusieurs pauses (de plusieurs jours) avant de le terminer. Des zones de terrain, il y en a une bonne dizaine qui ne sont accessibles qu’au fur et à mesure de votre progression. Le jeu s’adresse donc aux hardcores gamers qui aiment les jeux de caisses bastons mais et ont de la patience.

Ce qui est fabuleux dans ce jeu, c’est la liberté d’action dans les régions. Ces dernières sont entièrement ouvertes et vous pouvez aller d’un point A à un point B comme vous le souhaitez. Rares sont les lieux bloqués qui ne sont accessibles que par un endroit précis. Et attention, c’est bien de prendre un raccourci par la montagne, mais la moindre mauvaise chute de votre véhicule et c’est la destruction assurée !

On ne dirige jamais de personnage à pied, on en croise parfois dans les villes et on peut même les écraser sans aucune réaction de ces dernières. Les zones sont longues à traverser, et il n’y a que très peu d’animation : tout juste des voleurs qui vous agressent et qui, après des explosions fort réussies lors de leur destruction, laissent tomber des paquets que vous pourrez récupérer pour les revendre ou les utiliser. C’est ainsi qu’apparaît le côté RPG du soft : vous allez pouvoir faire évoluer votre véhicule, en achetez un plus puissant, varier vos armement.

Selon la charpente de votre véhicule, vous ne pourrez pas monter le même armement. Par contre, on peut coupler les armes entre elles de manière à avoir une cadence de feu infernale. Les concepteurs ont poussé la simulation très loin avec de nombreux paramètres à gérer pour les armes, comme la distance maximale de tir ou encore son usure. Il vous faudra donc souvent passer à la caisse pour réparer ou upgrader votre bête de course. 

Si les musiques et les voix sont corrects, les bruitages ne sont pas forcément très variés : souvent vous aurez juste le bruit de votre moteur qui vous tiendra compagnie durant de nombreuses minutes. Mais que voulez vous entendre d’autres, dans un monde mort sans animal ou oiseau.

L’apocalypse Selon Nival

Il vous faudra une bonne vingtaine d’heures pour finir le jeu une première fois. Et oui, dès le début de l’aventure, il est possible de prendre un autre chemin et l’histoire peut en fait être vécue de deux façons différentes. Reste qu’il n’y a pas de mode multijoueur et qu’une fois terminé, vous n’aurez que le choix d’y retourner à un niveau plus difficile. Surtout que l’aventure fini, il n’est plus possible de poursuivre l’évolution de son véhicule dans cet univers apocalyptique. Dommage.

Enfin un point noir dont Nival n’est pas responsable : le jeu n’est pas – encore? – distribué en France et vous devrez passer par Internet pour l’acquérir. Sachez enfin qu’une suite/addon va sortir en 2007 et comprendra une nouvelle aventure solo d’une vingtaine d’heure mais surtout un mode multijoueur pour jouer en deathmatch. Peut être aurons nous l’occasion d’avoir une version complète avec jeu de base et addon, pour le coup….

Hard Truck Apocalypse fait figure de remplaçant au très célèbre Interstate 76. Il offre une très bonne jouabilité, de bons graphismes, une bonne durée de vie, et de bonnes idées. Mais il lui manque quand même un mode multijoueur et l’obligation pour le scénario principal de traverser plusieurs fois les mêmes régions causant la lassitude fera fuir de nombreux joueurs. Il n’empêche que ce jeu est sympathique et offre un univers hors norme pour les mad maxiens que nous sommes. Au pire, tester la démo du jeu….

+ Univers mad max
+ Originalité de l’univers
+ Baston de voitures

Note testeur 07 sur 10

– RPG plus que light
– Boss final costaud
– Des allers-retours incessants
– Pas de multijoueur pour un jeu qui s’y prête

Space Hack – Avis

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Il est parfois des tests que j’écris avec plaisir et hâte, afin de faire partager mon expérience avec d’autres passionnés de jeux de rôles, pour que tout le monde puisse être informé du jeu à ne pas louper. Avec Space Hack c’est un peu l’inverse, et j’ai plus tendance à me forcer à écrire… parce qu’il n’y a pas grand chose à dire. On peut résumer le jeu en quelques mots : un Diablo en solo dans l’Espace. Vous êtes sur un vaisseau-monde qu’il vous faudra « nettoyer » de tous les aliens, de secteur en secteur.

Les armes vont de l’épée avec bouclier (!), en passant par l’arc (!!), jusqu’au blaster (quand même)… et c’est malheureusement à peu près tout. A noter que le blaster utilise des capsules d’énergie qui est également l’argent servant à acheter les objets. Les graphismes sont sympas, les commandes sont simples (clic sur les ennemis pour tuer, molette de souris pour tourner autour du personnage) et le jeu est… extrêmement répétitif et ne présente aucune originalité de scénario, aucune interaction avec le décors (ah si… faut exploser les oeufs d’aliens qui contiennent des trésors).

