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Ascension to the Throne

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C’est en me promenant sur le site du développeur russe 1C pour obtenir des nouvelles de King’s Bounty, que je suis tombé sur Ascension to the throne, un jeu dont j’avais totalement oublié l’existence, mais qui en 2005 avait titillé ma curiosité.
Et à ma plus grande surprise, le jeu est sorti il y a belle lurette, mais pas en France. Il n’existe malheureusement pas de démo et c’est avec une certaine appréhension que j’ai acheté sur le net, à un prix heureusement assez modeste, une version anglaise*. Je vais donc me permettre de faire un test plus détaillé, car il n’existe pas non plus de démo et il est difficile de se faire une opinion sur un jeu dont on a qu’une ou deux vidéos comme référence.

IL ETAIT UNE FOIS UN GROS BILL…

Vous, Alexander, roi d’Airath, vous avez été assailli dans votre demeure par des ennemis inconnus. Il aurait été possible de les repousser sans la trahison de votre archimage Wolfguard, votre bras droit, qui vous téléporte alors dans un autre royaume. Arrivé dans un château inconnu, le seigneur vous prenant pour un espion vous fait fouetter et vous jette à la porte du château. Vous voici seul, démuni, dans un univers inconnu. Les bases du scénario sont posées et vos objectifs seront donc de récupérer votre titre et de découvrir qui se cache derrière ce complot. Pour cela, votre principal objectif sera de prendre le contrôle de ce royaume qui est divisé entre plusieurs domaines, d’où le titre.

Vous voici dans un univers en 3D avec vue de son personnage de dos et comme vous vous en rendez compte, il n’y a pas de création de personnage. Tout de suite on pense au moteur de Gothic 2, un jeu sorti à la même époque. L’univers est beaucoup plus ouvert mais moins détaillé dans la végétation qui reste sommaire, mais les bâtiments et les arbres sont jolis quoique pauvres en polygones. Le graphisme ne mettra pas à genoux votre configuration et le jeu tourne très bien avec la résolution maximale en 1600×1200. La mer reste assez moche avec son reflet métal pas du tout naturel et son aspect transparent en vue rapprochée. De plus les cascades dans le jeu ne sont pas belles et certaines textures sont pauvres et moches. La végétation au sol est inexistante mis à part les grands arbres et quelques fleurs. Pourtant la profondeur de champ est très bonne et l’environnement assez gigantesque. Il vous suffira de vous rendre à côté d’un château pour vous rendre compte de la petitesse de votre personnage face à l’imposante masse des murailles.

On appréciera aussi la gestion de la nuit et du jour qui peuvent avoir leur importance pour quelques missions. Mais aussitôt, on reprochera l’absence d’une horloge qui aurait permis de s’y retrouver, car lorsque l’aubergiste vous propose de dormir un certain nombre d’heures, on est obligé de se baser sur l’environnement lumineux. Le frame rate est très bon et le jeu n’a aucune saccade (c’est quand même le moins que l’on puisse espérer avec un jeu sorti il y a 3 ans !!).

SANS POUVOIR MAIS AVEC DES ICONES

Devant vous, se tient un vieil homme qui vous parle : on se croirait réellement dans un RPG pur souche, sauf que les choses ne sont pas si évidentes. Sur l’écran, outre la vue 3D de votre personnage et de l’environnement, il y a cinq boutons : le premier correspond à la carte du monde. On s’aperçoit que ce royaume est assez grand et qu’il vous faudra un certain temps avant de le traverser. Mais de plus, il y en aura deux autres des royaumes à parcourir. Le second icone correspond au journal de vos quêtes. On retrouvera sur la carte, les points correspondants à ces dernières à effectuer ainsi qu’une croix pour se localiser.

Il y a aussi un icone pour votre personnage qui présente son inventaire et ses caractéristiques. Très succinct, ce premier permet de porter des anneaux, une amulette et un équipement complet d’armure incluant une arme, mais cela reste léger. Dommage que les développeurs n’aient pas poussé plus loin les possibilités de configuration de son personnage, car il n’y aura qu’une vingtaine d’anneau et d’amulette et une demi-dizaine d’équipements à acquérir. Le quatrième icône vous permet d’aller voir vos sorts magiques que vous pourrez acquérir chez les différents magiciens.

Le dernier icone permet d’accéder à votre armée. En effet, ce jeu de stratégie vous permet de gérer votre personnage, mais aussi jusqu’à 15 autres groupes de 10 créatures maximum que constitueront votre armée. On trouve deux rangs qui correspondent aux troupes avant et arrière que vous pourrez configurer à loisir selon votre tactique guerrière. Ainsi, durant votre aventure ça et là, vous allez trouver des PNJ (personnages non joueurs) qui voudront bien rejoindre votre équipe/armée après ou pour résoudre des quêtes. Mais vous pourrez aussi payer des créatures dans les centres d’entraînement qui parsèment les différents lieux du jeu.

Pour que les créatures acceptent de vous rejoindre, il vous faut des points d’autorité. C’est donc en montant de niveau que ces points augmentent automatiquement. Vous en trouverez aussi dans des coffres ou sur des autels disséminés dans les royaumes. Vous en obtiendrez aussi en assujettissant les différents seigneurs du royaume. Cela vous permettra d’obtenir des troupes de plus en plus nombreuses voir de plus en plus puissantes. Car si, au début, il est possible d’obtenir des loups qui vous couteront 3 points d’autorité, par la suite vous pourrez trouver des créatures bien plus costaudes demandant plus de 500 points d’autorité. C’est donc un travail de leveling que vous allez effectuer pour augmenter cette valeur qui vous permettra de vous constituer une
armée selon votre goût. Puis, il vous faudra faire un choix entre avoir 5 loups dans votre troupe ou un seul loup-garou bien plus fort. Vous placerez vos créatures dans vos rangs de manière simple : les combattants au corps à corps à l’avant et les attaquants à distance à l’arrière.

PUISSANCE ET BATAILLES

Mais reprenons la partie. Vous contrôlez votre personnage et le déplacez avec les touches du clavier (et non la souris) où vous le souhaitez, comme dans un jeu de rôle en 3D. Il ne sera pas possible de sauter ou de ramper, juste se déplacer. Autour de vous, vous pouvez voir des créatures déambulées par groupe et entourées d’un cercle de feu. Si vous approchez de ce cercle, l’interface vous demande si vous souhaitez attaquer le groupe. C’est alors qu’intervient la partie stratégique au tour par tour.

En effet, après un download rapide, on passe alors sur une zone de combat sur laquelle sont représentées vos unités et celles ennemies au grand complet selon le positionnement effectué précédemment avec votre icône armée. La zone est découpée en nombreux hexagones qui permettent de visualiser la totalité des deux armées. Sachant qu’une unité occupe une case et est entièrement en 3D, cela représente prêt de 300 créatures au maximum.

Le combat s’engage au tour par tour. Et c’est là, toute la richesse du jeu : On se retrouve face à un pseudo Heroes au might of magic, sauf que le héros est présent avec ses troupes (comme dans le 4). On déplacera ainsi un groupe d’unités en fonction de leur capacité (déplacement, vitesse) ou le faire attendre s’il veut agir plus tard. Selon les adversaires, il sera tantôt intéressant de les éliminer de loin, tantôt d’aller au contact pour empêcher les archers adverses de tirer.

L’interface est on ne peut plus simple d’utilisation et tout comme le côté gestion du personnage, on aurait aimer un peu plus de possibilités. Par exemple, les zones de combat manque de relief qui aurait pu gêner le déplacement ou encore le manque de son, alors qu’en arrière plan on entend les chants des oiseaux alors que vous chargez avec vos 10 paladins. Il aurait été sympa de pouvoir fuir, mais l’option ne semble pas implémentée. Enfin, cette zone de bataille paraît trop petite lorsque deux armées importantes sont présentes : En un tour les combattants sont déjà au contact. Enfin on aurait aimé avoir des icônes dans un coin pour avoir un bilan d’état de ses créatures voir l’ordre d’action de chaque troupe, comme on peut le voir dans de très nombreux jeux de ce type.

A votre tour d’initiative, vous allez donc déplacer/faire tirer/frapper/lancer un sort selon les possibilités et tout le groupe de créatures suivra votre ordre. Il est d’ailleurs à noter qu’un drapeau surmonte vos troupe mais que lorsque deux groupes d’ennemis identiques sont au contact, il est difficile de les distinguer.

La souris vous permet de déplacer la caméra tout autour de cette zone de bataille tout en tournant ou en zoomant. Lors d’action la caméra, ce qui rend la bataille très immersive. Les combats sont rapides la plupart du temps : en faisant tirer vos 10 archers, vous descendrez les 10 loups adverses, mais face à des créatures plus costaudes, ils n’en tueront qu’un. Vous décidez de l’action d’attaquer, mais la résolution se fait automatiquement – impossible par exemple de faire un peu de répartir vos dégâts, l’ordinateur choisit. Les unités sont très variées selon leur taille et en ajoutant les différents types existant : archers, guerriers ou lanceurs de sort.

La fin de la bataille se résume par la mort d’une des deux armées. Souvent d’ailleurs, On a quelques pertes même si on se débrouille bien. Elles ne sont pas difficiles sur le premier royaume mais se corsent par la suite. De plus, il arrive qu’il y ait des batailles successives sans que vous ne puissiez récupérer des unités. Il est donc important de maîtriser la gestion de ses troupes pour arriver à aller au bout de ses batailles.

L’ASCENSION EST EN COURS

La victoire vous permet de récupérer or et points d’expérience. Cela fait donc évoluer votre personnage qui gagne automatiquement des points d’autorité, mais aussi 5 points de caractéristiques qu’il peut placer dans quatre cas possibles : ses points de santé, ses dommages au contact, ses points de magie ou encore sa résistance à la magie. On revient alors à la carte principale, sur laquelle vous allez pouvoir poursuivre votre exploration en dirigeant votre personnage. Votre aventure va vous menez dans tous les coins de ce royaume et il est important de préciser que vous ne pourrez jamais rentrer dans les bâtiments. En effet, lorsque vous rentrez dans un château tout en 3D, les PNJ vous attendent devant leur maison. Chaque village, de construction différente, offre par exemple toujours les mêmes possibilités, mais plus on avancera dans l’histoire, plus elles seront puissantes.

En clair, on trouve le maire du village qui propose une quête, le sorcier qui vous propose des sorts, le marchand de bijoux qui vous proposent un voir deux bijoux et qui ne rachètent absolument pas tout ce que vous avez, le forgeron qui vous proposera peut être une armure plus costaude que le forgeron précédent, l’aubergiste qui vous propose de passer le temps etc, etc…. Autrement dit, on entre dans un système répétitif qui n’est pas mauvais en soi, mais est redondant. De la même manière, on trouve aussi les baraquements des créatures qui pourront venir rejoindre les rangs de votre armée (qui je le rappelle ne dépassera jamais plus 15 groupes soit 150 unités) sachant que vous pouvez mixer tous les genres dans votre armée, mais pas dans un même groupe. Les dialogues se font par QCM et on a souvent un voir rarement deux choix de discussion tout juste pour vous donner une information et vous n’avez plus qu’à cliquer pour avoir la suite. D’ailleurs même si vous êtes anglophobes, le niveau n’est pas très élevé et il vous sera facile de suivre le fil de l’histoire.

Il vous faudra donc aller à pied dans le pays, avec des voyages parfois bien longs, surtout qu’il n’y a pas de monture et que l’on vous demande à quelques occasions de faire l’allée et le retour. Heureusement, on trouvera des téléporteurs qu’il vous faudra activer la première fois que vous les rencontrerez, pour revenir à des endroits déjà parcourus et faire vos emplettes de créatures. On notera d’ailleurs un très joli effet de téléportation durant cette action et il faut savoir qu’il n’y a aucun chargement tant que vous restez sur le même royaume. Alors si au début du jeu, le premier chargement est assez long (tout le niveau est chargé), par la suite il n’y en a plus, et les rares rechargements après mort de son avatar sont très courts.

L’aventure vous mènera dans d’autres royaumes sur lesquels il vous faudra guerroyer dans de nombreux combats qui à la longue pourront fatiguer les moins aguerris à ce type de jeu. Le jeu n’est pas réellement difficile au début, et la montée des niveaux se fait sans difficulté et assez rapidement. Il est important de ne pas perdre votre personnage sous peine de Game over immédiat comme certains personnages secondaires dans certaines missions. Il est d’ailleurs plus approprié de faire de votre avatar un sorcier et de vous placer en seconde ligne pour utiliser les différents sorts de magie pour compléter/fortifier votre armée, plutôt que d’aller au contact alors que vous trouverez des créatures beaucoup plus balèzes physiquement.

Le scénario se développe au fur et à mesure de votre avancée dans l’univers et on finit par comprendre pourquoi vous avez été victime de ce putsch. Il est important de préciser qu’il existe des passages obligés bloquant l’accès à la suite de l’aventure et il vous faudra effectuer telle ou telle mission pour pouvoir avancer. C’est ainsi que je me suis retrouvé à tourner en rond car je n’avais pas parlé au personnage qui allait permettre de débloquer un passage obligé. Mais rien de bien grave en soi. Pour les quêtes secondaires il n’y a pas de souci devant leur facilité. La fin viendra au bout d’une vingtaine d’heures, mais la rejouabilité est possible si vous souhaitez changer totalement d’optique de personnage. Au lieu de faire un magicien, évoluer en guerrier, sachant qu’il n’y a pas de restriction de classe : Un magicien portera une armure et un guerrier lancera des sorts. Par contre, le combat final est extrêmement dur.

L’ENVERS DU DECORS

Après tout ce que j’ai pu en dire, ce jeu ne semble pas avoir de principal défaut et on pourrait se demander pourquoi ce n’est pas un hit. La première chose choquante est le manque de configuration des touches. Il faut dire qu’il n’y en a pas des tonnes : le déplacement qui se fait par les touches ZQDS et la souris qui permet de déplacer la caméra. La roulette pour zoomer ou reculer derrière votre perso de dos et le pointeur pour cliquer sur les interactions du jeu. Il faudra donc faire avec ce minimum et heureusement que la gestion des batailles se fait entièrement à la souris.

