Le presse est unanime : Diablo IV est le jeu de l’année tellement il est grandiose et abouti pour un joueur qui veut pousser l’expérience hack’n slash à fond. La hype étant un peu redescendue, je vais donc m’intéresser à la partie qui nous intéresse sur le site : La campagne solo. Parce qu’à la base Diablo, c’est avant tout le combat d’un héros contre les forces démoniaques, alors on a beau voir une ribambelle de joueur nous parler de theorycraft, je ne suis pas là pour faire des analyses, mais profiter d’une histoire. Alors, vais-je être aussi enchanté que les légions de joueurs qui ont succombé ?


Un soufflé au fromage, c’est magique …
Au lancement du jeu, ce sont pléthores d’options qui vous assaillent, et même des options de « confort ». Viennent ensuite le choix de votre personnage et sa personnalisation. Là encore, Blizzard a mis les petits plats dans les grands en proposant 5 classes avec choix du sexe et personnalisation physique : choix de la tête, couleur, tatouages, … Tout est fait pour que le joueur se sente unique avec son avatar. Vient ensuite le choix du niveau de difficulté parmi 2 possibilités, dont la première qui vous permettra (presque) de traverser la campagne les doigts dans le nez. Enfin, on se lance dans l’aventure !
La première chose qui marque dans Diablo IV, c’est sa direction artistique qui est tout bonnement très réussie : Dark à souhait, on ne peut qu’applaudir le retour aux sources. Les premières scènes sont gores, tel un bon film de John Romero. Le second point très appréciable en ce début de partie, outre la musique, les doublages tout en français, les bruitages et les cinématiques, le tout de très bonne qualité, c’est la manière très astucieuse de présenter les dialogues : lorsque vous cliquez sur un PNJ important, la caméra va zoomer très légèrement ou réellement plongée dans une vue cinématographique, parfois à la troisième personne, au coeur de la discussion, vous immergeant complètement pour votre plus grand bonheur.
Ces scènes au coeur de l’action cachent malheureusement une pauvreté dans les interactions avec les PNJ qui sont toujours aussi immobiles. Les PNJ secondaires ne lâcheront que de petites anecdotes sur le background ou leur état d’esprit. Ce ne seront que des monologues à cliquer, et les missions secondaires seront fedex.
Votre quête principale est simple : Allez pourfendre Lilith, la fille de la haine qui veut reconquérir son royaume après sa résurrection. Une aventure dont le scénario pourrait tenir sur un ticket de bus, mais j’avoue être un peu dur quand je vois cette si fantastique direction artistique servir un … hack’n slash. C’est presque du gâchis. Parce que là, on aurait aimé un jeu avec des arcs narratifs plus poussés ou au moins existants comme on a pu en voir dans Les royaumes d’Amalur.


Ce sera donc une fuite en avant à la recherche de la démone qui vous permettra de parcourir un monde ouvert. Oui, pour la première fois de la série, le monde est ouvert avec différents biomes bien réussis, et avec des centaines de donjons, qui seront aléatoires. Une campagne somme toute solide au niveau de sa durée de vie car il faut compter au minimum une trentaine d’heures. Mais j’y reviendrai.
Si le début de l’aventure est plutôt tranquille avec un rythme assez lent, plus on monte dans les niveaux, plus les créatures seront nombreuses et plus les combats seront nerveux et rapides. Du grand art dans lequel Blizzard excelle. D’ailleurs quelle ne fut pas ma joie de voir l’option « Esquive » être présente dans cette version PC. Ainsi, la fonction existe et permet d’éviter les attaques les plus puissantes toujours indiquées par des zones rouges et permet un début de stratégie dans les combats.
La maniabilité au clavier est top, tout comme celle à la manette, et lorsque vous aurez trouvé votre build, vous passerez vos prochaines centaines (milliers ?) d’heures à faire et refaire les mêmes actions pour faire progresser votre avatar.
Si je devais arrêter mon test là, je dirais que Blizzard a réussi un coup de maître et je lui mettrai un 10/10 car le soleil semble briller dans ce monde dark. Malheureusement, parlons des choses qui fâchent, parce qu’on semble oublier les reproches que l’on avait fait à Diablo III à sa sortie et qui resurgissent dans ce quatrième opus.