Au bout de 10 heures de jeu, j’ai fini par arrêter: c’est toujours la même chose. Enfin, inutile de faire des kilomètres de texte, je vais rester bref, le jeu est navrant par son manque d’originalité et, même si l’idée d’un Diablo dans l’espace peut séduire les fans du genre, si la réalisation du jeu n’est pas mauvaise, ce titre n’apporte rien de particulier au genre, et on s’y ennuie. Dommage.
Graphismes et sons : 3/5
Interface de Combat : 2/5
Scénario : 1/5
Jouabilité (fun) : 2/5

Dungeon Lords

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Dungeon Lords est un des dernier jeux d’un des piliers du jeu de rôle sur ordinateur, D.W. Bradley à qui l’on doit les meilleurs Wizardry et l’excellent Wizards & Warriors. Contrairement à ses prédécesseurs, qui proposaient respectivement des combats en tour par tour ou tour phasé, Dungeon Lords est en temps réel.

 Visuellement, le jeu est assez réussi. Les déplacements et les combats se font en 3D en vue de derrière le personnage et les graphismes, reprennent le style assez sobre et sombre habituel aux jeux de Bradley, tout en y intégrant les améliorations que permet la puissance des machines actuelles (les feuilles des arbres bougent, les effets de sorts sont sympathiques, etc…). C’est joli, assez typé, on regrette un tout petit peu le manque de variété des décors, mais c’est réussi.

Au niveau de la gestion du personnage, le jeu est particulièrement soigné. On aura le choix entre plusieurs races de personnages, depuis les races traditionnelles de la fantasy, l’humain, l’elfe, le nain jusqu’aux races un peu particulières, l’Urgoth ou le saurien. Le joueur aura ensuite le choix entre les métiers de base du personnage, un blason qui donnera certains bonus, et ceux-ci pourront évoluer en fonction des guildes que le personnage rejoindra et des métiers pour lesquels il s’investira. Question mécanismes d’avancements du personnage, ceux-ci se feront traditionnellement tous les niveaux en fonction de l’expérience que le personnage gagnera, et ces points d’expérience pourront être répartis dans les caractéristiques (force, dextérité, endurance…) ou dans les compétences (armes légères, armures, magie d’arcane, céleste, runique ou nécromantique…). L’absence de compétences adaptée à un objet n’empêchera pas son utilisation, mais entraînera un malus. Bref, c’est un excellent système, de très bonne facture et d’une grande souplesse, ce qui est malheureusement trop rare dans les jeux actuels.

 Les combats, quant à eux, se font en temps réel et Dungeon Lords est clairement annoncé comme étant un « Combat RPG ». Ce qui est gênant, c’est que, contrairement à Gothic par exemple, l’interface de combat n’est pas pratique et les choix de touche afin d’effectuer les mouvements (touche de direction+clic) à pour effet un martelage incessant du bouton de la souris pour finir par remporter une victoire. Et des combats, on peut dire qu’il y en a ! Non seulement ils sont nombreux, mais en plus, ils sont difficiles. Il est possible de régler la fréquence et la difficulté de ceux-ci, mais cela entraîne une perte de points d’expérience, et ne fait que reporter le problème par la suite. Vous l’aurez compris, les combats sont LE point faible du jeu, et c’est un gros problème, puisque ceux-ci représentent le cœur du jeu !

 Au niveau du scénario, on assiste aux clichés traditionnels du genre, avec la lutte titanesque du bien et du mal, sur lequel se superpose intrigues politiques, histoire d’amour, … les quêtes permettant de découvrir les méandres du scénario ainsi que le monde au fur et à mesure. La monotonie relative des extérieurs sera largement compensée par le design peaufiné à l’extrême des donjons. Ceux-ci sont vastes, complexes, très intéressants à jouer et vous feront rester devant votre écran jusque tard dans la nuit. On est loin de la génération aléatoire de donjons, et c’est vraiment ce qui fait la force de ce jeu.

Au niveau des bugs, je n’ai eu à déplorer aucun plantage. Cela dit, à sa sortie le jeu n’était malheureusement pas vraiment finalisé, l’automap manquait, certains problèmes de résolution se posaient. Cela a été résolu par deux patchs successifs, un troisième étant en préparation afin d’implémenter ce qui était annoncé dans le manuel et sur le site officiel. Autre point négatif qui ne sera pas réparé, sont les coupes sombres faites dans le jeu afin de le sortir dans les délais imposés par l’éditeur : nombre de portes sont scellées dans les villes, les quêtes annexes sont réduites à la portion congrue. C’est dommage, mais ce n’est pas réellement gênant pour profiter pleinement du jeu.

 Au final, on se retrouve avec une impression assez partagée. On se retrouve avec un jeu au design et au scénario excellent, avec un système de combat calamiteux. A trop vouloir élargir son public avec des combats en temps réel, Dungeon Lords est passé à côté d’être un des meilleurs jeux de rôles de l’année, et risque non seulement de ne pas accrocher de nouveaux joueurs, mais également de rebuter le public traditionnel du jeu de rôle. Bref, on ne sait trop à qui conseiller ce jeu. Ceux qui réussiront à passer outre le système de combat prendront sans aucun doute un plaisir immense à explorer le monde et surtout les fantastiques donjons créés par D.W. Bradley. Mais le réussiront-ils ?