Mais il y a aussi le manque de profondeur dans tous les domaines (RPG, batailles comme vu précédemment, mais aussi la non reconfiguration des touches, les achats ridicules, pas de son cohérent durant les batailles, des PNJ qui attendent dans les villes, les quêtes simples). En fait, le jeu manque de finition et de profondeur mais pas au point de le rendre mauvais, donc dommage qu’il ne soit pas sorti par chez nous.

Il n’y a malheureusement pas de multijoueur ce qui aurait pu rajouter des possibilités au jeu : je pense par exemple à un duel de bataille entre deux personnes en mode hot seat ou une campagne en coopératif qui aurait été un plus pour le soft. Mais non, rien de rien, juste une aventure solo prenante c’est vrai, avec multiples rebondissements. Il ne semble pas y avoir de bug, après application du patch anglais. Il m’est parfois arrivé de me téléporter cinquante mètres plus loin, alors que j’étais près du bord d’un précipice ou d’une barrière, mais rien de bien grave. La musique est de bonne qualité et reste dans le ton comme tous les RPG médiévaux. Quant aux bruitages dont j’ai déjà parlé, je n’y reviendrais pas, mais il aurait gagné à être un peu plus riche surtout durant les batailles. 

Ascension to the throne est un jeu de stratégie au tour par tour tout en 3D avec une bonne pincée de RPG. Il est facile d’accès, trop simple pour les puristes, mais conviendra très bien pour les débutants et le mixe des deux genres donnent quelque chose d’originale et sympathique même si on aurait aimé un peu plus de profondeur, voir d’options. Au delà des défauts de conceptualisation et du manque de moyen, il mérite un bien meilleur sort que la non distribution en France, surtout lorsque l’on voit certaines catastrophes ludiques sur nos étals.
Espérons qu’avec le stand alone, Ascension to the throne : Valkyrie, cet oubli soit réparé et qu’il ait le succès qu’il mérite. En tout cas, il y a moyen de passer un bon moment pour pas très cher et sans se prendre la tête mais tout en anglais, voir en allemand, alors n’hésitez pas.

+ De bonnes idées : évolution de son personnage et de son armée, mixte RPG et stratégie au tour par tour
+ Un jeu facile à prendre en main
+ Une aventure simple et efficace
+ Un grobillisme enivrant

Note testeur 06 sur 10

– Trop simple pour les tacticiens
– Manque de profondeur
– Manque de finition
– Pas de multijoueur (type duel entre deux armées ou coopératif)
– Manque d’informations, trop épuré.

En fouillant sur le net, vous trouverez un patch de traduction française pour le jeu auquel  j’ai participé en tant que relecteur.

Fallout 3 – Test 2

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Né au cœur d’un monde ravagé par une guerre atomique, vous avez vécu toute votre vie en sécurité dans l’Abri 101. Mais votre vie change du tout au tout le jour où votre père en disparait mystérieusement. Vous décidez aussitôt de quitter l’abri à votre tour pour partir à sa recherche, quitte à faire face aux terres arides et dévastées du monde post-atomique….

Fallout. Voici un nom qui fera frissonner de plaisir tout amateur de cRPG. Si la licence n’a jamais atteint un grand succès public – elle s’est très vite taillée une grande réputation parmi les amateurs, aussi bien par son univers que par son gameplay quasi révolutionnaire à l’époque – en faisant de la série l’une des licences les plus appréciées des amateurs du genre.

Plus de 10 ans après la sortie du second épisode – réalisé à l’époque par feu-Black Isle Studios – c’est finalement sous l’égide de Bethesda Studios – les créateurs des non moins réputés Elder Scrolls – que la licence renait de ses cendres, au point de créer la controverse, tant les CRPGs de Bethesda peuvent paraitre à l’opposé de la licence Fallout. Bethesda aura-t-il réussi à créer une suite digne de ce nom mythique ?

Au commencement….

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce troisième opus commence très bien. Dès l’introduction on est immédiatement pris par l’ambiance et quand la voix grave de Ron Perlman nous lance son « War… War Never Change » impossible de ne pas se dire : « Enfin… Fallout est revenu ! » Et cette impression aura tôt fait de se confirmer. Dès le début, Bethesda ne lésine pas sur l’immersion. Les développeurs ont depuis longtemps l’habitude d’intégrer la création du personnage au cœur du jeu, mais Fallout 3 pousse le concept encore plus loin en la présentant d’une façon très originale débutant dès la naissance de votre personnage et vous présentant plusieurs étapes de sa croissance, chacune correspondant à une phase de la création de votre personnage. Tout cela nous plonge immédiatement dans l’ambiance, et ce n’est encore que le début !

Oblivion j’écris ton nom…

Le moins que l’on puisse dire c’est que graphiquement, ce Fallout 3 est vraiment très joli. Si l’Abri 101 est déjà assez réussi, c’est au moment de franchir son seuil et de pénétrer dans les terres dévastées que la claque se fait sentir. S’il reprend le moteur d’Oblivion, Fallout 3 va tout même au-delà de son ainé en poussant encore plus loin la réussite graphique avec des environnements tout simplement magnifiques.

Par contre on sera un peu plus mitigé au niveau des PNJs et des personnages – s’ils restent graphiquement de bonne facture, le moteur d’Oblivion commence sur ce point à accuser son âge avec parfois un manque de variété dans les visages, mais surtout une animation très figée qui a mal évolué. Fallout 3 a aussi hérité d’Oblivion une vue à la 3ème personne tout simplement médiocre… qui sans être injouable comme celle de son cousin, est tout simplement irritante car le personnage donne l’impression de glisser sur le sol.

De même on regrettera toujours cette manie d’offrir les intérieurs et les extérieurs sur des cartes séparées…. Méthode usuelle du développeur, mais qui semble tout de même sortie d’un autre âge. Ceci dit on est ravi de voir que le côté monde virtuel est tout aussi poussé que dans le précédant titre de Bethesda – une grande interactivité et surtout, des PNJs vivants selon des emplois du temps complets. Le genre de détails qu’on aimerait voir dans tous les CRPGs et qui contribue énormément à l’immersion. Un autre aspect clairement hérité des Elder Scrolls est l’importance donnée à l’exploration. Fallout 3 propose un univers en 3D tout simplement énorme – et s’il n’atteint pas le gigantisme d’un Elder Scrolls, c’est au final pour le mieux car cela permet de créer un univers bien mieux « designé » et surtout bien plus personnalisé. Le wasteland est tout simplement un pur plaisir à explorer et on se met souvent à se balader au hasard simplement dans le but d’explorer (comme par exemple en apercevant une bâtisse au loin qui nous donne d’un coup l’envie d’aller voir ce que c’est).

De plus même si cet aspect est géré d’une manière radicalement différente de Fallout 1&2, les développeurs ont réussi a recréer dans un certain sens le côté « surprise » des précédents opus… à savoir qu’en se baladant on tombera souvent au hasard sur divers types de rencontres, tel un groupe de la Confrérie de l’Acier qui nous demande de passer notre chemin, un pauvre-hère à moitié mourant, une caravane de marchands, ou même un groupe de super mutants ne cherchant qu’à vous tuer ! Il y a aussi du fast travel, mais au contraire d’Oblivion on ne peut l’utiliser que pour les lieux qu’on a visité même si on possède déjà un marqueur pour le lieu en question. Ce point en tout cas est une grande réussite et parait être un apport de taille par rapport aux premiers opus. Mais si les premières impressions devant le titre pourraient clairement faire penser à une variation post-apocalyptique d’Oblivion, force est de constater qu’il n’en est rien et qu’au-delà de la surface, on se retrouve bien vite devant tout ce qui faisait le charme et la qualité de Fallout.

Le choix est à vous !

Car s’il y a bien un plan sur lequel Fallout 3 se démarque considérablement des précédents titres de Bethesda, c‘est au niveau des dialogues et des quêtes. Il faut bien le reconnaitre : qu’on aime ou pas les Elder Scrolls, les dialogues n’ont jamais été le point fort des jeux Bethesda et ils étaient assez souvent minimalistes, se résumant à quelques mots clefs sans aucune possibilité. Bref : tout le contraire d’un Fallout où les dialogues ont toujours eu une place essentielle. Mais là, c’est heureusement tout le contraire. Dans l’apparence cela ressemble assez à Oblivion avec le personnage figé en face, mais c’est dans la forme que ça change du tout au tout.

Pour tout dire, les dialogues sont totalement dans la lignée de Fallout 1&2 : à savoir des dialogues à base de phrases complètes… et qui offrent beaucoup de choix ! On peut agir comme le brave type de base, ou comme un bon gros salopard, on peut mentir, trahir sans soucis… bref tout ce qu’on peut attendre d’un Fallout digne de ce nom. Si au contraire des deux premiers épisodes l’intelligence n’influe pas sur les réponses de Dialogue, le reste le peut néanmoins. Ainsi il y a souvent la possibilité d’utiliser la compétence « Speech » (et attention, c’est un choix unique, en cas d’échec impossible de retenter sa chance !), mais on verra aussi régulièrement apparaître d’autres choix liés à diverses caractéristiques. Tous les personnages n’ont pas le même degré de dialogues, mais ceux-ci peuvent s’avérer long, voire complexe et surtout : ils sont de qualité !

Et bien sûr, le plus important est que tout cela influe grandement… sur la résolution des quêtes… un autre point très réussi du titre…. Et là encore très à l’image de ce qu’on pouvait trouver dans les précédents Fallout. Oblivion possédait d’excellentes quêtes, mais elles étaient toutes très directes, sans offrir de choix. Là, c’est tout le contraire – et presque toutes les quêtes offrent des choix dans leurs résolutions, souvent plus ou moins moraux. Il n’y a pas qu’une seule solution pour résoudre une quête, et on peut aussi bien trahir son employeur (ou le tuer), que le baratiner et lui faire croire qu’on a fini une quête qu’on n’a, en vérité, pas entamée. Cet aspect est d’autant plus réussi qu’il contribue à la rejouabilité du titre, vu qu’on peut clairement avancer dans Fallout 3 de diverses manières.

Un développement très S.P.E.C.I.A.L.

Pour ce qui est du développement du personnage, Bethesda s’est tout simplement contenté de reprendre le système S.P.E.C.I.A.L initié par Fallout 1&2. En d’autres mots, c’est un mélange de caractéristiques, d’expériences et de point à repartir à chaque niveau dans de multiples compétences qui pourront influencer le déroulement du jeu autant vis-à-vis du gameplay que des dialogues. Il y a certes de légères différences avec les opus précédants… mais c’est globalement la même chose : Les mêmes caractéristiques, de nombreuses compétences, et les perks à choisir à chaque niveau.

Les compétences ont clairement une grosse importance dans le jeu et il faut bien les gérer, surtout quand on veut hacker des ordinateurs ou crocheter des serrures où ça peut être impossible avec un niveau trop faible (ca implique aussi une forme de mini-jeu, mais bien moins irritante que ce qu’on pouvait trouver dans Oblivion par exemple). On retrouve aussi comme d’habitude diverses drogues et substances qu’on peut consommer pour augmenter temporairement ses caractéristiques. Sinon, le développement à base d’XP tiens autant en compte la résolution des quêtes, ou encore la réalisation de simples actions comme le hacking – que les adversaires tués combats .

Le V.A.T.S. en action

Mais l’aspect sans doute le plus controversé de Fallout 3 est son nouveau système de combat En effet, la vue FPS du titre offre quelque chose de bien éloigné du tour par tour présent dans les deux premiers opus. S’il est théoriquement possible de jouer à Fallout 3 comme à un FPS… il apparait néanmoins rapidement que par sa nature de jeu de rôle, le titre n’est pas du tout conçu dans ce sens. Pour être honnête, jouer en « FPS » n’est pas très gratifiant, ni très amusant tant le tout parait lent et imprécis. Mais c’est là que le V.A.T.S entre en action. Le V.A.T.S, c’est le tout nouveau système de combat de Fallout 3, qui s’inspire assez librement du système des deux premiers opus mais en tentant de le transposer dans un univers 3D en temps réel – et le jeu parait véritablement construit par et pour le V.A.T.S, tant certains combat sont véritablement impossible sans.

Et sincèrement : c’est un pur plaisir. Si on pouvait avoir peur que ce système ne soit un peu Gimmick « pour faire Fallout », on se rend vite compte qu’il s’agit au contraire d’un élément indispensable du combat, et qui plus est, très jouissif. Il permet ainsi d’offrir une visée plus précise sur les adversaires avec un pourcentage dépendant des caractéristiques et des compétences du personnage. Cela permet aussi d’enchainer plusieurs actions – voire même sur plusieurs cibles – selon le nombre de points d’action que l’on possède. C’est intéressant à gérer, et comme dans un Fallout classique il faut bien gérer ses points et ses compétences… mais surtout il existe une véritable richesse tactique qu’on ne soupçonnerait pas au premier abord, notamment quand il y a des multiples adversaires en face… et qu’on est dans une situation difficile. Rien de tel que de tirer dans le bras d’un ennemi pour le désarmer, puis enchainer sur un tir à la jambe du suivant pour le ralentir avant de mettre une bonne balle dans la tête du plus proche et l’achever ! D’ailleurs, il est bien plus gratifiant une fois à cours de point d’action d’éviter le combat en attendant que ça recharge plutôt que de tirer en temps réel, ne serait-ce que parce qu’en V.A.T.S, on dépense largement moins de munitions.

