Owlcat Games lève le voile sur la conception de la figurine de Ra’akhti, la compagne kroot de Warhammer 40 000 : Dark Heresy. Haute de 20 cm et directement tirée des modèles du jeu, cette statuette constitue la pièce maîtresse de l’édition Collector, proposée à 289 € sur le site officiel.
Dans un nouveau carnet de développement, le studio a donné la parole à Anton Osipov, qui dirige la production des personnages 3D et a lui-même sculpté le modèle de Ra’akhti. Il y retrace un parcours peu commun : là où la plupart des héros naissent d’un croquis ou d’une description écrite, cette Kroot a en grande partie trouvé son apparence définitive à travers la figurine destinée aux collectionneurs.
Une Kroot réclamée par la communauté
Chaque édition Collector d’Owlcat embarque une statuette exclusive. Restait donc à choisir le personnage qui aurait cet honneur. Depuis la sortie de Warhammer 40 000 : Rogue Trader, de nombreux joueurs demandaient au studio d’intégrer d’autres espèces de l’univers Warhammer, et les Kroot arrivaient largement en tête des souhaits. Un compagnon kroot étant déjà prévu dans Dark Heresy, le choix s’est imposé de lui-même : Ra’akhti, la pisteuse, rejoindrait les bonus physiques de la précommande.
Les artistes 2D ont ouvert le bal avec une série de croquis explorant morphologies, silhouettes, palettes de couleurs et équipements. L’objectif : obtenir une créature cohérente avec la noirceur du secteur Calixis, tout en restant immédiatement identifiable pour les amateurs de l’univers.

À la recherche de la pose idéale
Une fois les concepts validés, l’équipe 3D a pris le relais : sculpture, dépliage UV (la projection de la surface du modèle sur un plan pour y appliquer les textures) puis « baking » (le pré-calcul des détails fins directement dans les textures). Le personnage s’est ainsi approché pas à pas de sa forme finale.

Vient ensuite le choix de la posture, une étape bien moins anodine qu’il n’y paraît. Celle-ci doit traduire le tempérament du personnage, offrir une silhouette forte et lisible sous tous les angles, et anticiper dès ce stade les contraintes de la mise en peinture. Après de nombreuses ébauches 3D rapides, c’est finalement la toute première option qui a été retenue, jugée la plus fidèle à la personnalité de Ra’akhti et la plus flatteuse sur une étagère.

Un fragment du jeu dans le monde réel
La particularité de cette statuette tient à sa filiation directe avec le jeu. Le corps de cette Kroot, son équipement et l’ensemble du décor, jusqu’aux plus petits éléments du socle, proviennent des modèles utilisés en jeu. Seuls quelques détails ont été retravaillés pour les besoins de l’impression. Les teintes de sa peau, son fusil et son fidèle pech’ra Yuka sont issus du moteur, et lorsque l’apparence de Yuka a évolué dans le jeu, la figurine a été mise à jour en conséquence.

Le socle a lui aussi fait l’objet d’une attention particulière : il devait compléter la composition sans voler la vedette à l’héroïne. Les artistes y ont représenté les niveaux inférieurs de la ruche Sibellus, là où nous croiserons Ra’akhti pour la première fois.

Les joueurs de l’alpha et de la bêta reconnaîtront d’ailleurs la caisse posée sur le socle, un simple élément de décor de Marisportum Sectoris qui a fini par prendre corps.

Un portrait né de la figurine
D’ordinaire, Owlcat suit un processus bien établi pour ses compagnons : un concept 2D, puis un portrait, et enfin le modèle 3D utilisé en jeu. Pour Ra’akhti, l’ordre a été inversé. Accaparée par la préparation des éditions de précommande, l’équipe n’a pas eu le temps de produire un concept 2D, et c’est pendant la création de la figurine que le design du personnage s’est fixé. Le modèle achevé a ensuite servi de base à son portrait de compagnon, un cas unique dans les productions du studio.
Autre anecdote : la tenue que porte aujourd’hui la Kroot ne devait être que provisoire. L’équipe l’a finalement conservée, estimant qu’elle reflétait parfaitement son caractère.

Du numérique à l’étagère
Ce qui fonctionne à l’écran ne survit pas forcément à l’impression. Lors des premiers tirages, les éléments les plus fins (pelage, plumes et cape) se sont révélés trop fragiles. Leur épaisseur a donc été augmentée afin de solidifier l’ensemble, et les versions suivantes ont donné satisfaction.
Dernière étape, et non des moindres : la mise en couleur. Plusieurs teintes de peau ont été essayées, tout comme différentes nuances pour la rouille de l’arme et pour l’environnement, ainsi que divers types d’ombrage, jusqu’à trouver la palette qui traduise à la fois la personnalité de Ra’akhti et l’atmosphère du jeu.

Ce que contient l’édition Collector de Warhammer 40 000 : Dark Heresy
Disponible en précommande au prix de 289 € sur le site officiel du jeu, l’édition Collector réunit les éléments physiques suivants :
- – la figurine de Ra’akhti, haute de 20 cm ;
- – un roman court d’Aaron Dembski-Bowden, qui relate les événements menant à Dark Heresy (version imprimée exclusive à cette édition) ;
- – un artbook relié rempli de croquis et de commentaires sur la conception du jeu ;
- – un insigne de l’Inquisition en métal, gravé de la devise « L’innocence ne prouve rien » ;
- – un coffret Collector frappé du sceau de l’Inquisition.
S’y ajoutent les contenus numériques des différents packs : le jeu complet, l’accès à la bêta en cours, un rôle sur le Discord officiel, un set de trois objets en jeu (gantelets en acier azuré, cape d’Inquisiteur et chapeau de chasseur de sorcières), l’artbook et la bande originale numériques, le nom de l’acheteur dans les crédits, le plastron de la garde personnelle de Marius Hax, un set de personnalisation de l’intérieur du Guncutter et une place au Panthéon du jeu. Pour mémoire, les packs entièrement numériques sont proposés à 39,99 €, 49,99 € et 79 €.
Warhammer 40 000 : Dark Heresy n’a pas encore de date de sortie. Le cRPG est attendu sur PC (Steam, GOG et Epic Games Store), PlayStation 5 et Xbox Series X|S.
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