Graphismes et sons : 4/5
Interface de Combat : 1/5
Scénario : 4/5
Jouabilité (fun) : 3/5

Fable : Lost Chapters

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Fable est le dernier jeu réalisé par Peter Molyneux à qui l’on doit nombre de jeux originaux, tels que (si je ne me trompe pas) PopulousPowermongerMagic CarpetDungeon KeeperBlack & White… Bref, toujours des jeux où vous jouez des êtres d’une puissance absolue, voire des Dieux, bref des jeux où l’égocentrisme et le narcissisme était bien récompensé. Si l’originalité et la jouabilité étaient toujours au rendez-vous, ces jeux manquaient parfois de… quelque chose pour en faire d’excellents jeux. Qu’en est-il de Fable ? D’abord sorti sur Xbox il y a quelques mois, Fable a fait l’objet d’une adaptation PC avec l’ajout de certaines quêtes, armes et autres éléments de jeu, ce qui ne pourra que ravir les amateurs, le jeu étant assez court.

Graphiquement, le jeu représente le personnage de dos. Les décors sont assez jolis et les personnages, un peu anguleux, ont un style manga un peu particulier. Les effets des sorts, comme vous pouvez le voir, sont quant à eux très réussis. La bande son mérite une mention spéciale, celle-ci étant de toute beauté.

Le jeu en lui-même est assez difficile à définir, mais je vais tenter de vous expliquer le concept. Il s’agit d’un mélange entre le jeu de rôle, le jeu d’action à « mission » et plus ou moins le tamagoshi (!). Au début, le joueur prendra en main le héros, un jeune garçon, alors que son village est brûlé par des pillards. Il sera alors pris en main par un personnage puissant qui le fera rentrer dans la puissante guilde des héros jusqu’à ce qu’il atteigne l’âge adulte. Une fois dans cette guilde, des missions seront proposées au fur et à mesure de la progression du personnage et du scénario, que le joueur aura soin de sélectionner en fonction de ses intérêts et de ses affinités avec le bien ou le mal. Le monde ne gardera pas vraiment trace du passage du héro, et sera repeuplé à chaque passage.

De même les missions scénarisées pourront être recommencées plusieurs fois, jusqu’au succès escompté. Le scénario au seing de chaque mission étant remis à zéro si le joueur la quitte et la recommence. Le seul élément constant sera votre personnage qui gardera ce qu’il a en inventaire et son avancement dans le scénario global. C’est une fois de plus votre personnage que Peter Molyneux met en avant. Celui-ci va évoluer dans ses caractéristiques, mais également dans son apparence en fonction de ses actes. Il ramassera des cicatrices au combat, prendra un air sinistre si sa voie le mène à devenir mauvais, grossira s’il mange trop, se musclera si sa force augmente…

L’utilisation de magie, d’arc et de flèches ou de l’épée le fera évoluer dans les compétences propres à cette arme. D’autre part, le jeu fera évoluer son aspect en fonction de vos aventures, et proposera également une customisation outre l’habillement par le biais de tatouages, de coupe de cheveux, etc… Ce sera très amusant de voir les réactions des villageois au vu de l’aspect attirant ou menaçant de votre personnage. Jeter un sort aura des effets visibles sur les spectateurs, qui pourront applaudir ou encore s’enfuir s’ils sont effrayés. Il sera également possible de séduire, de menacer afin d’arriver à vos fins. Il est même possible de se marier, de divorcer, d’acheter une maison ou encore d’ouvrir une maison close…

L’interface et les combats quant à eux ne sont pas fantastiques. Non seulement l’interface n’est pas très pratique et est nettement un transcodage de l’interface Xbox. Le jeu proprement dit est nettement orienté action, et le déroulement de la mission se fera en suivant la flèche de la mini-carte et en détruisant systématiquement les ennemis sur le chemin. Un clic gauche permettra l’attaque, le clic du milieu la parade, un clic droit permettra les attaques « spéciales ». C’est un peu décevant et les combats sont nettement des jeux d’action d’une difficulté assez accrue à moins d’avoir un niveau de personnage nettement élevé, ce qui facilite la victoire. Bref, il s’agit souvent de tuer du monstre jusqu’à ce que vous ayez le niveau suffisant pour réussir la mission. Au final, le jeu est malheureusement assez creux et le scénario ne sera pas assez stimulant pour tenir le joueur en haleine.

Question jouabilité, ainsi que je l’ai dit, le jeu est assez linéaire et consiste en missions successives, mais quelques missions secondaires permettront de s’enrichir ou de monter de niveaux plus rapidement. Au niveau des bugs je n’ai eu à déplorer aucun plantage et Microsoft s’est, comme toujours, montré à la hauteur au niveau de la finition de leur jeu. À noter que la traduction est d’excellente facture.