De plus, c’est aussi un peu un challenge en terme de difficulté… d’autant que le nombre de balles à tendance à rapidement baisser au début. Après, il est vrai que comme dans les premiers Fallout, plus on avance dans le jeu, plus les combats deviennent quasiment du « God Mode », mais cela reste globalement assez jouissif ! Bref sur ce plan, ce Fallout 3 est vraiment une grande réussite et apporte un véritable aspect « Fallout-esque » aux combats – chose que j’aurais cru difficilement exportable dans de la 3D en temps réel. Et le tout parait tellement novateur en soit, qu’il ne serait guère étonnant que d’autres titres s’en inspire à l’avenir.

Un tableau imparfait…

Malheureusement en dépit de ce charmant tableau, plusieurs points viennent entacher ce troisième épisode. Comme je le disais au dessus, les animations paraissent vraiment statiques à l’instar d’Oblivion, et s’il est vrai que cela a été quelque peu amélioré depuis, il faut bien admettre qu’après un Mass Effect on a un peu l’impression d’être revenu dix ans en arrière. Dans le même ordre d’idée… là encore à l’instar des précédents titres de Bethesda, les environnements souffrent par moment d’un côté un peu « générique » comme notamment les nombreuses rames de métro qui se ressemblent toutes.

En plus de ça, l’équilibrage de l’expérience est un peu raté…. soit il n’y a pas assez de niveaux, soit les quêtes et les ennemis rapportent bien trop d’expérience. Ainsi, on finit par avoir un perso au maximum de ses capacités bien trop vite, alors qu’il nous reste beaucoup d’explorations ou de quêtes à faire. De plus, si l’esprit Fallout est bel et bien respecté et qu’on y retrouve bien quelques moments cinglants et savoureux d’humour noir… globalement ça manque tout de même d’humour par rapport à Fallout 2, et l’univers parait plus sérieux et premier degré. S’il s’agit d’un parti pris assumé de Bethesda, désireux de se rapprocher du premier épisode – les amateurs du second épisode comme moi ne pourront que le regretter !

Mais le défaut majeur vient tout simplement de la quête principale ! Déjà elle n’est pas bien longue et ça ne m’étonnerait pas qu’en prenant un perso et en se focalisant uniquement sur la quête principale elle ne dure guère plus de quelques heures. Mais ça passerait encore si cette trame principale ne donnait pas le sentiment d’être totalement anecdotique. En fait, on a plus l’impression de suivre une longue et sympathique quête annexe que le centre du jeu. Et pire encore, on a l’impression que l’histoire se termine alors qu’elle vient à peine de démarrer… pour en plus donner le sentiment de n’avoir vécu qu’une vague redite de Fallout 2. Bref sans être mauvais… ce n’est ni très palpitant ni transcendant, et pour enfoncer le clou, la fin du jeu ne reprend même pas le schéma des deux premiers opus. C’est un peu dommage et c’est vraiment le gros point noir qui vient quelque peu gâcher cet excellent titre.

Au final, que dire sinon que malgré ses défauts, Fallout 3 reste un excellent titre et réussi aussi l’exploit de transposer à merveille l’univers et le gameplay des 2 premiers opus dans un univers 3D. Loin d’un « Oblivion with Guns » on y retrouve surtout un Fallout en 3D auquel on aurait presque envie de reprocher son classicisme, voire son trop plein de fidélité – on sent la volonté de ne pas décevoir, et Bethesda ne prend au final guère de risque avec la licence et se « contente » de nous proposer un très bon Fallout en 3D.
Mais quand on pense à toutes ces licences qui ont été gâchées ou ont perdu leur âme en passant à la 3D et/ou en changeant de développeurs, on n’a juste l’envie de dire : chapeau et merci Bethesda. Et on attend avec impatience le futur Fallout 4 – avec l’espoir, tout de même, d’une plus grande originalité.

+ Univers Fallout respecté
+ Graphiquement Réussi
+ Ambiance travaillée
+ Des dialogues vraiment interactifs
+ Les Quêtes et leurs nombreuses résolutions possibles
+ Le système SPECIAL
+ Le V.A.T.S.

– Ca manque d’humour
– Les animations parfois rigides
– Un côté parfois trop générique
– Un équilibrage de l’expérience a revoir
– La quête principale
– Pas très original dans l’absolu

Mass Effect 2

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Six mois se sont écoulés depuis les exactions commises par Saren et le moissonneur Sovereign. L’alliance pourchasse les Geths dans toute la galaxie. Toutefois l’humanité est à nouveau en péril. Le commandant Shepard rempile avec son équipe afin de découvrir pourquoi des colonies humaines disparaissent sans laisser de trace. Il mettra tout en œuvre pour réussir cette nouvelle mission, quitte à s’allier aux pires organisations et criminels.

 » Lancement d’une sonde ! « 

Après plusieurs mois d’attente, le commandant Shepard fait son comeback dans Mass Effect deuxième du nom. Le premier opus ayant été un succès sur Xbox 360 puis PC, Bioware a fait de sa franchise une trilogie dont voici le deuxième épisode. Je n’aborderai pas le scénario du jeu dans la mesure où les surprises abondent dès les premières minutes de l’aventure. Sachez simplement que Shepard doit à nouveau sauver la galaxie et pour cela il devra s’allier à Cerberus, sombre organisation pro-humaine. Une fois de plus, vous serez amené à visiter plusieurs systèmes solaires afin d’enquêter sur la disparition de plusieurs colonies humaines. Sachez enfin que, comme à son habitude, Bioware nous offre un scénario, aux multiples rebondissements, bien écrit, mature, et excellemment mis en scène.


Il faut bien avouer que dès le début de l’aventure, c’est la claque ! Les rebondissements et les révélations s’enchaînent. Visuellement le jeu nous en met plein les yeux et, même si les plus blasés d’entre vous diront que c’est du déjà vu, le design général et les environnements sont de toute beauté. La visite de la station Omega et de son bar ne me contredira pas. On remarque également que les expressions faciales ont gagné en richesse et en finesse. Les ombres ont perdu cet aspect grossier propre au premier épisode. Au premier abord, tout parait mieux et plus abouti.

Vous pourrez démarrer l’aventure avec le personnage vous jouiez dans le premier Mass Effect ou un nouveau personnage. Vous choisirez alors votre classe parmi plusieurs choix. Vous serez un soldat spécialiste des armes à feux, ou encore un biotique aux multiples pouvoirs, voire un mix des deux, à vous de choisir. Chacun y trouvera son compte. On se penche alors sur le gameplay et les menus… Et là ! C’est le drame…

 » Sonde déployée ! « 

« Mais où est ce foutu (en fait j’ai dit autre chose) inventaire !?! » fut l’une de mes premières expressions face aux menus du jeu. En fait il n’y en a plus. Vous pensiez faire la chasse à l’équipement dernier cri afin de modifier votre équipe. Eh bien, c’est fini. Mass Effect 2 s’est énormément affranchi de son aspect RPG. Certains vont apprécier, d’autres moins ; et votre serviteur en fait partie. Pour commencer et comme je l’ai dit plus haut, l’inventaire a disparu. Dans votre vaisseau, le Normandy, un ratelier à armes est à votre disposition afin de changer entre trois / quatre modèles d’armes de tous types : fusil d’assaut, fusil de sniper, pistolet, ou encore armement lourd (type lance-flammes ou lance roquettes). Ces armes vous les découvrirez au fil de vos pérégrinations dans la galaxie.

Concernant votre armure, vous n’en aurez qu’une. Toutefois vous pourrez acheter ou trouver des pièces permettant de la personnaliser (nouveau plastron, casque, jambières, épaulières, etc.). Vous pourrez également changer les coloris et rajouter des motifs. Tout ce qui concerne votre armure et vos vêtements sont accessibles via votre armoire dans votre cabine. Quant aux co-équipiers, on ne peut que changer leur arsenal. Leur tenue vestimentaire sera la même du début à la fin. Vous aurez bien accès à un coloris alternatif mais c’est tout. Certes, c’est un peu déstabilisant au début mais finalement on finit par s’y faire.


Autre nouveauté : la recherche. Durant vos premières aventures, il arrivait que vous trouviez des minéraux précieux. Ils ne servaient qu’à gagner de l’argent, qui lui-même vous permettait de gonfler votre inventaire ; mais vu que celui-ci s’est envolé… A présent, les minéraux vous permettront de lancer des recherches dans le laboratoire du Normandy. Ces recherches vous octroieront des améliorations d’armement, d’armure, ou encore de nouvelles capacités pour votre vaisseau. Là, vous allez me demander comment récupérer ces fameux minerais. Un p’tit tour en Mako, notre véhicule du premier opus, comme au bon vieux temps ? Que nenni. A présent on scanne des planètes, et croyez moi vous allez en scanner quelques une.

A chaque fois que vous allez aborder une nouvelle planète, vous pourrez la scanner à la recherche de quatre types de minéraux. Vous baladerez donc un curseur à la surface de la dite planète, tandis que vos yeux seront rivés sur un oscilloscope. Vos enceintes crachotent et bipent ! La courbe du scanner s’élève ! La manette des joueurs Xbox 360 vibre ! Pan ! Vous balancez une sonde et récupérez le précieux minerai. Amusant… Cinq minutes… Comptez entre dix et quinze sondes par planète, avec la voix de l’intelligence artificielle du vaisseau à chaque fois, qui vous dit… Je vous laisse lire les intertitres plutôt.


Le Mako et les virées dans les montagnes, c’est donc fini également. Une fois encore, certains apprécieront, d’autres moins. Etonnant qu’il n’y ait pas de véhicule pilotable, alors que le menu vous propose de configurer les touches pour. Un futur DLC peut-être (sûrement). A noter également que les raccourcis ont eux aussi disparu, sauf pour la carte. Le journal des quêtes et le codex ne sont plus accessibles que par le menu principal, choix bizarre mais bon… En bref, quelques nouveautés de gameplay intéressantes, ou pas, mais qui en ont remplacé d’autres, la cohabitation aurait sans doute été un meilleur compromis.

 » Sonde larguée ! « 

Sur le fond, le jeu n’a heureusement pas changé. Il se présente toujours sous la forme d’un TPS (Third Person Shooter ou jeu de tir à la troisième personne). L’action a pris une place prépondérante, les fusillades sont plus longues et les ennemis bien plus nombreux et coriaces. Le côté tactique a été également retouché. A présent, il faudra vous mettre souvent à couvert afin de vous protéger des tirs adverses mais également pour récupérer de la vie et recharger vos boucliers. Le médigel ne sert maintenant qu’à ressusciter l’un de vos compagnon tombé au combat. L’IA de ces derniers à d’ailleurs tendance à les envoyer à l’attaque en permanence, mais heureusement la pause tactique est toujours de la partie, vous permettant de donner quelques ordres simples. Comme l’a justement dit l’un de nos forumeurs : « Mass Effect était un RPG action, Mass Effect 2 est un action RPG. »

En effet, Bioware a beaucoup misé sur une bonne dose d’action, entrecoupée par des dialogues souvent percutants et qui font mouche, et la recette marche plutôt bien. Ces derniers vous permettront, à nouveau, de préférer la voie de la conciliation ou du pragmatisme dans vos réponses. D’ailleurs certaines actions contextuelles vous donneront l’opportunité d’un petit QTE (Quick Time Event) en fonction de votre karma. Ainsi face à un traître, vous pourrez empêchez, d’un clic, l’un de vos équipiers de l’abattre, ou le laissez faire, voire le descendrez à sa place. La mise en scène des dialogues et des différentes cut-scenes est vraiment maîtrisée par Bioware, et apporte beaucoup à l’expérience Mass Effect 2. A l’image de Mass Effect, les quêtes sont intéressantes et nombreuses. Elles vous feront voyager à travers de nombreux systèmes solaires (où vous pourrez scanner plein de planètes). Ceux qui auront participé au premier opus, rencontreront de nombreuses vieilles connaissances ; cela renforce admirablement la cohérence de l’univers et le plaisir de jeu.


Techniquement, le jeu est vraiment magnifique. Chaque planète possède son environnement propre, ainsi que ses autochtones. L’ambiance visuelle est dans le ton et on en prend plein les mirettes. Qui plus est, Mass Effect 2, en plus d’être plus beau que son ainé, se paye le luxe d’être moins gourmand en ressources. Cette excellente ambiance est renforcée par une bande son en adéquation avec chaque univers et chaque action. Une fois encore, le doublage est excellent, à quelques exceptions près, et on retrouve avec plaisir les doubleurs du premier épisode.

Toutefois quelques bugs viennent entacher le tableau. En effet, il n’est hélas pas rare de voir, durant un dialogue, son interlocuteur disparaître ou clignoter ; ou encore certaines de leurs animations sauter une étape. Quelques bugs de collisions également, qui font que vous vous retrouvez coincé dans le décor (merci l’autosave). Quelques crashs et retours bureau sont également présents. Rien de très méchant, mais on espère qu’un futur patch viendra corriger tout ça.


Malgré quelques défauts et l’occultation de son côté RPG, Mass Effect 2 est un très bon jeu. Mass Effect avait introduit un nouveau héros dans notre univers vidéo ludique et un nouveau standard en terme d’aventure spatiale. Mass Effect 2 confirme cet état de fait. Suivre les aventures de Shepard et son équipe est un vrai plaisir et on lui pardonne aisément ses quelques travers.

Explorer de nouveaux mondes, en apprendre plus sur ses équipiers ou ses ennemis d’aujourd’hui et d’hier, tout concourt à nous faire vivre une aventure longue et épique. Mass Effect 2 est, sans doute, le space opéra vidéo ludique le plus abouti qu’on ait vu depuis longtemps. Vivement la suite !

+ Visuellement superbe !
+ Séquences d’action plus dynamiques que dans le 1.
+ Scénario prenant.
+ Un excellent space opera. + Durée de vie conséquente.

Note RPG 4 sur 5
Note testeur 08 sur 10

– Aspect RPG en demi-teinte.
– Plus de gestion de l’inventaire des compagnons.
– Fiche de personnage minimaliste.
– Trop dirigiste parfois.