Un soufflé à manger à plusieurs
Tout d’abord un point important pour un joueur solo qui vient faire la campagne : le prix ! 70 euros le jeu de base alors qu’il n’y a même plus de boîte ! Et des frais supplémentaires pour débloquer une monture ou acheter des cosmétiques optionnels à plus de 20 euros pièces, n’est-ce pas un peu se moquer des joueurs ? Contrairement à Path of Exile, un concurrent gratuit qui propose des skins payantes. Passez ce point que certains considèreront comme négligeable et parlons du reste.
Dans les faits, le monde ouvert c’est une super idée, surtout que l’on commence à peu près au milieu de la carte, ce qui nous permet de partir dans la direction de son choix. Mais, au lieu de proposer une difficulté progressive croissante en cercles concentriques autour du point de départ de l’aventure, les développeurs ont tout simplement utilisé le level scaling. En clair, vous ne vous sentirez donc jamais un champion, les ennemis ayant le même niveau que vous, du début à la fin de la campagne. On a souvent décrié ce système déjà vu dans le monde ouvert de Sacred 2 ou encore Oblivion, alors pourquoi l’avoir utilisé ? Le plus ridicule étant que vous pourrez jouer en coopératif avec d’autres joueurs de n’importe quel niveau, vu que chaque joueur aura des ennemis à son niveau. Un calcul de proportionnalité sûrement ? Bon allez, revenons à la partie solo.
Des évènements divers et variés peuvent se dérouler lorsque vous vous promenez dans ce monde ce qui va un peu casser votre train train quotidien. Mais les objectifs restent les mêmes : tuer des créatures. Il n’y a pas d’activités annexes, sauf la récupération de matières premières (cueillette de fleurs, extrait de minerai, ou encore destruction de l’environnement pour trouver un peu de sous). Il suffit de cliquer/passer dessus sur un contenant pour le détruire et le ramassage sera automatique. On apprécie d’ailleurs que de nombreux décors soient destructibles, même si on ne retrouve pas les lustres à décrocher de Diablo III. En remplacement, vous aurez des passages dans lesquels vous passez en cliquant sur la barre espace, avec saut, glissage, escalade, tout en automatique. Cela bloque certains lieux, vous oblige à descendre de votre monture, mais vous permet de profiter de la verticalité du jeu.
On notera un bestiaire fantastique riche, mais un respawn des ennemis trop rapides dans le monde ouvert. Il suffit parfois d’attendre à un endroit pour que la baston soit incessante.
Dans les choses qui fâchent, apprenez que cette campagne solo n’est accessible qu’en online. Vous êtes obligé d’être connecté à Internet pour pouvoir accéder à votre partie. Et durant mes 15 sessions de jeux, j’en ai passé 3 à ne pas pouvoir jouer. Ce qui est tout bonnement intolérable pour une aventure solo ! Donc, une fois de plus, je réfléchirai à deux fois avant de jouer en mode hardcore car les serveurs ne sont pas fiables pour le moment et sur Internet, on s’aperçoit que des malchanceux ont perdu leur personnage à cause du problème de serveur. Il est évident que ce problème va disparaître avec le temps, mais pour le lancement du jeu, ce n’est pas admissible.
Lors de ma partie sur la campagne, j’ai eu un bug majeur qui m’a obligé à relancer le jeu bloqué. Pour le reste, rien à signaler, une très bonne stabilité, sauf certaines missions à refaire lorsque vous quittez votre partie en plein milieu d’une quête.
Ne cherchez pas non plus l’option pour lancer une partie privée seule, cela n’existe pas. Vous jouerez forcément avec les autres joueurs. Heureusement, ces derniers ne vous dérangeront pas et n’auront aucune interaction avec vous dans les donjons. Ces derniers sont instanciés et aléatoires et vous serez seul. Par contre, dans le monde ouvert vous les croiserez, et vous pourrez/devrez combattre avec eux dans des évènements ouverts à tous, même si chacun a ses propres loots et des ennemis adaptés à son niveau et même si vous ne le souhaitez pas.
Avec Diablo III, la communauté se retrouva fort démunie après la campagne et cria au scandale devant le manque de contenu end game. Dans Diablo IV, c’est tout l’inverse : Le jeu a été pensé pour le end game avant tout, voire trop et entache la campagne. Et cela montre la maladresse/ l’intelligence de Blizzard qui tient à fidéliser les joueurs.