Pour conclure, nous sommes ici en présence d’un jeu d’action-rôle plaisant, très axé sur le développement de votre personnage et de son aspect. Un jeu qu’il est difficile de qualifier, mais dont le contenu original saura séduire les plus blasés d’entre nous. Je dois avouer avoir vraiment apprécié l’aspect évolutif du personnage. Le choix d’une carrière de guerrier, mage ou archer, la possibilité de jouer « bon » ou « mauvais » qui aura un impact direct sur l’aspect du joueur et la manière dont il sera perçu. Cela rendra le jeu bien différent, dans le cas d’une nouvelle partie avec un autre personnage. Cela dit, il reste à voir si l’attrait de l’originalité et de l’évolution personnelle du personnage saura compenser sa jouabilité un peu creuse et ses combats relativement rébarbatifs sur le long terme.
Graphismes et sons : 4/5
Interface de combat : 2/5
Scénario : 2/5
Jouabilité (fun): 3/5

Dungeon Siege II

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En son temps, Dungeon Siege avait fait sensation, en raison de ses graphismes très en avance sur leur temps, et au vu de son monde dans lequel le joueur pouvait s’aventurer sans aucune coupure ou chargement. Au niveau de la jouabilité, le jeu avait un peu déçu, celui-ci n’étant en fait qu’un clone très répétitif de Diablo. Seul son « toolkit », outil de création de jeu sur le moteur de Dungeon Siege l’a sauvé de l’oubli,… Et notamment en raison de la sortie d’Ultima 5 : Lazarus. Dungeon Siege II prend la suite du premier du nom, mais se situe bien après un grand cataclysme qui a fait table rase du passé.

Un mage s’est emparé d’une épée maléfique, et nous assistons au sempiternel combat entre le bien et le mal. En tant que joueur, vous avez le choix entre plusieurs races de personnages (humain, elf, demi-géant, …) ayant chacune certains bonus de caractéristiques, mais ce choix n’aura pas d’incidence sur le scénario de départ : vous êtes un mercenaire combattant pour le puissant maître démoniaque, qui rétribuera vos services à coup d’épées. Laissé pour mort, Ce sera prisonnier aux mains des dryades que vous ferez vos premières armes. Le scénario est sympathique, et, à la quête principale très linéaire, s’ajouteront des quêtes secondaires totalement non linéaires.

Au niveau graphique, le jeu est assez joli, mais il ne faut pas s’attendre à la claque prise lors de la sortie du premier du nom. Si les décors sont assez réussis, les personnages sont anguleux et les animations assez moyennes comparées aux critères actuels. Les musiques de Jeremy Soule sont, comme d’habitude, de très bonne facture. Au niveau de la jouabilité, malgré une gestion de caméra parfois douteuse, le jeu a été bien amélioré, et offre des options assez intéressantes. La progression du personnage reste la même que dans le premier Dungeon Siege. L’utilisation d’un type d’arme ou de magie déterminant la montée en puissance du joueur, il vous faudra choisir une compétence/profession à développer et éviter de vous disperser, le jeu devenant vite injouable pour les « touche à tout ». A la gestion des combats, il a été rajouté un « talent » que l’on peut activer de temps à autre, pouvant changer le tour que prends un combat. Le familier, également, est géré de manière originale, puisque le joueur dispose d’un large choix, et que la créature pourra voir ses compétences modifiées en fonction des choix du joueur.

Au final, nous avons un jeu d’action-rôle très bourrin, avec quelques idées originales, qui, sans révolutionner le genre, le fait évoluer quelque peu. Le jeu est cependant assez répétitif, non seulement en raison des incessants combats propres au style action-rpg, mais également en raison de l’obligation qu’aura le joueur d’utiliser toujours le même type d’armes ou de magie afin de progresser suffisamment dans ses compétences pour continuer le jeu de manière viable. Une fois encore, le « toolkit » sera un élément déterminant sur la longévité de ce titre. Cela dit, c’est un bon titre pour les amateurs du genre.
Graphismes et sons : 3/5
Interface de Combat : 3/5 (action pure)
Scénario : 3/5
Jouabilité (fun) : 3/5

Sacred Underworld 

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Sacred Underworld est le disque additionnel de Sacred, qui était un jeu édité par Ascaron, et qui reprenait, avec un succès certain, le principe de jeu de Diablo. La sortie de Sacred était en son temps vaguement buggée et manquait un peu de finition. Celui-ci a fait l’objet d’une mise à jour gratuite, Sacred Plus, qui a finit par être d’ailleurs publiée en magasin.

Graphiquement, Sacred Underworld est de la même veine que Sacred, et les décors en 2D sont toujours aussi beaux, parfois plus sombres et plus typés (dans les souterrains), mais parfois aussi répétitifs (voir plus dans les extérieurs) que le jeu original. Au niveau son, c’est toujours aussi bon, sans pour autant être transcendant.