Fallout 3

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2077, Les Etats-Unis sont en cendres et l’hiver nucéaire a remplacé toute autre forme de climat. Les champignons nucléaires ont obscurci le ciel. La guerre contre la Chine s’est terminée en holocauste. 2277, vous venez au monde et grandissez dans le vault 101, un abri anti-nucléaire, au côté de votre père. Ce dernier vous procure éducation et sécurité pendant 19 ans puis décide… de partir, de quitter le vault. Plus par obligation que par courage vous vous lancez, à votre tour, à la découverte des « terres désolées »…

Voilà donc le pitch de départ de ce FALLOUT 3 attendu comme le messie depuis bientôt 10 ans par de nombreux fans. Bethesda succède donc à Black Isle Studio et nous offre un jeu, non pas dans la lignée des opus précédents, mais plutôt dans celle du dernier Elder Scroll: Oblivion. Certes ce point est une déception pour les irréductibles fans, toutefois nous allons voir que le jeu est loin d’en être une.

Naissance d’une légende

L’aventure démarre donc en 2277, vous assistez à votre naissance et entamez donc la personnalisation de votre personnage (nom, sexe, apparence, attributs, etc…). Le didacticiel se déroule donc dans le vault 101, où vous vivrez les 19 premières années de votre vie, jusqu’au départ de votre père. Cette partie du jeu est très bien faite et est assez amusante, toutefois si vous comptez créer plusieurs personnage, elle est assez rébarbative à la longue… un peu comme l’était l’évasion de la prison dans Oblivion.


Une fois sorti du vault, et passé l’éblouissement du soleil, on découvre un monde ravagé à perte de vue. Les routes et les villages en ruines parcourus de carcasses de véhicules, de cratères et d’imondices radioactifs, seront votre nouvelle aire de jeu. A ce titre, le soft de Bethesda dégage une ambiance post-apocalyptique formidable, l’univers rappelle fortement celui vu dans Mad Max. Certes certaines textures semblent répétitives mais le design de l’ensemble est vraiment immersif. Graphiquement le jeu n’a rien a envié aux jeux du moment, certes ce n’est pas du Crysis, mais c’est plus qu’acceptable.

Comme dans Oblivion (eh oui encore lui), le jeu est jouable à la première et à la troisième personne, mais ici la vue à la troisième personne est fonctionnelle car elle permets de viser et d’interagir correctement avec les éléments du décor, ce qui n’était pas le cas dans Oblivion.

V.A.T.S. et rétro !

Le système de combat de Fallout 1 et 2, au tour par tour, a laissé la place à un FPS. Certes ça n’a pas la nervosité des FPS classiques mais cela reste agréable, de plus un nouveau principe de visé voit le jour: le VATS.

Le VATS c’est quoi? Votre personnage possède des PA (points d’action) qui lui permettent de mettre le jeu en pause face à un adversaire et de viser différentes parties du corps. En fonction de votre aptitude à utiliser l’arme détenue ou de la distance et / ou de la couverture de l’ennemi, vous avez un pourcentage de chance de mettre au but.

Une fois vos PA dépensés et vos choix fait, votre personnage allumera sa cible dans un ralenti « motion bluré » du meilleur effet. Bethesda a d’ailleurs conservé le côté gore des premiers Fallout, car il n’est pas rare de voir exploser la tête de votre adversaire ou de voir certains de ses membres arrachés dans une gerbe de sang, rendant les combats assez jouissif.

Bien que les combats soient très bien traité, Fallout 3 reste avant tout un RPG, l’évolution du personnage tient donc un rôle majeur dans le jeu. Tout d’abord les points d’attribut S.P.E.C.I.A.L existent toujours, à vous de choisir si votre personnage sera plus fort, plus intelligent ou plus agile. De plus Bethesda ne nous a heureusement pas ressorti le système d’apprentissage d’Oblivion qui ne faisait évoluer que les caractéristiques utilisées.

Ici vous gagnez de l’expérience en combattant, accomplissant des quêtes, en découvrant de nouveaux lieux et en réussissant des mini-jeux (crochetage de serrures, piratage d’ordinateur). Une fois le niveau supérieur atteint vous distribuez vos points acquis dans les caractéristiques que vous voulez. De plus à chaque nouveau niveau vous pouvez également acquérir un talent augmentant vos caractéristiques dans un domaine (scientifique, sniper, voleur, etc…). En bref l’on peut exactement se forger l’avatar que l’on souhaite.

L’inventaire et les différents journaux sont quant à eux disponible via le PIP-BOY 3000 fixé sur votre bras gauche. On voit tout de suite que le jeu est multi-plateforme car l’affichage est assez étriqué pour des joueurs PC, toutefois on s’y habitue assez facilement à la longue. Des filtres composent également l’inventaire ce qui est très pratique vu le nombre conséquent d’objets à ramasser. Bien entendu vous êtes limité en poids donc des choix seront à faire.


Votre matériel peut être réparer par vos soins (si vous êtes compétent) ou via des marchands, car il se dégrade au fur et à mesure. En achetant ou en découvrant des plans, vous aurez également la possibilité de fabriquer vos propres armes avec les moyens du bord et un établi adéquat. Bien sûr votre personnage est également personnalisable sur un plan vestimentaire grâce aux nombreuses tenues et armures disponibles.

L’exploration a bien entendu la place prédominante dans Fallout 3, les « terres désolées » et Washington D.C en ruine sont un plaisir à explorer. De nombreux lieux sont à découvrir et la carte sur laquelle on évolue est immense (deux tiers de celle d’Oblivion à peu près).

Toutefois on peut regretter les nombreux passages obligés dans le métro de Washington car ils manquent un peu d’intêret et sont assez rébarbatif; mais comme dans Oblivion (encore), une fois un lieu découvert, on peut s’y téléporter directement via la carte. On peut regretter toutefois et pour rester dans le ton Mad Max, qu’aucuns véhicules pilotables ne soit disponibles, en tous cas au bout de plus de vingt heures de jeu, je n’en ai pas trouvé. Le cycle jour / nuit est géré par le jeu, par contre je regrette le manque de climat, des rafales de vents de temps en temps mais jamais de pluie ou d’orage, dommage…

La recherche de votre père constitue donc la trame scénaristique principale, mais rien ne vous oblige à la suivre. De nombreuses quêtes annexes sont disponibles et vous obligent bien souvent à faire des choix. Ces choix influeront sur votre karma, en bref vous êtes gentil ou méchant. Pour l’heure le jeu vous pousse à être gentil ce qui est parfois désagréable, car en étant méchant de nombreuses quêtes deviennent inaccessibles (les gens refusant de vous parler). Certains choix auront des conséquences sur le long terme, comme faire exploser une bombe nucléaire dans un village par exemple, mais hélas ces choix sont peu nombreux.

Les dialogues avec les pnj sont, dans l’ensemble, intéressant. Bethesda a conservé le côté cru des opus précédents, même si on aurait voulu qu’il aille encore plus loin dans le politiquement incorrect. Ca manque de sexe, de drogue et de jurons, en bref ce n’est pas aussi « rock’n’roll » que prévu. A ce titre le doublage français est de très bonne qualité dans l’ensemble.

En plus c’est beau …

Techniquement le jeu est très bon. Comme je l’ai dit plus haut, les graphismes sont de toute beauté et collent bien avec le thème du jeu. Les nombreux environnements sont plaisant à parcourir et la distance d’affichage est plus qu’honnête, évitant les soucis de clipping inhérent à ce genre de jeu. Sur la configuration de test, le jeu tourne à 40 fps en moyenne, en 1680×1050, toutes options au maximum et le V-sync activé. Les chargements sont très court et une fois dans le jeu, le streaming est presque indécelable. Le jeu est donc très bien optimisé.


Côté son, les voix sont correctement doublées, sans doute par le même studio qui avait travaillé sur Oblivion (certaines voix sont reconnaissables). Les musiques sont dans le ton, bien que discrètes; aucun thème récurrent ne s’en dégage mais elles ne sont pas soulantes et c’est déjà ça. A noter que vous pouvez les remplacer à votre guise via le dossier DATA dans le répertoire d’installation (comme Oblivion).

Côté maniabilité c’est du tout bon, les commandes sont intuitives et le personnage répond bien. Seul l’interface du PIP-BOY 3000 pourra en rebuter certain, l’influence du développement sur consoles next-gen se ressent beaucoup à ce niveau là. Enfin les animations, bien que pas mauvaises, sont perfectibles car elles manquent de fluidité.

Fallout est mort, vive Fallout 3 !

En conclusion, Fallout 3 est un excellent jeu, certes les puristes des opus précédents crieront au scandale mais cela n’enlève rien aux qualités du soft de Bethesda. J’ai comparé ce jeu à Oblivion à de nombreuses reprises car les similitudes le sont également. Certains pourrait lui reproché d’être un vague mod pour le dernier né de la saga Elder Scroll, mais il n’en est rien; Bethesda a corrigé de nombreux défauts et c’est tant mieux. A l’heure actuelle, c’est mon jeu du moment et j’ai beaucoup de mal à m’en défaire ce qui est la marque des grands jeux.

Toutefois si vous avez été totalement réfractaire à Oblivion, Fallout 3 n’est pas pour vous, au moins vous êtes prévenu et ne pourrez pas dire comme cette chère Nova: « Encore aurait-il fallout que je le suce… »

+ Un univers vaste et riche.
+ Durée de vie correcte
+ Le bonheur de retrouver l’univers Fallout

Note RPG 4 sur 5
Note testeur 08 sur 10

– Moteur Gamebryo vieillissant et instable
– Trop typé mod
– Manque la patte Black Isles

La vision d’Etienne Navarre :
Ce qui est bien avec Fallout 3, c’est qu’il déchaîne toujours autant les passions. Il y a ceux (comme moi) qui ont adoré leur(s) voyage(s) à Washington DC et ceux qui, espérant rejouer aux premiers jeux de la série, ont trébuché et n’ont pas cicatrisé. Pour eux, c’est dommage, pour les autres, c’est du tout bon. C’est con dit comme ça, mais c’est vrai. Car au final, Fallout 3 cristallise à merveille le paradoxe du joueur qui veut des nouveautés qui ne changent pas, des expériences renouvelées exactement comme avant. L’atmosphère qui se dégage du jeu contribue très largement à son succès car son gameplay parfois approximatif et mollasson dans les combats ne joue pas pour lui.

Quant aux dialogues, certains valent le détour mais dans l’ensemble, on a déjà vu mieux. Si ces défauts sont bien réels et parfois gênants, le développement de personnage est grisant, l’exploration du monde excitante et les rencontres insolites. L’immersion est totale et j’ai pris un pied de dingue à me prendre pour un mercenaire arpentant avec fougue des terres dévastées riches et passionnantes. Ce qui m’a le plus marqué, c’est cette musique rétro couplée à des paysages magnifiques qui en font parfois un tableau vivant somptueux.
Fallout 3 un excellent jeu car ces imperfections donnent au titre une identité forte et un cachet de dingue. Et si on ajoute à cela des mods cultes et indispensables rendant l’expérience tantôt hardcore, tantôt tétanisante, on tient là un excellent jeu. Pas le meilleur RPG, c’est sûr, mais un excellent jeu.
09/10

La vision de Killpower :
A la sortie de Fallout 3, on a salué le travail de Bethesda qui avait enfin donné un descendant à un mythe. Sauf que malheureusement, le géant américain s’est arrêté au côté tape à l’oeil du jeu. A cause d’un VAST bancal, on se complaira dans le mode temps réel avec une mise en avant des explosions de tête. Out l’intérêt des caractéristiques qui passent au second rang, et out la profondeur de dialogues vertigineuse selon votre intelligence. Fallout 3 se pose dans un sérieux tout à fait ridicule et aseptisé. Mais comprenez bien : coutant un bras, Fallout 3 ne pouvait pas proposer de l’exubérance, mais devait se vendre au plus grand nombre.

Lorsque j’ai commencé à jouer à Fallout 3, j’ai plus eu l’impression de jouer à un mod d’Oblivion que de retrouver l’humour noir du second. Bah oui, tout y est pensé à l’identique. J’ai perdu cette 2D isométrique pour un format FPS tape à l’œil. Les plus jeunes ou les plus casuals apprécieront, mais pour les vieux (cons comme moi) ils crieront au scandale. Faisant le parallèle avec Gothic et Arcania son descendant arcade, pour moi, on se retrouve dans le même cas de figure. Si vous aimez les RPG avec combat temps réel, bourré d’actions et de superbes graphismes, alors vous aimerez probablement Fallout 3. Mais pour les hardcore gamers, faites comme moi, repassez à Fallout 2 et pensez bien que le graphisme ne fait pas tout dans un RPG.
06/10

Rise of the Argonauts

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Miam, enfin un jeu sur la mythologie grecque ! Cela manquait au palmarès des jeux vidéo et pour une fois qu’on en a un, on se presse d’aller le tester. Après une installation rapide et une configuration minimaliste (impossible de rentrer dans les détails), Rise of the Argonauts débute par une cinématique où le roi Jason de Lolcos et sa fiancée Alcème se font attaquer par des Langues noires lors de la cérémonie d’union. Pris de rage envers les dieux, Jason décide de trouver un moyen pour faire revivre Alcème pour pouvoir se marier. Connaissant le mythe de la Toison d’or, il part en aventure avec son fidèle compagnon Hercule à bord de l’Argos.

Pour connaître l’emplacement de cette fameuse Toison, Jason devra trouver l’Oracle Médée. D’autres aventuriers prendront part à l’aventure au fur et à mesure des quêtes et des visites et deviendront des Argonautes. Dans le jeu, et pour chaque aventure, vous pourrez choisir 2 compagnons, chacun ayant des compétences particulières.

Par ailleurs, Jason sera aidé également par 4 dieux, ayant eu pitié de lui, dieux que l’on retrouve dans le système d’arbre de compétences pour augmenter les pouvoirs des armes et de Jason lui même. Vous pourrez retrouver Athena, Appolon, Arès et Hermès, qui gardera le corps d’Alcème jusqu’au retour de Jason.