Prenons l’exemple de la monture, une nouvelle fonctionnalité dans le jeu. Acheter un cheval sera possible, mais bien trop tard dans la campagne. En début d’histoire, votre cheval est tué et la logique voudrait que vous en cherchiez un autre. Mais ce n’est pas possible. Vous serez à pied lors de ce premier run et vous débloquerez les portails de téléportation. Donc l’utilité du cheval est très vite limitée.
Sachez tout de même que la monture vous permet de parcourir le monde ouvert rapidement. Elle possède des compétences et un équipement à lui acheter. De plus, les créatures vous ignorent à dos de cheval, sauf lorsque vous vous bloquez sur eux. Sachez aussi que ce sont vos points de vie qui sont affectés si une créature vous attaque.
On note que le jeu est multi-plateforme et cross-plateforme. Du coup, le nombre de compétences a fondu comme peau de chagrin. C’est ainsi que j’ai fait ma campagne avec 4 compétences entre lesquelles j’ai jonglées. C’est un peu chiche non ? Blizzard a continué à mettre en avant la richesse des items et l’appauvrissement des compétences. Peu de compétences qui s’upgradent de 5 niveaux, là où Diablo 2 proposait 20 niveaux chacune. C’est un choix auquel je n’adhère pas. La grobilisation d’un personnage passe par ses compétences et non ses objets, même si ces derniers peuvent le seconder. Ainsi, posséder plusieurs légendaires adaptés vous permettra de rouler sur le jeu alors que ne pas en avoir vous mettra à mal. Chacun n’est donc pas logé à la même enseigne et le jeu se base sur la chance… du loot.
Sachez d’ailleurs que les compétences sont aussi des affixes d’objets. Ainsi ma compétence en invocation d’hydres pourra être booster, si je trouve les loots me donnant des boosts dans cette compétence. Si les compétences ont perdu en prestige, on note qu’il y a le système parangon après le niveau 50, mais vous aurez fini la campagne bien avant. D’ailleurs pourquoi ne commence t’il pas au niveau 1 de votre personnage ce système, car je rappelle qu’on ne fait plus évoluer les caractéristiques avec des points ?
Le drop est aussi un autre problème. Le jeu est pensé sur la durée et surtout pour l’après. Durant toute votre campagne, vous passerez votre temps à changer d’équipement car vous trouverez forcément mieux. Dans Diablo II, ce système était beaucoup plus simple et plus compréhensible et les affixes beaucoup moins nombreux. On va donc courir après les affixes les plus intéressants et donc jouer beaucoup pour trouver les objets en rapport avec votre build . Du coup, comme il y a un système d’artisanat pour transformer ou sublimer n’importe quel objet, il vous faudra des légendaires à démonter pour en booster d’autres. Il est donc évident que le loot est totalement foiré pour permettre cet artisanat. Et c’est ainsi que les objets rares pleuvent alors que les magiques se font rares et les normaux, je n’en parle même pas ! De toute manière, les items normaux et magiques n’auront qu’un intérêt limité en début de partie. Après ce seront de la matière première pour crafter.
Il est très loin le temps de Diablo II où la découverte d’un légendaire était un hymne à la joie. Fini. Là, le légendaire sera quotidien, ce qui veut dire que l’on perd cette notion de préciosité. Vous finirez votre campagne avec vos demi-dizaines de légendaires minimum. Du coup, comme votre puissance dépend de votre équipement, selon votre chance, vous roulerez (ou pas) sur les ennemis. Notez qu’il n’y a plus de set, mais des uniques.
L’économie aussi est foirée. quand on voit les prix des marchands qui sont exubérants pour le moindre équipement. Rapidement, on compte en millions pour la moindre paire de boucle d’oreilles. On a d’ailleurs des prix en fonction de notre niveau (voir les montures par exemple)! Et d’ailleurs, qui se balade avec un million sur soi ? En considérant qu’une pièce pèse 1 gramme, il vous faudra 1 tonne de pièces pour acheter la moindre chose. N’y a t’il pas un problème ? On tolère donc un inventaire limité au niveau des objets, mais pas au niveau de l’argent ?
Du coup, ne perdez pas votre temps à faire les boutiques, ou à vous crafter une arme, vous trouverez mieux en lootant. Dans le jeu, on a moult possibilités d’évolution et de personnalisation de son équipement, auxquels on accède via des PNJ spécialisés. Que du bonheur, mais pas vraiment intéressant en dessous du niveau 50. Parce que c’est à partir de là que vous allez commencer à optimiser votre personnage et votre équipement. Et comme je l’ai dit, vous aurez fini la campagne au niveau 47/48.