Le pack d’extension propose, outre une pléthore de nouveaux endroits à explorer et de nouvelles quêtes rajoutées au jeu original, de jouer deux nouveaux personnages, un démon féminin ou le nain. Le démon, en fait une succube, est une combattante possédant quelques capacités de magie (Feu, poison, …) ainsi qu’un disque de feu pouvant attaquer ses ennemis par lui-même. Les villageois fuiront d’ailleurs cette créature dès qu’ils l’apercevront, sauf les personnages donneurs de quêtes (?!). Le nain guerrier, quant à lui, est plus réussi graphiquement, ses commentaires seront de loin plus drôles et refusera de monter à cheval, mais aura accès à certaines technologies peu adaptées à mon avis à un monde médiéval fantastique (mines, lance-flamme…)

Question jouabilité le jeu reste le même, avec un petit résumé des effets de vos armes lorsqu’elles sont examinées. L’extension bénéficie d’une bonne finition et je n’ai pas eu à déplorer de bugs, à l’exception de problèmes de connexion quant au module multijoueur.

En définitive Sacred Underworld est un disque additionnel sympathique, rajoutant un monde à explorer et une quête principale intéressante quoique plus linéaire que celle du jeu original. Si vous avez adoré Sacred, avec ses quelques défauts (respawn, gameplay répétitif et relativement creux) vous ne serez pas déçu par son extension, qui ne fait qu’étendre le jeu original en proposant un nouveau scénario et deux nouveaux personnages à jouer. Ne vous attendez cependant pas à une révolution ni même à une véritable évolution du jeu original.
Graphiques & sons : 4/5
Interface de Combat : 3/5 (arcade)
Scénario : 3/5
Jouabilité (fun) : 3/5 (simple mais efficace)

Gothic 3 – Test 2

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Si vous connaissez la série Gothic, vous savez que les deux premiers opus étaient des chef-d’oeuvres au vu de leur grande jouabilité, de la liberté quils proposaient, mais également et surtout au vu de la grande qualité de leur scénario. Les quelques reproches qui leur avait été faite, provenait de leur interface, peu intuitive au premier abord (mais bien pratique au final), et de leur système de combat qui, sans être désagréable, était un peu en-deçà de ce qui se faisait.

Graphiquement, Gothic 3 propose, comme ses prédécesseurs une vue en 3D de votre personnage, pouvant passer en vue subjective. Le moteur de jeu a été entièrement refondu et le monde de Myrtana offre une ambiance graphique et sonore jusqu’alors inégalée dans la série. Le monde est vivant, d’un seul tenant (pas d’écran de chargement intermédaire), d’une immensité rare, mais également très typé, en fonction des régions traversées. Vous commencerez dans les forêts de verdoyantes de Myrtana, pour passer du désert brûlant de Varant aux montagnes gelées du Nordmar, chaque endroit dégageant une ambiance visuelle et sonore propre. De ce point de vue le jeu est une totale réussite, d’un niveau aussi élevé voir supérieur à la concurrence, même si on regrette un peu le manque d’optimisation du moteur au vu de la configuration recommandée pour faire tourner le jeu correctement (1.5 Gigas de RAM). A ce sujet, je recommande chaudement d’essayer la démo, afin de vérifier que votre système est assez rapide pour le faire tourner.

Au niveau du scénario, le jeu prends la suite des deux premiers opus. Vous êtes un prisonnier échappé de l’ile coloniale minière et abordez le continent en constatant que les humains ont été réduits en esclavage par les Orcs pendant votre absence. Votre but, retrouver Xardas le nécromancien, qui s’est allié aux Orcs, afin de tirer tout cela au clair. N’étant pas particulièrement un enfant de chœur, et ayant quelques raisons de haïr le Roi Robar en place, vous aurez toute opportunité de vous allier avec les orcs, les rebelles, les mercenaires à la solde des orcs, les Hashishins (esclavagistes du désert) ou les nomades. Bref, le choix sera le vôtre, et le jeu vous offrira une liberté totale de libérer les villes ou encore de travailler pour l’oppression afin d’assurer l’emprise des Orcs sur l’humanité. Chaque ville vous offrant une multitude de quête, mais n’imposant aucun camp, votre liberté sera totale, et votre engagement au profit de l’un ou des autres camps pourra être plus ou moins durable.

S’il est un élément qui est bien développé dans Gothic 3, c’est bien ce concept de liberté, qui est, à mon sens, l’essence même du jeu de rôle. De même, les auteurs n’ont eu aucun parti pris, et vos choix pourront être moralement défendables, en fonction des affinits de chacun. Au vu de l’étendue du monde (il n’existe pas moins de 24 villes et campements contenant chacun une pléthore de quêtes), le joueur aura vraiment l’opportunité de faire ce qu’il veut. Cette liberté, a eu cependant quelques effets pervers au niveau du scénario. Si l’histoire de Gothic 1 et 2 était présente, et l’avancée par chapitre permettait une progression et d’intéressants rebondissements, dans Gothic 3, il n’en est rien.

Votre rôle et les conséquences de vos actes auront des répercussions directes sur le monde (une ville sera libérée, la rébellion locale sera vaincue, votre réputation envers l’une des factions du jeu sera améliorée et vous donnera accès à d’autres quêtes), mais cela n’aura au final aucune influence sur le scénario général. D’ailleurs en parlant de scénario général, on déplore plutôt une absence de scénario ! La trame de fond étant posée, celle-ci demeurera jusqu’à la fin du jeu, avec quelques éléments disséminés dans le monde, de ci de là, mais et aucune évolution ou rebondissement ne fera son apparition. Seul le choix d’un camp (Xardas, le Roi Robar ou les Orcs) à la fin du jeu déterminera l’épilogue de l’histoire. Avec la liberté a disparu le sentiment de lire un bon livre, et d’être surpris par le développement scénaristique. Dommage.