Magré une aventure palpitante, un scénario sympathique, on s’aperçoit rapidement que l’histoire n’a rien à voir avec la Mythologie elle-même et que les développeurs sont partis sur autre chose. Malgré tout, cela reste plaisant tout le long de cette, euh… nouvelle histoire. A notre époque, on pouvait également s’attendre à des graphismes plus soignés, surtout avec le moteur d’Unreal Engine III. Même si dans l’ensemble c’est assez beau, beaucoup de bugs graphiques sont à déplorer.


Niveau IA, on voit de suite que le jeu a été réalisé en priorité pour les consoles et plutôt que de faire des ennemis intelligents, bien qu’ils soient capables de s’enfuir dans certaines situations, on retrouve de l’action pure et dure dans les combats. Ceux-ci sont d’ailleurs très bien faits et donnent une belle impression générale. Tout cela accompagné d’une très bonne musique, couvrant bien les scènes du jeu, on peut dire que celle-ci nous rappelle celles du film 300.

Au final et malgré une critique de la presse assez dure, je me suis bien amusé avec Rise of the Argonauts et j’ai pris du plaisir à parcourir les différentes îles de l’aventure. Bon ok, cela reste moyen finalement, avec des graphismes à la ramasse et de nombreux bugs d’affichage et parfois même des plantages. Mon point noir aura été le boss final que je n’ai pas réussi à battre, car sur un clavier PC ce n’était pas évident. Une fois de plus, la console était de rigueur pour un jeu PC…

+ Un jeu sur la mythologie
+ Scénario prenant
+ Gameplay non répétitif
+ Bande son en adéquation

Note RPG 2 sur 5
Note testeur 04 sur 10

– Nombreux Bugs
– Boss final excessivement dur par rapport au reste sur PC
– Mythologie non respectée

Fallout 3 : Opération Anchorage

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Il y a trois mois, sortait Fallout 3, sans doute l’un des meilleurs jeux de 2008, de part son ambiance post-apocalyptique et ses nombreuses quêtes intéressantes. Bien que les fans de la première heure de la série furent déçus par le style choisi par Bethesda, le jeu a rencontré un franc succès auprès des joueurs. Bethesda avait annoncé, en décembre, la sortie de trois DLC, respectivement en janvier, en février et enfin en mars. Le premier, Opération Anchorage est celui qui nous intéresse aujourd’hui. Ce DLC, ou mod, est accessible via le Windows Live au prix de 12 € et c’est bien là qu’est le problème, mais nous y reviendrons plus tard. A savoir également que l’installation requiert le patch 1.1.0.35.

Dans le test de Fallout 3, je le comparais souvent à Oblivion, et les similitudes continuent aujourd’hui par le biais de Bethesda avec la sortie de DLC (downloadable content) comme ce fut le cas à l’époque du dernier opus de la série Elder Scroll, pour le meilleur… et pour le pire.

En avant soldat !

Suite à la réception d’un message radio, de détresse, envoyé par les dissidents de la confrérie de l’acier, vous vous rendez dans les ruines de Washington. Vous y rencontrerez les dissidents aux prises avec quelques super mutants. Ces derniers éliminés, les dissidents vous invitent à rencontrer leur chef afin que vous participiez à une simulation de guerre, prenant place durant le conflit Sino-américain. Cette simulation est censée vous permettre d’ouvrir la porte d’une réserve d’équipements, grâce aux informations récupérées par votre Pip-Boy durant vos combats virtuels. Certes l’entame de scénario est « capillo-tracté », mais admettons…


S’en suivront donc trois quêtes dans la peau d’un G.I américain durant la campagne d’Anchorage en Alaska ; ce qui vous permettra de détruire un centre d’artillerie chinoise et son Q.G. On est frappé de prime abord par la qualité des décors. Les montagnes enneigées et les grottes glacées sont bien restituées, et l’ambiance générale est de bon ton, même si elle tranche radicalement avec les terres désolées auxquelles nous sommes habitués. Certes on est loin d’atteindre les qualités d’un Lost Planet côté environnement, mais l’aventure s’annonce bien. La première quête se déroule sans trop de problème, puis vient le drame…

La zone suivante est plus ouverte, mais les développeurs nous ont pondu des barrières holographiques partout; résultat on est cantonné dans des couloirs et on se retrouve avec un bête FPS, ce qui est la partie du jeu original la plus mauvaise, soit dit en passant, et ce que ne dément pas Todd Howard, producteur éxécutif sur Fallout 3. Autre mauvaise surprise, étant dans une simulation virtuelle, les ennemis, une fois mort, se désintègrent et ne laissent rien. Impossible de récupérer de l’équipement, autre que celui laissé à certains points par les développeurs. Une fois de plus, la frustration prime. Il en va de même pour les munitions et les soins disséminés dans les niveaux et récupérables via des distributeurs fixes. Rageant, d’autant que les soldats chinois tirent juste et sont assez résistants ; sans doute un moyen artificiel d’augmenter la durée de vie, même si c’est loin d’être insurmontable. Justement, concernant la durée de vie, comptez trois heures, en prenant votre temps, pour en voir le bout. Ce qui fait un compte de 4 € de l’heure, certes dans la moyenne des jeux actuels, mais reste très (trop) excessif.


Les quêtes proposées sont donc extrêmement dirigistes et pas spécialement intéressantes. On se contente d’avancer et de tirer. On est très loin de la simulation de Tranquillity lane implémentée dans le jeu original, qui était sadique et drôle, et demandait un minimum de réflexion. Toutefois pensez à fouiller les niveaux à la recherche de valises de documents ennemis, si vous les trouvez toutes, vous obtiendrez un nouveau perk et ça c’est super, bien… nan je déconne.

Les gars de l’équipement sont morts

Côté nouveautés, on peu s’estimer lésé. Certes on obtient un nouvel environnement, mais une fois la simulation bouclée, impossible de la refaire. Durant les quêtes, on a un nouvel équipement mais celui-ci n’est plus disponible après, sauf un nouveau Fusil, le Gauss, bien connu des amateurs de FPS. Vous recevrez également une armure T_51b retexturée version arctique. Autre récompense, et c’est bien la plus intéressante, vous obtiendrez une nouvelle armure : celle des Dragons Ecarlates. Ces nouveaux adversaires, que vous croiserez rapidement durant les quêtes, sont des sortes de ninjas pouvant se rendre invisibles.

Le design de l’armure rappelle énormément le ninja cybernétique de la série Metal Gear, et il faut bien avouer qu’elle a de la classe, surtout accompagné de son sabre chinois électrique (offert également). Elle vous permettra de vous rendre invisible, comme avec le stealth boy, chaque fois que vous vous accroupirez ; autant dire que cela facilite grandement le jeu de base.

Afin de ne pas vous enlever le plaisir de la découverte, je ne vais pas trop rentrer dans les détails, mais ce premier DLC livré par Bethesda laisse un goût amer et provoque une certaine douleur au niveau du fondement. Donc récapitulons, pour 12 €, vous obtenez :

– 3 heures de jeu pas inintéressantes, mais loin d’être excellentes,
– 2 nouvelles armes: un fusil Gauss, c’est sympa mais sans plus, et une épée électrique spécial barbecue,
– 2 nouvelles armures, dont une, simplement retexturée pour l’occasion, et l’autre qui est pas mal.


Il y a donc vraiment de quoi être déçu, surtout à ce tarif là. La moitié aurait été plus raisonnable et aurait presque pu valoir le coup, mais là, c’est raté. Pour ce prix là, vous avez meilleur temps d’investir dans le balai magique vendu par Pierre Bellemare au Télé-Achat, ou les convertir en capsules pour passer une heure avec Nova.

Pour les fans invétérés et riches éventuellement, quant aux autres, préférez la sortie de la version GOTY (Game Of The Year) qui sortira sans doute en fin d’année, et qui devrait contenir tous les DLC ou Add-on. Le mois prochain, Bethesda devrait sortir le deuxième DLC intitulé « The Pitt« , qui devrait vous permettre de visiter la ville de Pittsburg, accompagné par la Confrérie de l’acier. Au mois de mars, le dernier DLC prévu se nommera « Broken Steel » et vous permettra d’amener votre personnage au level 30 et de continuer l’aventure après la fin de la quête principale. Espérons que les tarifs seront revus à la baisse ou qu’au moins le contenu soit amélioré par rapport à « Opération Anchorage« .

+ Bonne ambiance.
+ Permet un rappel sur l’histoire de l’univers fallout.

Note RPG 4 sur 5
Note testeur 04 sur 10

– Trop court.
– De l’action, rien que de l’action !
– Aspect RPG quasi-inéxistant.
– Techniquement moyen à l’image du titre principal.

Eschalon : Book I

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Eschalon : Book I est le premier jeu d’un petit développeur indépendant, Basilisk Games. Il se définit comme un jeu de rôle « à l’ancienne », avec une perspective isométrique vue de dessus, une intrigue non linéaire, de nombreuses statistiques et des combats au tour par tour.

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Voir un jeu conçu par un développeur indépendant, avec peu de moyens et vendu uniquement en ligne, ne laisse pas toujours présager une qualité exceptionnelle en matière de graphisme et de son. Pourtant, Eschalon : Book I est une belle surprise à ce niveau-là. Bien qu’il ne propose pas de graphismes 3D de pointe, le jeu est visuellement plaisant, malgré une résolution nettement basse de 800×600. C’est principalement au niveau des jeux d’ombres et de lumières qu’il se distingue, et les donjons sont vraiment jolis, réussissant à plonger le joueur dans une ambiance très agréable. Les musiques et les effets sonores sont bien travaillés et contribuent à l’atmosphère générale du jeu.

Dès le début du jeu, il est évident que l’on se trouve face à un jeu de rôle au sens traditionnel du terme. Le personnage que le joueur pourra créer possédera 8 attributs de base (force, dextérité, endurance, vitesse, intelligence, sagesse, perception et concentration), et le joueur aura 15 points à répartir comme il le souhaite entre ces attributs. De plus, un grand nombre de compétences seront à disposition, allant de compétences de combat (épée, masse d’arme, arc, etc.) à des compétences magiques (méditation, magie élémentaire, magie divine, etc.) ou encore à des compétences variées (armure lourde ou légère, crochetage, alchimie, etc.).

Le choix d’une profession de départ, bien qu’il influence la compétence de base « gratuite », n’aura aucune incidence sur les compétences sélectionnées par la suite, ni sur les points requis pour les améliorer. Une nouveauté intéressante est l’introduction des axiomes, qui, selon que l’on choisisse d’être vertueux, agnostique ou malveillant, conférera un bonus (ainsi qu’une faiblesse) en conséquence directe de cette décision. Une option qui rappelle les « traits » dans Fallout.

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À chaque montée de niveau du personnage, le joueur aura la possibilité de répartir quelques points dans les attributs et les compétences, tout en pouvant également acquérir certaines compétences auprès de personnages rencontrés au cours du jeu. En somme, cette grande liberté accordée au joueur pour faire évoluer son personnage présente néanmoins le risque de se disperser et de se retrouver avec un personnage relativement faible en combat.

Les affrontements, pour leur part, se déroulent au tour par tour. Vous pouvez vous déplacer d’une case ou effectuer une action (attaquer, tirer à l’arc, lancer un sort), puis c’est au tour de l’adversaire, rien de plus. De plus, l’impossibilité d’avoir des compagnons de route rend le système un peu simple et limite la diversité tactique. Il sera futile d’essayer de fuir un combat, car vos adversaires se déplacent généralement à la même vitesse que vous, ou alors il faudra tenter de tromper l’intelligence artificielle en utilisant des obstacles pour bloquer vos ennemis, voire en changeant de zone.

Un aspect plus intéressant est la gestion de la lumière lors des combats, étant donné que celle-ci sera cruciale pour les protagonistes afin de déterminer leurs chances de toucher leurs adversaires. Allumer une torche, se cacher dans des zones d’ombre, ou utiliser des sorts qui améliorent la visibilité dans l’obscurité influenceront indéniablement le résultat des combats. Un autre ajout intéressant concerne l’alchimie, avec des potions qui seront particulièrement utiles durant les affrontements.

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Sur le plan du scénario, le jeu vous plonge dans la peau d’un individu amnésique qui émerge dans une maison, où un mot lui indique de partir à la recherche d’un personnage dans le village voisin afin de découvrir son identité et son passé. Cette enquête servira de fil conducteur pour le joueur dans les méandres d’un récit légèrement flou, où les informations seront révélées progressivement, mais qui parvient à captiver le joueur et permet une certaine non-linéarité du jeu.

Les aventures du joueur l’emmèneront aux quatre coins du monde, malheureusement à pied, car les trajets seront souvent longs et laborieux, étant donné l’absence de pathfinding et que les lieux sont souvent un peu vides. Une option de voyage rapide sera accessible assez tôt, vous permettant de vous déplacer instantanément d’un endroit à un autre sur la carte, à condition de l’avoir déjà exploré.

Concernant les dialogues, ils sont intéressants et diverses quêtes secondaires sont disponibles, cependant, cet aspect manque légèrement de finition. Les statistiques n’influencent pas les dialogues, et les quêtes ne laissent généralement qu’une issue possible. Il est inutile d’espérer tromper le commanditaire d’un assassinat que l’on vous a confié, par exemple, car le jeu ne propose tout simplement pas cette option. En parlant des statistiques, on déplore également, dans un jeu très axé sur les attributs du personnage, l’inutilité de certaines compétences, ainsi que la rareté des tests concernant les caractéristiques du personnage pour ouvrir des portes par la force ou pour déchiffrer une ancienne inscription.