Il arrive aussi que dans un donjon, apparaisse aléatoirement un boss. C’est ainsi qu’au bout de 5 heures, j’ai été confronté au Boucher. La meilleure option pour lutter contre ce boss en solo est de fuir car il disparaîtra. Bien évidement, seul le jeu en équipe vous permettra de le vaincre. Ainsi je suis mort deux fois durant cette campagne, deux fois face au Boucher. Pour le reste j’ai roulé sur le jeu en niveau de difficulté 1.
La campagne se résume à une chasse à la Lilith avec moult étapes intermédiaires à passer. L’objectif est donc de vous faire voyager dans ce monde ouvert et de profiter de cette direction artistique fantastique. C’est la mise en scène narrative qui porte le jeu. Sinon, il y a un manque de variété dans les boss. Cela se résume à un ou deux combats près, à se battre dans une zone fermée limitée et à éviter les attaques multiples. Il n’y a pas de stratégies ou d’interaction avec les décors possibles, c’est très classique.
De plus, on tombe sur les mêmes schémas de combat. Le boss laisse tomber des fioles de soins à certains pourcentages de sa vie perdue et fait apparaître des minions par intervalles réguliers (il faut bien que le nécromancien puisse avoir matière à invoquer!), et vous devez gérer vos fioles en fonction. Et puis, après victoire, on gagne son légendaire. Très classique comme je l’ai dit et triste pour un studio qui ne prend donc aucun risque.
Second point important si la durée de vie est longue, c’est tout simplement parce que pour affronter Lilith dans son donjon, vous devrez avoir le niveau 45 minimum. Vous allez donc devoir grinder pour être sur d’avoir votre chance devant la fille de la haine.
Pour conclure sur tous les désagréments du jeu, le plus gros défaut reste le champ de vision trop limité. Si, pour une classe au corps à corps, cela ne gênera pas, on aime être au plus près de l’action, pour une classe à distance, c’est rédhibitoire. Vous ne voyez qu’à 10 mètres autour de votre personnage. La caméra est bien trop proche de l’action et souvent cette dernière se passera en dehors de votre écran. L’exemple parfait est l’invocation des hydres de feu de mon sorcier. On les invoque au bord de l’écran et elles tueront les créatures en dehors de votre champ de vision. Donc vous ne verrez rien, sauf si les créatures se jettent sur vous. Par contre si vous avez un écran XX:9 ce sera mieux sur les côtés, mais pas mieux en bas ou en haut.
D’ailleurs, on se rend compte qu’il n’y a pas d’IA. Dès que les créatures sont visibles, elles vous foncent dessus sans s’occuper du véritable agresseur invoqué. Si vous arrivez à voir un peu plus que les 10 mètres, en contrebas par exemple dans certaines scènes, vous verrez que les créatures sont inertes et attendent que vous vous approchiez pour vous tomber dessus en activant toutes les capacités qu’elles possèdent. Pire encore : avec mes hydres, il arrive parfois qu’elles attendent que je me rapproche pour cracher leur boules de feu sur les ennemis immobiles. Pour l’anecdote, on avait déjà ce même problème dans Diablo II. C’est pour cela que la résolution n’a jamais été augmentée, car on s’apercevait que les créatures plus loin étaient inertes, et que l’on pouvait les attaquer sans qu’elles ne réagissent si on augmentait la résolution grâce à un mod. Mais refermons cette malheureuse parenthèse qui perdure au fil des épisodes.
Du coup, je ne vous parlerai pas du voleur archer qui tire dans le vide et dont les flèches touchent les adversaires en dehors de l’écran (pour cela maintenez Shift appuyé pour tirer sans bouger. une option essentielle pour tout attaquant à distance).
Pendant la campagne, lors d’une unique rencontre contre un boss, la caméra va reculer très loin de l’action. C’est donc possible et il serait bien que Blizzard propose une option de distance de vue pour les joueurs.


On peut en reprendre ?