Autre bémol, la taille du monde a été source de déception au niveau du soin auquel Piranha Byte nous avait habitué concernant les détails des dialogues et  leur profondeur. Le monde est devenu immense et varié, certes, mais le jeu en a nettement perdu en densité et en intérêt. Par comparaison, la capitale de Myrtana dans Gothic 2 était une merveille, la plupart des personnages étant détaillé au niveau des dialogues. Ici on se retrouve dans des villes peuplées de personnages sans âme, n’ayant que « laisse mon tranquille » à la bouche, avec quelques personnages offrant des dialogues intéressants mais portant un véritable nom. Malheureusement même ceux-ci sont moins fouillés que dans les précédents opus, et les quelques informations sur la trame principale sont éparses et d’ailleurs assez discutables au vu des opus précédents.

Bien plus fâcheux est le système de combat totalement refondu… pour ne pas dire raté ! Le combat dans Gothic 1 et 2 était quelque chose de précis, qui, même s’il pouvait être un peu critiqué, nécessitait une synchronisation des coups très précise, afin de profiter de l’inertie de vos armes et d’obtenir un maximum d’efficacité lors des combats. Au moins, pas de bourrinage de bouton de souris, et la dextérité du joueur n’entrait pas trop en ligne de compte. Ici, plus rien de tel. Si le principe devait rester le même, mais légèrement amélioré, Piranha Bytes a choisi d’offrir plusieurs attaques différentes en fonction de la position des boutons de la souris, et de leur durée de pression, courte ou longue.

Bref, leur système est tellement compliqué et peu intuitif, que le joueur se retrouve dans la plupart des cas à marteler le bouton droit de sa souris jusqu’à ce que le combat soit gagné, les différentes techniques disponibles, notamment les parades étant au final sans effet. En rajoutant à celà un déséquilibre certain du rapport de forces entre les différents protagonistes (un cochon sauvage pouvant vous décimer un village et ses guerriers d’élite orcs), les combats en deviennent très vite peu intéressants, voire agaçants. Sachant qu’au final le jeu se compose à 80 % de combats, le sentiment global du joueur s’en trouve au final relativement mitigé.

D’autres points, tels que le système de caractéristiques ont été refondus, et le résultat est assez positif, puisque le jeu offre différentes compétences, dont le développement dépendra des choix du joueur. L’écran de présentation est clair, net et précis et on sait tout de suite quels développements choisir afin d’arriver à ses fins. Ce souci de simplification a malheureusement été étendu à l’ouverture des coffres, qui faisait intervenir avec bonheur le joueur dans les opus précédents. Maintenant, la possibilité d’ouverture d’un coffre se limite à l’usage d’un talent équivalent à la difficulté de celui-ci, et son contenu, aléatoire sera généré en fonction de la difficulté de son ouverture.

Le bilan de tout cela est, somme toute, relativement mitigé. Soyons clairs. Gothic 3 est un très bon jeu, que j’ai bien apprécié. Il offre une liberté et une non linéarité jusqu’alors inégalée dans les jeux de rôle, mais il faut reconnaître que celle-ci s’est fait au détriment du scénario et cela est regrettable. Certes, les décisions que vous prendrez auront une conséquence directe sur le monde, puisque des villes seront libérées ou le joug des orcs renforcé, mais celles-ci n’auront que peu d’influence sur le scénario principal.

En conclusion, et pour répondre à la question habituelle : « Est-ce mieux qu’Oblivion ? », je répondrait que cela dépend de ce que vous cherchez.

Si vous cherchez un monde typé, offrant une liberté totale, et que le scénario en filigrane n’a que peu d’importance pour vous, Gothic 3 est unique en son genre et vous contentera à la condition de supporter un système de combat calamiteux. Sinon, si vous préférez un jeu au monde plus figé, au scénario plus linéaire mais plus présent avec un système de combat plus agréable, préférez lui Oblivion.
Graphismes et sons : 5/5
Interface de combat : 2/5
Scénario : 2/5
Jouabilité (fun) : 3/5

Gods : Land of infinity Special Edition

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Sorti depuis un petit moment, il est temps de vous présenter Gods : Land of infinity Special Edition, alias GODS, qui n’a toujours pas de distributeur à l’heure actuelle. Si vous avez testé la démo et que vous avez rencontré des problèmes de type « bugs de chargement », « retour Windows » ou des problèmes d’affichages, sachez qu’elle est bien loin de la qualité de la version complète. Avec cette dernière, la 1.39, les bugs ont disparu, le jeu s’est montré beaucoup plus vif et les temps de chargement ont été divisés par 3 au moins. Cette démo – que vous pouvez trouver à la fin du test – ne rend donc pas hommage au jeu.