En fin de compte, nous avons ici un jeu de rôle traditionnel, très plaisant à jouer, qui montre des débuts prometteurs pour Basilisk Games. On soulignera de bonnes idées ainsi que des éléments très bien réalisés, comme la gestion de la lumière, la progression du personnage, et le scénario principal. Toutefois, certains aspects sont un peu en deçà, comme un système de tour par tour trop simpliste, un inventaire basé sur des cases plutôt que sur le poids, une exploration laborieuse en raison de l’absence de recherche de chemin, et des quêtes élémentaires. Malgré ces défauts qui réduisent quelque peu son attrait, Eschalon : Book I est un jeu agréable, avec des qualités indéniables, et les amateurs de jeux de rôle à l’ancienne y trouveront leur bonheur, même s’il est un peu court et, au final, un peu frustrant. Il est disponible gratuitement sur Gog ou Steam. Pour ma part, je suivrai de près la prochaine création de Basilisk Games.

Graphiques & sons : 3/5
Interface de Combat : 3/5
Scénario : 4/5
Jouabilité (fun) : 4/5

Note RPG 5 sur 5
Note testeur 07 sur 10

Space Siege

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Après avoir usé l’univers médiéval fantastique avec un Dungeon Siege plus ou moins réussi et un DS2 bien en deçà de ce que l’on en attendait, Chris Taylor nous revient avec un nouveau hack’n’slash : Space Siege. Exit les sortilèges et les dragons, bienvenue dans un univers futuriste avec pleins d’aliens hargneux. Alors avec ce changement d’univers, Chris Carter réussit-il la transposition? A vos postes, décollage…..

Aux 22ème siècle, les terriens envoyant des vaisseaux colonialistes à travers l’univers vont être confrontés à une race extraterrestre qui n’apprécie absolument pas le procédé. Du coup, c’est en attaquant la terre qu’ils vont répondre à l’invasion. Un vaisseau terrien en fuite devant l’envahisseur va percer les lignes ennemies et s’enfuir dans l’espace. Malheureusement, se sera accroché à la coque, un vaisseau extraterrestre qui va leur causer bien des soucis. Les etra terrestres vont ainsi pénétrer dans le vaisseau terrien et il s’agira pour vous d’interpréter Seth Walker et nettoyer les hordes d’ovnis déferlantes dans les quatre coins de votre vaisseau. Difficile de faire plus basique comme scénario et cela rappelle un peu trop un autre jeu sorti quelques années auparavant : Space Hack. Heureusement, le contexte OVNI va disparaître pour laisser place à un autre adversaire, mai sje n’en dis pas plus pour ne pas spoiler.


La vue est à la troisième personne, en vue de trois quart avec possibilité de zoomer et de tourner autour de votre personnage. Le jeu fonctionne très bien en 1600×1200 avec toute les options à fond (dual core 6400). Dommage que les décors soient si vides et n’offrent pas franchement de détails importants : murs froids mais bien texturés, salles souvent vides. En tout cas, les graphismes sont propres et le jeu se rattrape surtout sur les effets d’ombres très réussies et les fumées.

Et de la fumée, il va y en avoir avec tous les bidons/bouteilles/cubes explosifs qui parsèment tous les niveaux et que vous pourrez faire exploser à votre avantage pour éliminer vos adversaires. Ils serviront aussi à ouvrir certaines box intouchables. En dehors des objets explosifs, vous trouverez des boites interactives dans lesquelles sur lesquelles vous pourrez cliquer pour obtenir leur contenu : souvent des matériaux, parfois des kits de soins rarement des objets utilisables.

La gestion du personnage est simple : clic gauche pour avancer, clic droit pour frapper ou tirer. Ensuite, il y a une ribambelle de touches pour toutes les habiletés. On aurait aimé pouvoir straffer entre les tirs ennemis, mais vous ne pourrez que faire une roulade. Du coup, cela se résume à un bourrinage excessif vers l’avant pour se débarrasser des adversaires. Dommage qu’il n’y ait pas un peu plus de stratégie, mais il paraît que nous sommes dans un hack’n slash alors…..

Si le héros n’est pas personnalisable au début de l’aventure et ne possède pas de caractéristique, il aura des habiletés pouvant atteindre différents niveaux (5 au plus, 3 parfois, une 1 niveau) et des compétences déblocables au fur et à mesure de l’histoire. Vous pourrez donc faire évoluer votre personnage mais vous aurez atteint le maximum possible à la fin de l’histoire. Le jeu vous propose jusqu’à 10 armes différentes dans votre arsenal, mais certaines ne sont gérables tout comme les compétences que si vous avez pris la voie de la cybernétique – j’y reviendrai un peu plus loin. Et grâce aux salles de soin, vous pourrez les faire évoluer. Malheureusement, il n’y a que 10 armes dans tout le vaisseau : du coup au début de l’histoire, on en possède deux et la gestion des 10 ne se fera qu’à la fin du jeu. Comme vos armes, votre armure pourra être améliorée grâce au matériel technologique ramassé sur les cadavres de vos ennemis.

La particularité du jeu est qu’il est possible de transformer votre humain en cybernoïd à mesure de l’avancée. Transformation qui aura un impact sur le jeu, car s’il se montrera plus facile au niveau de la difficulté, non configurable au début de la partie, lésera en contrepartie vos relations avec les humains. Ainsi, plus vous aurez d’implants, plus le jeu sera facile mais moins vous serez humain. Un système qui rappelle Silverfall dans la dualité nature/science. Cette cybernétisation vous permettra d’accéder à des compétences différentes. Mais cette évolution est très maigre et les différentes possibilités restent limitées. De plus, le jeu vous amène à une robotisation de votre personnage car cela débloque des armes, des compétences supplémentaires et surtout vous facilite la tâche.

Car la difficulté reste supportable. En restant humain à 100%, je n’ai pas eu de grandes difficultés à finir le jeu en 9 heures sauf sur deux boss corsés. Tout cela à cause d’un système de gestion bancal qui amenuise la difficulté : En effet, la vingtaine de niveaux que compose le vaisseau sont constitués de couloirs et de salles. Mais dans chacun d’eux, on trouve deux ou plus salles de soin qui permettent de se soigner, de booster ses armes et de sauvegarder. Autrement dit, les niveaux constitués d’une dizaine de pièces ne présentent que peu de challenge sachant qu’à chaque coin de couloir on trouve cette salle de secours. Alors que vous revenez très souvent dans la salle de contrôle centrale, il aurait été plus judicieux de ne placer qu’une salle de soin en ce lieu et de revoir la possibilité d’avoir plus de kit de soins sur soi lors de missions. La difficulté n’aurait été que plus relevée. On peut même parcourir certains niveaux et attirer les ennemis prêt dans cette salle qui vous soignera automatiquement tout en vous laissant le temps de massacrer les adversaires.

Un robot viendra accompagné votre personnage, mais il est difficilement contrôlable à moins que vous soyez un poulpe et que vous possédiez 20 doigts. En effet, son contrôle se résume à 3 touches – attaque, venir ici, aller là- et beaucoup de compétences à son tour. Jamais vous ne pourrez en prendre le contrôle et laisser votre personnage en arrière. Ce qui donne une espèce de bot débile qui vous suit comme votre ombre, qui reste juste à côté des mines sur le sol sans s’en occuper alors qu’elles vont exploser. Il est à l’image du jeu : bourrin, il va de l’avant, tire et est détruit souvent. Mais à l’instar des salles de soin, vous trouverez des machines de montage de robot partout. Lui aussi possèdera des compétences qui se débloqueront au fur et à mesure et pourra être customisé, mais je vous conseille plutôt de dépenser en priorité votre matériel pour votre personnage.

L’histoire assez scénarisée est excuse à une incursion dans les différentes parties du vaisseau dont la vue globale se débloquera lorsque vous aurez accès au RER local. Malheureusement, vous aurez beau voir le vaisseau dans sa globalité, il ne sera possible que d’aller là où votre prochaine quête vous d’ira d’aller. Il n’y a pas de respawn des adversaires donc un niveau vidé le reste. De toute manière, il n’y a pas de caractéristique à augmenter alors. Les niveaux sont totalement linéaires, avec parfois la lourdeur du jeu, qui vous indique que la porte de sortie juste là est fermée et qu’il faut faire le tour du niveau dans sa globalité pour y accéder par un autre passage. En fait on a plus l’impression d’un long couloir avec une entrée, une sortie et des monstres à dézinguer, ces derniers n’étant pas très malins.

En fait, on retrouve le schéma narratif de Dungeon Siege et sa linéarité. Les quêtes secondaires sont totalement annexes voir minimalistes et cela deviendrait rébarbatif, si le jeu était plus long. Les niveaux étant des blocs de salles collés les uns aux autres, on retrouve souvent les mêmes pièces à l’identique ou de couleurs différentes. Il n’y a pas de création aléatoire de niveaux ce qui aurait au moins l’avantage de varier le paysage d’une aventure à l’autre. Pourtant le jeu peut être joué au moins deux fois: une en devenant progressivement un cyborg, l’autre en restant humain. Vers la fin de l’histoire, on vous proposera aussi deux fins possibles. Mais la rejouabilité reste réduite tout de même.

La musique futuriste, les dialogues assez nombreux et les bruitages sont loin d’être mauvais. On pourra se rattraper sur le multijoueur qui permet de jouer en coopératif à 4 sur le net ou en lan mais cela reste bien maigre. Le jeu ne comporte pas de bug majeur, même si parfois la caméra reste dans le mur, si notre personnage longe une paroi. Il y a aussi un défaut dû au positionnement de la caméra : difficile de voir les adversaires lorsqu’ils sont en hauteur.

Pour tous ceux qui attendaient le dernier Hack’n slash de Chris Taylor, circulez y a rien à voir. Ce jeu n’a rien du hit attendu et sera la plus grande désillusion pour les amateurs. Il ne propose pas d’objets à foison, pas de niveau de difficultés pour gonfler son personnage. Juste une modeste évolution de son équipement, de son robot, ainsi que de ses capacités. Il est bon à classer dans la lignée des jeux de type Shadowground. 

Cela ne veut pas dire que Space Siege est mauvais, mais il ne correspond absolument pas aux critères d’un hack’n’slash comme on a l’habitude d’en voir. Il manque d’envergure. Extrêmement court, il ne restera pas dans les annales et on espère que Gas Powered Games corrigera le tir la prochaine fois, parce que là, ils sont vraiment perdus au fin fond de la galaxie.

+ Evolution du personnage qui induit la difficulté du jeu
+ Evolution des armes/armures/capacités/compétences et du robot
+ Un scénario intéressant
+ Environnement utilisable contre l’adversaire
+ Multi en coopératif à 4

Note RPG 3 sur 5
Note testeur 05 sur 10

– Trop linéaire
– Pas un hack’n’slash
– Trop court
– Jeu trop modeste en tout point avec trop peu de possibilités pour un hack’n’slash
– Contrôle robot à revoir
– Trop facile

Age of Conan

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Très attendu par les amateurs des jeux de rôles en ligne, Age of Conan était annoncé comme le candidat favori pour devenir progressivement le leader du marché. On nous annonçait un jeu mature, dans un monde intéressant, avec pléthore de possibilités et un système de jeu joueur contre joueur très développé.
Sorti fin mai 2008, le jeu n’a pu offrir aux joueurs à sa sortie tout ce qui était annoncé au départ. Si la partie quêtes, le système de combat, et l’exploration du monde est finalisée et ne présente pas trop de bugs, certains éléments annoncés figurant sur la plupart des sites dédiés au jeu ne sont purement et simplement pas encore implémentés.


Graphiquement, on est dans le traditionnel, une vue 3D derrière votre personnage, des déplacements au clavier et à la souris pour la direction. Les visuels sont magnifiques, et l’exploration du monde, accompagnée d’une musique magnifique fournit au joueur un plaisir inédit dans le monde du jeu de rôle en ligne. Seul bémol, la qualité graphique de certaines régions sera bien meilleure que d’autres, et il sera surprenant par exemple de trouver de l’eau avec des rendus et des qualités différentes en fonction des régions traversées. Au niveau du moteur de jeu, il faut préciser qu’il nécessite une machine assez puissante pour pouvoir tourner. Il ne faudra pas moins de 2 gigas de mémoire pour tourner, et le gain au niveau des chargements sera net en passant à 3, voire 4 gigas de RAM. Une carte graphique conséquente sera aussi nécessaire. Par contre, au moment où j’écris ces lignes (août 2008), et malgré l’annonce qui était le fer de lance de la campagne marketing de Funcom, la possibilité de jouer en mode DirectX10 n’est toujours pas implémentée dans le jeu. C’est un peu fort et à la limite de la publicité mensongère.

Au niveau du gameplay, on est en présence d’un jeu de rôle en ligne dans la lignée des EverquestWorld of Warcraft, dans une jouabilité assez classique. Après un début panachant avec un certain génie une aventure solo très présente et le monde multijoueur, le jeu se transforme en un jeu de rôle online classique, avec ses quêtes consistant la plupart du temps à tuer quelqu’un, un certain nombre de créatures, ou encore rapporter un objet situé dans un endroit entouré d’ennemis. La partie scénarisée solo sera accessible en passant en mode « nuit » dans les tavernes, et sera similaire à un jeu de rôle traditionnel. Celle-ci n’apparaissant plus qu’épisodiquement, à chaque dizaine de niveaux du personnage. A noter cependant que le monde reste entièrement instancié, et que les zones où se promènent les joueurs se retrouveront souvent divisées en instances différentes, ne regroupant qu’un nombre limité de joueurs.

C’est surtout au vu de ses combats en temps réel qu’Age of Conan brille. Funcom est très fier du système de de combat mis en place et ils peuvent l’être. Les combats, assez nerveux, prennent le principe des combats de Dungeon & Dragons Online, par des coups portés sur les monstres, tel un jeu d’action, mais le raisonnement a été poussé encore plus loin en l’espèce. En effet, ce sera le joueur qui décidera, au vu de le défense de l’adversaire, de porter les coups de coté, ou encore au milieu. A celà s’ajoute des combos à activer avant de devoir porter les coups dans un certain ordre pour obtenir des effets dévastateurs. Je ne parlerai pas du système d’archerie très intéressant, de la gestion des collisions qui permet de « boucher » un couloir avec des personnages pouvant bien encaisser les coups, ou encore de la magie combinable pour des effets plus puissants. Le système de combat est, sans hésiter, un des meilleurs, sinon le meilleur système de combat des jeux de rôle online du marché.