J’ai beaucoup craché sur ce Diablo IV, mais il faut avouer que Blizzard excelle dans ce qu’il propose et sublime le jeu par une narration hollywoodienne. En fin de compte le temps est passé très vite. Mais je ne vois pas l’intérêt de continuer si ce n’est faire les différents donjons du monde ouvert. Il faudrait proposer d’autres fonctionnalités dans le jeu pour qu’il devienne vraiment attrayant en dehors de la campagne. Après, cela se résume à optimiser son personnage pour affronter des boss comme tous les hack’n slash qui n’arrivent pas à se renouveler en fin de compte. Il y aurait tant à faire en ouvrant le monde à d’autres possibilités. En tout cas, je ne fais pas partie de ce public qui poursuivra l’aventure pour maximiser son personnage. J’attendrai donc la suite grâce aux extensions, en me disant que je suis passé à côté de bien des choses. Mais comme je l’ai dit, je ne fais pas partie de ce public
La fin de la campagne composée de 6 actes, vous propose un épilogue et de poursuivre votre aventure dans ce monde nouvellement découvert. Ce sont donc des activités qui s’orientent vers le multijoueur. Libre à vous de poursuivre ou non. Il n’empêche qu’après avoir terminé la campagne, vous pouvez jouer un autre personnage et décider de parcourir le monde ouvert sans passer par celle-ci. Par exemple, commencer avec un personnage hardcore, car c’est logique pour un hack’n slash, et vous verrez alors que sans jouer la campagne, les régions ont des créatures avec des niveaux sans level scaling. Chouette non ?
Passé la couche de vernis, on se retrouve face à un hack’n slash solide et riche. Cette campagne qui m’aura pris environ 30 heures m’a porté grâce à sa mise en scène, mais elle m’a déçu, car je ne retrouve pas l’essence du second opus si ce n’est la direction artistique. La licence se dirige de plus en plus vers un système mmorpg avec du end game pour fidéliser le joueur. La copie rendue semble plaire et il faudrait être de mauvaise foi pour cracher dessus, mais Blizzard n’a pris aucun risque voguant sur une base de Diablo III tout en lui appliquant une couche hollywoodienne à la sauce Diablo II.
Ainsi, en tant que joueur casual, il vous faudra supporter un nombre de contraintes importantes : uniquement online, multijoueur obligatoire, loot et commerce déséquilibrés, compétences en retrait, achats cosmétiques optionnels, et un end game omniprésent, une campagne correcte mais pas fantastique, des boss qui manquent d’originalité. Rajoutez à cela un champ de vision gênant pour les classes à distance, et du level scaling, et vous risquez de fuir si vous souhaitez une expérience solitaire.
Un jeu trop cher qui proposera une expérience agréable pour le hardcore gamer qui voudra pousser son personnage à fond pendant des centaines/milliers d’heures.
+ Direction artistique parfaitement réussie
+ Une mise en scène bien pensée immersive
+ Doublage en français
+ Un monde ouvert
+ Bonne durée de vie
+ La monture
+ L’esquive
+ La charismatique Lilith…
+ Une personnalisation importante
+ Des options pour le confort du jeu ultra poussées
– Online uniquement avec (pour le moment) parfois l’impossibilité de jouer (serveur inaccessible)
– Multijoueur uniquement, pas de parties privées
– Pas de Coop local sur PC
– Un champ de vision limité, très gênant pour les classes à distance
– Le level scaling (sauf en mode hors campagne)
– Trop de contenus end game qui ne vous est pas destiné
– Des loots foirés (plus de magiques que de communs !), une économie inflationniste
– Une importance des objets, vos compétences passent au second plan
– Une monture qui arrive trop tard et n’a donc aucun intérêt
– … Mais où est Diablo ?
– Le prix avec achats optionnels en plus
Autre Test de Diablo IV.




Merci L’archiviste de nous livrer ton test en complément de celui de Marcheur. Bien que sa correction dans la même soirée que celui de Marcheur m’ait achevée, c’est toujours un plaisir de vous lire messieurs .
👍😉
Bon, bhé que cela soit ton test ou celui qui ne s’arrete jamais de marcher, ça m’a toujours pas décidé. Du coup, je passe mon tour. Trop de truc à faire en approche, et pas assez d’heures dans une journée.
Merci en tout cas.
👍 pas de quoi.
Attend 4/5 ans que les deux extensions soient sorties et que les patchs aient peaufiné tout cela. J’ai bon espoir de penser que tous les défauts cités ci-dessus seront supprimés. Enfin, espérons. 👍