Dès le lancement du logiciel, il y a une chose fabuleuse : la musique. Et il est vrai que durant tout le long de votre aventure les différents morceaux seront de qualité. C’est un des rares jeux (avec Mount and Blade) ou je n’ai pas coupé la musique, peut être aussi parce que les bruitages du jeu sont plus fades que cette musique classique tout à fait adaptée à l’univers. Après lancement d’une nouvelle partie, GODS commence par une vidéo expliquant la guerre des dieux dans le monde de Bellarion.

Le dieu de l’obscurité Mortagorn dominant les batailles, le dieu du feu Arswaargh décide d’envoyer dans le monde d’Antasion, Vivien, une créature créée de son propre corps astral pour rechercher une arme permettant de vaincre Mortagorn.

Malheureusement, quand Vivien voyage à travers un portail magique, elle perturbe l’équilibre divin et sa propre essence est dispersée et absorbée par les dieux d’Antasion. Sans son essence divine, Vivien devient un être mortel. Elle doit donc chercher les dieux de ce nouveau monde pour récupérez son essence divine, et trouver une arme pour vaincre le dieu de l’obscurité.


C’est pourquoi vous incarnez une jeune femme sans choix de ses caractéristiques, ce qui est quand même un peu dommage. Vous commencez à Stratovic, une ville du royaume avec une vue à la première personne. Le scénario est on ne peut plus clair, mais vous pourrez bien sur réaliser des quêtes annexes. Bouton droit pour vous déplacez, bouton gauche pour regardez autour de vous. Rien de très compliquer. Les flèches permettent aussi de se déplacer et le shift de courir.

Le graphisme est sympathique, même s’il ne fait pas appel aux derniers effets technologiques de vos cartes graphiques neuves (merci Oblivion). Les couleurs verdoyantes et chatoyantes des lieux rehaussent le niveau de qualité – voir les screens- et tout cela est bien agréable à l’œil et fait penser à des graphismes entre Might and magic 9 et Dungeon Lords. Bien qu’anguleux, il est très correct avec quelques effets – eau, éclairages extérieures- fort jolis. Hélas, il n’y a pas d’intérieur. Entrer dans les bâtiments est totalement impossible. Vous croiserez donc les PNJ devant chez eux.

Après avoir visité la ville, c’est à dire une zone, vous pouvez en sortir en vous rendant à un point de sortie et en cliquant sur un poteau de direction (on vous le propose automatiquement aussi). Vous vous retrouvez alors sur une carte du monde. Il vous suffira de cliquer sur un lieu pour que votre personnage s’y rende et vous voici dans une nouvelle zone à découvrir. Vous trouverez de nombreux PNJ qui vous proposeront soit leur service et pourront rejoindre votre personnage – vous pouvez gérer jusqu’à six personnages supplémentaires – soit de vous vendre ou de vous acheter de l’équipement.


GODS propose une partie commerciale qui vous permettra de faire du profit car vous en aurez bien besoin vu le prix des armes et armures magiques. Mais cela devient extrêmement contraignant lorsque vous gérez cette phase. Le jeu ne fait pas mieux que Spell of Gods de ce côté-là, car si vous souhaitez faire du commerce, il vous faudra une bonne dose de patience : Imaginons que vous achetiez des cookies dans une ville à un certain PNJ. Vous devrez sortir de la ville à pieds et cliquez sur le poteau qui vous permettra d’en sortir. Sur la carte du monde, il faudra alors cliquer sur votre lieu de destination pour vous rendre encore à pieds vers le marchand qui me rachètera les articles à un meilleur prix.

Vous lui vendrez puis reprendrez la sortie de la zone. Lourd, n’est ce pas ? Et sachez que certaines zones sont très grandes. De plus, les zones n’ont souvent qu’une entrée. Cela veut dire que vous devrez parcourir la zone comme vous le voulez mais que vous devrez forcément ressortir par le seul et unique passage. Heureusement, ce côté commercial, vous pourrez vous en passer au fur et à mesure de votre avancé. Personnellement les longs voyages à pieds ne me dérangent pas, mais il est vrai qu’il aurait été sympathique d’avoir l’option déplacement direct d’une ville à une autre comme dans Oblivion, ou tout du moins la possibilité de sortir d’une zone plus rapidement. Peut-être dans les patchs à venir…..

Même si votre quête principale est longue à se mettre en place, de nombreuses quêtes secondaires vous seront confiées. Si les différentes zones où vous pouvez vous rendre sont assez nombreuses, on sent une certaine linéarité dans le cheminement du jeu. Ainsi en début de partie vous avez accès à une demi-douzaine de zones, les nouveaux lieux ne se débloqueront que si vous faites certaines missions pour certains PNJ.

Autrement dit, l’accès à de nouvelles zones n’est possible qu’à la résolution de certaines quêtes, c’est en cela que je trouve une linéarité dans le jeu. De même, il y a peu d’interactivité dans les zones, hormis les PNJ. Parfois vous trouverez à même le sol une potion, des herbes ou encore cachés derrière un arbre. Mais cela reste rare.