La progression du personnage, quant à elle se fait de manière assez traditionnelle, certaines combos étant débloquées au fur et à mesure de l’avancée du personnage. A celà se superpose des points de caractéristiques, telles que la vitesse de course, la récupération d’endurance, ou encore l’escalade ou la furtivité pour les voleurs, ce qui permet de personnaliser un peu plus avant son personnage.

Au niveau de l’interface, rien de très neuf sous le soleil. Une interface classique, avec une fenêtre IRC de discussion, une carte automatique et des options de recherche de groupe très traditionnelles. Tout ça manque un peu de finition et d’originalité, mais bon. On regrettera surtout l’absence de prise en charge vocale intégrée dans le jeu.

Pour ce qui est de l’artisanat, les compétences de récolte sont débloquées au niveau 20, et vous permettront de récupérer minerai, cuir, … dans les différentes zones du jeu. C’est au niveau 40 seulement que l’artisanat devient possible, avec la fabrication d’une foule d’équipement ou d’arme. Elément intéressant, certaines compétences d’artisan permettront la construction de villes de guildes.

Au final nous sommes en présence d’un jeu de rôle en ligne très traditionnel, avec, outre l’excellent système de combat, d’autres traits originaux qui sont pour la plupart encore à l’état d’annonce.

Le monde est passionnant et on explore avec plaisir les rues de Tarantia, les contrées de Cimmérie ou la ville de Khémi. Le principe d’un jeu mature était un concept attirant également, mais se limite malheureusement à des quêtes parfois un peu moins morales (achever des blessés, incendier une grange pour intimider, …), et des combats plus sanglants, avec des empalements ou des décapitations. Ne vous leurrez pas, si les prostituées sont là, ce ne sera que pour le décors.

Au niveau de la construction de villes de guildes, c’est en place, et les joueurs peuvent faire le siège d’autres villes, mais cette partie n’est pas encore vraiment implémentée dans le jeu, et, n’étant pas de haut niveau, je ne pourrai pas vraiment écrire une critique. Tout ce qui est clair c’est que ça râle beaucoup au niveau des joueurs de haut niveau, par manque de contenu ou d’activité, et celà, trois mois après la sortie du jeu.

De même, on nous avait annoncé des combats de Taverne, avec la cape de Beuverie donnée dans la version collector, et qui permettait de boire gratuitement pour débuter ce monde de combat entre joueurs. Nouvelle promesse non tenue à ce jour.

Lorsque l’on rajoute à cela une stabilité du logiciel client assez discutable sur certaines configurations, ou encore un contenu très irrégulier, tant au niveau des régions à visiter, qu’au niveau des quêtes de haut niveau, on a le sentiment que les contraintes financières ont, une fois de plus, incité un éditeur à mettre son jeu sur le marché bien trop tôt.

Alors, au jour d’aujourd’hui, qu’avons nous ? Un jeu de rôle en ligne au monde original, avec un système de combat excellent, saupoudré de scénario solo sympathique, mais au contenu incomplet et au final très traditionnel au niveau de sa jouabilité.

Certes, on nous promet un système de PVP avancé, avec les sièges de villes, les bastons de taverne, ainsi que, cerise sur le gâteau, le support DirectX10.

Mais on en est encore au stade des promesses.

Le jeu a été lancé il y a 3 mois maintenant, et si Funcom travaille d’arrache-pied pour sortir des patches avec des listes interminables de correction, d’ajustements, de contenu ingame (quêtes, voix, …), on attend toujours l’implémentation de pans entiers du jeux qui étaient annoncés à son lancement et qui n’y figurent pas. Attendre un patch pour un jeu solo est désagréable, mais cela risque fort d’être insupportable pour nombre de joueurs de haut niveau, payant leur dîme tous les mois en attendant l’implémentation de ce qui était annoncé à la sortie. Cela est d’autant plus fort qu’un pack d’extension est déjà annoncé. Messieurs de Funcom, finissez d’abord ce que vous avez commencé. Mon jugement peut paraître sévère, mais je ne peux établir un test qu’au vu de ce qui est en place et non au vu des annonces, aussi prometteuses soient-elles.


Donc au final, on est en présence d’un jeu destiné aux fans du jeu de rôle en ligne très traditionnel. On revient un peu à l’ancien système de World of Warcraft et autres, plutôt qu’aux donjons très élaborés et scénarisés de Dungeon & Dragons Online. C’est pourtant un jeu qu’on peut conseiller au vu de son monde attrayant et de son système de combat, qui est, pour ce type de jeu un des éléments primordiaux. Les joueurs hardcore, quant à eux, prendront grand plaisir à démarrer le jeu, mais risqueront de se lasser à haut niveau, jusqu’à ce que le contenu annoncé soit intégré dans le jeu.
Graphismes & Sons: 4/5
Interface de combat: 5/5Scénario: 3/5Jouabilité (fun): 3/5


Mount and Blade

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Mount and Blade est un RPG avec gestion d’armée et simulateur de batailles en 3D. Ce jeu que vous ne trouverez que sur internet, nous projette dans l’univers du moyen age dans un univers immense nommé Calradia dans lequel vous allez gérer votre personnage mais aussi l’armée que vous allez lui donner. Vous allez d’abord pouvoir charger le jeu (un modique 40 mo) sur cette page, et pourrez ainsi tester le jeu jusqu’au niveau 6. Si vous souhaitez poursuivre, vous devrez payer.

Après installation du jeu, on commence par le mode de création de son personnage : vous avez le choix entre le choix du sexe et 4 professions bien précises. Puis vous passez par un générateur de tête assez sympathique : on peut ainsi personnaliser au maximum le faciès de son personnage (de la taille du nez et l’écartement des yeux, ou encore du renfoncement des yeux à la taille des joues tout y est). Ensuite vous partez pour l’aventure.

Vous commencez l’histoire à Zendar, ville neutre du monde et l’on vous propose une vue en 3D avec votre personnage de dos rapproché. L’endroit est occupé par 5 personnes et 2 lieux à visiter. La modélisation est convenablement avec des graphismes quand même rectangulaires. Vous allez pouvoir parler avec le notable de la ville, un marchand d’esclaves, 2 marchands d’équipement, un entraîneur (je vous conseille d’ailleurs de commencer par lui) et un organisateur de combat qui vous permettra de participer à des tournois mais aussi de parier sur les combattants. De plus, vous pourrez vous rendre à la taverne ou encore chez le marchand. Voilà, vous avez vu l’intégralité de ce qu’il y a à voir à Zendar. Une interactivité simple et efficace s’affiche pour discuter avec les personnages et vous voir confier des missions.


Vous pouvez sortir de la ville et vous vous retrouvez alors sur une carte 3D avec votre personnage modélisé à pied ou à cheval (car vous pouvez avoir une monture). Cette carte sur laquelle vous pouvez zoomer semble bien vide (quelques arbres, des montagnes, les villes principales), mais c’est avec elle que vous passerez une grande partie du temps. Ainsi vous allez pouvoir vous promenez et aller à la rencontre de divers groupes que vous pourrez croiser, mais aussi vous rendre dans d’autres villes, qui elles, sont plus sobres que Zendar.

Dès votre arrivée dans une autre ville, un écran simple vous indique les possibilités dans la ville (aller voir le seigneur de la ville, les commerçants, la taverne…). D’autres villes se résument à un terrain vide avec un personnage avec qui vous pourrez discuter. Donc le contenu des villes (seul Zendar est la plus développée, la ville de départ) est rendu à son strict minimum, avec par exemple, lorsque vous allez chez le tavernier un personnage dans une grande salle vide avec lequel vous allez engager une discussion. Je ne souhaite pas insulter le travail des développeurs qui ont sûrement tout fait pour nous imprégner dans le jeu, mais quel intérêt de nous montrer un visuel si pauvre alors qu’une page interactive aurait été plus adéquat.

Sur la carte 3D qui subit aussi le jour et la nuit, il est possible de rencontrer et discuter avec différents groupes de personnages que l’on rencontrera. Ainsi, en croisant des voleurs, vous allez devoir payer, ou sinon combattre. Le jeu va alors vous placez sur un champ de bataille, carte tout en 3D avec vue arrière de votre personnage dans laquelle vont apparaître vos adversaires. Et là, il faut dire que les développeurs ont fait très forts : outre l’aspect du combat qui est très poussé, sur ce champ de bataille, le terrain et le relief sont très bien rendus mais aussi la météo et l’heure du jour ou de la nuit. Imaginez vous de nuit, en plein brouillard, en train d’essayer de tuer des guerriers avec votre arc, je peux vous assurer que ce n’est pas gagné.

De plus, ne vous attendez pas à pourfendre vos ennemis en deux temps trois mouvements. Le jeu gère les combats à chevaux et il n’est pas facile de diriger son cannasson et de décocher une flèche. Autant vous dire que c’est difficile mais que l’on a plaisir à toucher son adversaire. Ensuite l’aspect gestion du combat est presque parfaite même si le moteur du jeu n’est pas tip top, la jouabilité est bien présente : vous prenez votre arc, vous avez un nombre de flèches limités, vous pouvez viser (avec un zoom possible sur vos cibles) ce qui vous prendra un certains temps, assez d’ailleurs pour que vos ennemis soient à portée de main. Il sera temps alors de sortir votre épée et votre bouclier et combattre au corps à corps.

Deux boutons de la souris pour les combats : l’un pour frapper ce qui donnera un coup qui tient compte de votre positionnement face à l’adversaire et le bouton droit pour parer. Si vous possédez un bouclier, il vous protègera si vous parer un coup mais il s’usera. A 0, votre bouclier sera détruit et vous devrez poursuivre le combat à une main ou allez chercher un autre bouclier dans votre malle placée à l’endroit initial où vous étiez lors de votre arrivée sur le champ de bataille. A cheval, le combat se montre difficile même si vous possédez un avantage de déplacement car il faut manœuvrer sa bête, ce qui n’est pas simple. De plus, si l’ennemi tue votre monture, vous continuerez l’aventure à pied en attendant d’en acquérir une autre. Les différents antagonistes sont présents sur le champ de bataille ainsi que tous leurs équipements.


Il s’agira alors de bien gérer le terrain et de prendre un e bonne position pour bien gérer les combats car vous risquez d’y perdre la vie, très rapidement tellement le jeu est réaliste. Niveau moteur, je n’ai pas noté de ralentissement même si un grand nombre de personnages étaient présents. Les combats sont donc sympathiques de par leur réalisme mais difficiles, mais il existe différents niveaux de difficulté. Si contre un petit voleur de pacotille, vous n’aurez aucune difficulté, sachez que contre un chevalier en armure, vos chances de survivre au début du jeu sont minimes.

Mieux vaut encore fuir le champ de bataille si votre ennemi vous le permet. Si vous remportez la bataille vous récupérerez de l’équipement que vous pourrez revendre au marchand des villes. Il vous est même possible, si vous n’avez pas tué vos assaillants de les revendre au marchand d’esclaves. Nous sommes dans un simulateur de combat très réaliste. Je devrai plutôt dire simulateur de bataille car vous allez gérer vos soldats aussi, mais j’y reviendrai plus tard.

A chaque mort, vous gagnerez un peu d’expérience ce qui vous permettra de monter les 4 caractéristiques principales de votre personnage (force, intelligence, charisme, agileté) vous permettant d’augmenter vos compétences (une dizaine tel que premier soin, combat à l’arme à une main ou encore commandement). Il faut souligner la très grande clareté du jeu au sujet de l’évolution de votre personnage. Par exemple, si vous augmentez la force, on vous indique les compétences qui peuvent être augmenter. Ainsi votre personnage évoluera au fil des missions et des combats et vous en ressentirez les conséquences immédiatement. Un exemple tout simple : augmentez votre compétence rangement et votre inventaire sera beaucoup plus grand, donc vous pourrez transporter plus d’affaires. Augmentez votre commandement, et vous pourrez diriger une armée plus grande….

Et oui, car si la gestion de votre personnage est sympathique, sachez que vous avez tout intérêt à vous payer des guerriers pour vous faire une petite (puis plus tard grande) armée vous permettant d’entreprendre les combats sur les champs de bataille tout en donnant des ordres simples à vos troupes ou au mieux ne pas participer au combat et en regarder le résultat directement. Mais attention, car tout guerrier tombé durant la bataille sera perdu. Et vous retrouvez seul alors que vous dirigiez une petite armée vous oblige à vous reconstruire une armée, ce qui ne se fait pas en 5 minutes. A noter que le champ de bataille ne permet d’afficher qu’une centaine de troupe en même temps (tout en 3D je rappelle) et qu’il fera apparaître au fur et à mesure des morts, de nouveaux belligérants sur le champ de bataille de manière à ne pas diminuer de trop le framerate de votre machine.

Vous allez rapidement être grisé par la possibilité d’évolution de votre groupe qui deviendra plus ou moins puissant, selon vos possibilités de commandement mais aussi d’évolution de vos troupes. Au fur et à mesure de votre évolution, après avoir quitté Zendar, vous allez voyager dans le monde sur la carte 3D et verrez que le monde est vaste.


A noter que si vous possédez la bonne compétence, vous pourrez voir les traces des différentes troupes qui sont passées là où vous allez. Encore une bonne idée des développeurs. De plus pour l’histoire, les villes dans lesquels vous vous rendrez vous proposerons de prendre part à la guerre qui les opposent (2 factions rivales) et vous proposeront des quêtes. Mais si vous souhaitez rester neutre à cela, rien ne vous empêche de faire les quêtes des PNJ rencontrés. Vous aurez même l’opportunité de délivrer un personnage qui pourra vous aider et sur lequel vous pourrez interagir comme vous le souhaiter.