Il n’empêche que cela n’a pas gâché mon avancée dans le jeu que j’ai bien apprécié avec des combats très sympathiques. Parlons en d’ailleurs : lorsque vous êtes dans une zone, vous pouvez voir aussi bien les PNJ que les créatures. Il vous est ainsi possible d’éviter les combats en vous faufilant entre les ennemis. Malheureusement, vous serez obligé de faire les combats car il rapporte expérience et objet trouvé sur les cadavres.

Si les déplacements dans les zones ressemblent à ceux d’un FPS, les combats sont en tour par tour comme dans Final Fantasy ou Neverend. Ainsi avec une caméra d’angle générale qui vous permet de voir tous les belligérants, le personnage le plus rapide va agir le premier et ainsi de suite. Tout cela dépendra de son équipement et de sa place dans la formation.

En effet, votre groupe comprend huit places : quatre devant, quatre derrière. Ainsi vous placerez les guerriers en première ligne et vos archers et vos magiciens en seconde. Vos ennemis ne pourront ainsi ne frapper que vos premières lignes sauf s’ils possèdent des armes ou sorts de distance.

L’IA a les mêmes possibilités que vous et les utilise très bien, ce qui fait d’elle un adversaire coriace dans certains combats ou le surnombre de vos ennemis risque de causer la perte de votre équipe et l’arrivée d’un Game Over qui vous obligera à reprendre la partie juste avant le combat. Il s’agira alors de réfléchir à une stratégie plus appropriée.

Lorsque l’un de vos personnages peut agir, il a le choix entre le corps à corps, un sort, le tir d’une flèche selon son équipement et sa place, mais aussi changer de position, changer d’arme ou encore farfouiller dans son équipement pour une potion par exemple. Mais tout agissement coûte des points d’action (PA). Si frapper simplement coûte 1A, certaines actions coûtent 3PA voir 5 selon la force de l’action à faire. Or, votre personnage en début de combat ne possède que 3 PA.

Il pourra se mettre en défense et gagner 3PA supplémentaires pour son prochain tour, ce qui lui permettra de faire des attaques plus puissantes. De plus, lorsque vos PA tombent à 0, il vous faudra forcément vous mettre en position de défense pour regagner 3PA. Des combats stratégiques intéressants qui permettent de multiples possibilités et une bonne gestion du groupe. Vous allez me dire que vous n’avez que 7 personnages maximum dans votre équipe, alors pourquoi huit places : tout simplement parce que certains sorts font apparaître des créatures supplémentaires qui vous aideront pour la bataille.

A la fin du combat, vous gagnez des objets laissés par les morts et des points d’expérience qui permettront de faire évoluer vos personnages. Vous en gagnez aussi en réalisant les quêtes des PNJ. En changeant de niveau, vous gagnerez cinq points à distribuer entre les 5 caractéristiques de votre personnage. Vous gérez aussi l’expérience et l’équipement des PNJ qui vous auront rejoint, mais ces derniers pourront très bien vous laisser tomber leur quête terminée.


La nuit et le jour sont gérés, mais en plus, le jeu gère et la faim et le poids porté par vos personnages. Ainsi, ces derniers devront se nourrir et boire, sinon deviendront trop faibles pour porter leurs affaires ou encore combattre. On se retrouve donc dans un jeu plutôt simulation, qu’arcade contrairement à d’autres RPG ou votre besace se remplit à l’infini. Le poids est important car plus vous serez chargé, moins vous avancerez jusqu’à ne plus pouvoir bouger.

Il y a d’autres petites choses encore très intéressantes qui sont un plus dans le jeu : outre la possibilité de placer des cristaux sur certaines de vos affaires ce qui vous permettra d’obtenir des bonus en combat, en vie ou encore en expérience, votre personnage principal pourra faire de la magie à partir d’ingrédients divers. En achetant la « recette » à des magiciens et en trouvant tous les ingrédients vous pourrez faire différents sorts transformant votre arme normale en magique, créez des potions de toutes sortes. Il y a donc beaucoup de possibilités dans le jeu.

La magie des sorciers fonctionne d’ailleurs avec des livres décorés de cristaux. Chaque cristal correspond à un sort que vous pourrez lancer si vous possédez assez de points de magie. Il est dommage que les cristaux de sorts ne soient fournis qu’au compte goutte. Cela vous oblige alors à bien choisir à qui vous allez donner tel ou tel sort dans votre équipe. De même, la création magique par votre personnage principal est tard dans le jeu, alors que cela aurait pu être sympa de pouvoir y goutter dès le début.

Pour une durée de vie de 20 à 30 heures environ, Gods : Land of infinity Special Edition distribué uniquement sur Internet vaut le coup et s’adresse surtout aux amateurs de RPG old school avec combat stratégique au tour par tour à la Final Fantasy. Il vous faudra néanmoins jouer dans la langue de Shakespeare.

+ Combats stratégiques
+ Univers médiéval fantastique sympathique
+ Musiques somptueuses
+ Moteur 3D avec jolis effets

Note testeur 08 sur 10

– Commerce lourd à gérer
– Création de la magie qui arrive trop tard dans le jeu
– Phase de marche à pieds parfois longue
– Pas de création de personnage en début de partie