Mais, si les combats sont très bien rendus, il manque un fil conducteur au jeu. Bien sur les PNJ que vous rencontrerez vous proposerons des quêtes tout comme les deux factions qui régentent le monde, mais rien de personnel, pas de trame scénaristique qui comblerait un background de votre personnage totalement absente. J’ai aussi noté que la musique était superbe. Elle vous immerge encore plus, avec une rare intensité qui apparaît juste au moment ou vous charger avec vos guerriers sur le champ de bataille. Les bruitages eux, sont plus limités.

Les développeurs ont donc fait très forts avec ce RPG orienté simulateur de bataille avec de très bonnes idées qui ne demandent qu’à s’affiner car, même si le jeu est en vente sur le net, reste toujours en béta. En tout cas, même s’il n’a pas le dernier moteur graphique et s’il n’est pas facile, Mount and blade se montre très jouissif et immersif grâce à de bonnes idées très bien rendues. A essayer de toute urgence….

Fate : Undiscovered Realms – Avis

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Voici la suite de Fate, un jeu que je vous avais présenté en 2005. Les gens de chez Wildtangent n’ont pour ainsi dire pas touché le graphisme à la Zelda qui reste de très bonne facture même si on pourrait dire qu’il a vieilli, mais bien vieilli. Je ne vais pas faire un long et laborieux test sur ce jeu, mais plutôt un résumé de ce que vous trouverez de nouveau car pour le reste, je vous renvoie au test de Fate.

Cette fois-ci on trouve deux villages différents avec deux donjons donc on aura le droit à une durée de vie deux fois plus longue. Il est aussi possible de faire migrer votre personnage de Fate dans ce nouveau jeu et de poursuivre l’aventure avec.

Fate : Undiscovered Realms 01

Il y a beaucoup de nouveauté dans le jeu : De nouvelles quêtes vous seront proposées comme l’escorte dans un niveau par exemple. De nouvelles musiques, de nouveaux monstres, de nouvelles transformations de votre compagnon ou encore de nouveaux objets.

De plus, le jeu offre une difficulté supplémentaire qui est le mode hardcore : si vous mourrez, la partie est finie. On regrettera quand même qu’il n’y ait toujours pas de mode multiplayer et que le plaisir soit toujours solitaire. Il y a bien un classement sur internet mais pas en jeu multi. Bonus pour ceux qui achèteront la version boite : ils trouveront dedans Fate, le jeu original.

Legend : Hand of god

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Après les français avec Silverfall et Loki, se sont les allemands qui se lancent dans le hack’n slash Legend : hand of god. S’il a eu bonne presse en Allemagne -chauvinisme me direz vous?- lors de sa sortie en fin d’année dernière, il a plutôt tendance à passer totalement inaperçu en France. C’est pourtant Eidos à la distribution, mais le nom n’apparaît même pas sur la boite. A partir de cette observation, qu’en est il du jeu ?

Legend : Hand to god

Elfe Haut ou haut teint ?

Votre nom est Targon. Tout comme le héros qui sauva le monde en fermant la porte des démons. Mais ne rêvez pas, ce n’est pas vous. Vous deviez être ordonné Gardien de la Flamme, lorsque cette dernière est éteinte par des conspirateurs, laissant la porte des démons s’ouvrir et vomir ses hordes sur le pays. Le seul moyen de réussir à refermer la porte est de trouver une amulette : la main de dieu. C’est par une vidéo, fort jolie, relatant les faits précédents que commence ainsi le scénario. L’entrée en la matière est très propre, les menus soignés et les transitions entre les vidéos et le jeu sont fort bien maîtrisées.

Il s’agit alors de créer son personnage qui est prédéfini : un humain. Les seules choses que vous pourrez choisir sont deux classes parmi les cinq existantes : la voie du guerrier avec l’utilisation d’arme à deux mains, la voie du coquin avec l’ambidextrie ou la gestion épée bouclier, la voie de la magie pour les mago en puissance, la voie de la nature orientée combat à distance et enfin la voie de la foi qui vous permettra d’avoir des sorts de soin ou de protection.

Le mixage de deux classes vous orientera vers une profession. Ainsi, la voie du guerrier et la voie de la foi vous permettront de créer un paladin , alors que la voie du guerrier et la voie de la magie donneront un mage de guerre. Chaque voie permet alors d’accéder à 12 compétences qui seront accessibles à plus ou moins longue échéance selon le niveau de votre personnage. Cette nomenclature proposée pour le jeu permet ainsi des créations de personnages variées et la rejouabilité avec un style différent sera possible.

Assez simple dans l’approche, cela permet de bien maîtriser son personnage et ses 24 compétences -soit deux voies-. On trouve un petit air, voire un gros, de Titan Quest dans cette approche de la création et ce n’est pas pour déplaire. Après avoir choisi vos deux voies, c’est l’aventure.

Legend : Hand to god

Elfe fée du logis ?

Vous venez de tomber dans l’eau et vous échouez sur la berge de la région. C’est ainsi que votre ami Luna, une elfe fée vous réveille et vous assistera tout au long de l’aventure. Ce n’est pas un vrai compagnon en soi, mais juste votre pointeur de souris qui ressemble à une fée. Elle permettra aussi l’avancée du scénario. Voir, elle causera et vous orientera dans le jeu, vous distillant conseils et remarques sur la direction à prendre ou encore votre attitude à avoir.

L’aspect visuel est propre et un peu plus joli que Titan Quest auquel il fait penser de prime abord. De plus, les effets sont nombreux et on slalomera entre le HDR, le full HDR (?), l’antialising, le filtre anisotropique pour avoir une qualité plus que convenable. De plus, votre curseur elfe renvoie une lumière blanche qui donne de superbes effets lumineux sur les objets qui vous entourent surtout dans les lieux sombres, obscurs ou pendant la nuit. En 1600×1200, toutes options activées, le jeu n’a aucun ralentissement avec un Dual core 6400.

A l’instar de Titan Quest, la caméra est placée de trois quart en vue de haut. Mais à la différence de ce dernier, c’est qu’il est possible de tourner autour de votre personnage et de zoomer même. Vous pourrez ainsi déplacer la caméra, même si le champ de vision est trop faible. La nuit et le jour sont gérés dans le jeu mais n’ont aucune utilité, tout comme, à certains endroits, la gestion du climat (neige dans les montagnes, pluies dans les jungles). Cela donne encore un peu plus de cachet au jeu. L’interface est entièrement paramétrable. En effet, les trois icônes en bas à gauche correspondent aux trois boutons de la souris et peuvent être entièrement reconfigurés comme vous le souhaitez. De plus, pour toutes les compétences, il est possible de leur donner une touche de raccourci. C’est très plaisant.

Le bestiaire est riche et varié et s’oriente vers le médiéval fantastique. En passant dans les différentes régions, on trouvera une faune différente mais toujours calquée selon le même procédé : les monstres sont groupés par trois ou quatre et sont de trois types : les combattants au contact, à distance et ceux utilisant des sorts. Votre technique sera souvent la même : éliminer les possesseurs de sorts, puis les archers et enfin les guerriers. La conversion des créatures dans ces trois styles en devient un peu monotone à force, même si les combinaisons de monstres ne sont jamais les mêmes.

Legend : Hand to god

Parfois vous croiserez des créatures plus costaudes : des boss. Ils sont assez impressionnants -3 ou 4 fois votre taille – et se sera avec plaisir de voir votre personnage sauter pour les frapper. C’est ce que les développeurs appellent le combat cinématique qui n’apporte rien d’autres qu’une gestuelle différente. Vous pourrez aussi interagir avec les coffres dans lesquelles vous pourrez récupérer plus de choses et qui sont souvent gardés par un nombre plus conséquent d’adversaires. Le crafting est alors plus important. Noter aussi la présence de cachettes symbolisées par des étincelles plus ou moins vives (qui a dit Sacred?).

Les objets sont variés et de trois types : les normaux, les magiques et les uniques, mais pas de set. Il faut savoir que chaque objet aura des limitations : ainsi parfois pour les utiliser, il vous faudra avoir atteint un certain niveau, avoir une certaine compétence ou appartenir à une voie précise. Ainsi les robes seront utilisables uniquement par les magiciens alors que les armures de plaque uniquement par les guerriers. Le crafting est convenable et l’argent est toujours nécessaire pour acheter de l’équipement aux marchands, voir des potions de vie et de mana que vous pourrez posséder en quantité, sachant que seul la taille de votre sac la limite. Autrement dit, une bonne centaine. Potions qui seront utilisables d’une simple pression sur la barre espace pour la vie et la touche entrée pour le mana.

Vous pourrez empiler votre matériel dans votre inventaire totalement identique à celui de Diablo 2, sauf qu’il est en deux parties, donc pas toujours facile de slalomer entre les deux. A noter que lors de l’ouverture de ce dernier, la vue se met à plonger et se positionne face à votre personnage en vue en entier. En tenant le bouton Majuscule appuyé, vous pouvez comparer les valeurs de l’objet porté avec celui de votre inventaire. Très pratique, il n’empêche que la vue de votre personnage n’est pas toujours très pratique et il faudra vous y reprendre à deux fois pour saisir vos gants au lieu de votre bouclier. La touche retour arrière permet de placer une seconde combinaison d’armes pour passer de l’une à l’autre durant un combat.

La grande carte du monde est assez linéaire même s’il arrive parfois que l’espace soit ouvert sur une petite portion. Cela se rapproche d’un Sacred sauf que la liberté de déplacement est bien plus limitée. Il y a des passages obligés, et vous ne pourrez pas vous en soustraire. Des runes de téléportation sont disséminées un peu partout dans le monde ce qui vous permet de vous déplacez rapidement d’un point à un autre. Vous trouverez aussi des pierres de téléportation à emporter mais à usage unique. On notera que l’univers est fixe mais qu’il y a quelques passages de bâtiments qui seront des niveaux aléatoires. Même si ces derniers sont redondants, c’est assez plaisant que les deux styles soient mélangés.

Le scénario sera une excuse pour vous mener sur les quatre coins de la carte, mais permet d’en apprendre plus sur votre passé et sur votre elfe compagnon. Il existe aussi des quêtes secondaires, qui resteront anecdotiques, voir sans intérêt, car tout simplement sur votre trajet. Pas la peine de faire un écart le plus souvent c’est tout droit. Le jeu est basé sur le leveling de votre personnage. A chaque passage de niveau vous gagnez 3 points à répartir entre vos 4 caractéristiques -force, intelligence habileté et constitution- et 1 point dans chacune des deux voies.

Il vous faudra bien choisir vos compétences sachant que rien n’est irrémédiable : Guerrier, vous avez tout mis en épée alors que vous trouvez la hache de la mort qui tue. Pas de problème, il suffit de redistribuer vos compétences à condition de payer le PNJ approprié. Rien n’est figé, et c’est agréable. Par contre il n’est pas possible de redistribuer les caractéristiques ou encore de changer de voie. Vous devrez faire un nouveau personnage.

En cas de morts trop fréquentes à cause d’un passage difficile, il vous faudra refaire certains passages antérieurs pour gonfler votre personnage et progresser. D’ailleurs dès que vous quittez le jeu, toutes les créatures reviennent à leur emplacement d’origine. La mort ne signifie donc pas la fin du jeu mais une réapparition à l’emplacement de la rune de téléportation la plus proche. Cela limite forcément le challenge, car il n’y aura jamais de Game Over (pas de mode Hardcore non plus ?). Lorsque vous commencez le jeu, vous êtes en mode normal obligatoirement.

Il vous faudra environ 15 heures pour en faire le tour une première fois. En évitant de spoiler, on peut dire que la fin du jeu est un peu inachevée : pas de vidéo comme à l’intro. Tout juste deux trois paroles entre les deux personnages et puis le jeu se finit. Cette fin est d’ailleurs tellement prévisible… Vous apprenez alors que vous avez débloqué le niveau de difficulté supérieure – mode héroïque – et la partie recommence instantanément. Et vous débloquerez enfin le mode légendaire pour finir. Autrement dit, on peut considérer que la durée de vie d’une partie avec les 3 niveaux de difficulté sera de 45 heures ce qui peut être assez court si on le compare aux ténors. Heureusement, la rejouabilité est possible en choisissant deux autres voies.

A noter aussi que la version française possède un doublage de très bonne qualité et qu’il y a peu de bugs du fait aussi que le jeu a déjà été patché deux fois depuis sa sortie allemande et qu’il est en version 1.02. Quant à la musique, sans être extraordinaire, elle se montre tout à fait convenable.

Legend : Hand to god

Elfe rose, pas si rose que cela mais plutôt à tendance noire…..

Tout n’est pas rose, LHOG a aussi des défauts. Le premier et pas des moindres pour de très nombreux joueurs, c’est son absence de multijoueur. Point d’ami vous aidant, ou encore personne pour comparer à qui a la plus grosse. Rien. Nada. La seule personne qui vous donnera le change à défaut des PNJ, c’est tout simplement votre curseur Elfe fée. Alors forcément, vous risquez de vous ennuyez si vous êtes sociable et que vous aimez partager vos parties de chasse.

On lui reprochera aussi sa caméra très limité au niveau du champ de profondeur. Ainsi, l’angle de vue est limité et si grâce à la minimap en haut de l’écran, il est possible de s’orienter, un archer et un mago qui attaquent de loin, seront lésés et cela risque d’en énerver plus d’un. Surtout que lorsque l’on passe en vue inventaire on voit très bien une vue de dos assez profonde et assez sympa (voyez la photo 1 de ce test).

On maugréera contre son pathfinding nul. En effet, cliquez sur un lieu en dénivellation totalement accessible à votre personnage en contournant un mur et votre perso ne bougera pas d’un pouce. Il faudra donc l’amener en lui indiquant des points de passage sans obstacle. Dans différentes régions, les personnages non joueurs (PNJ) se découpent en trois types : les marchands pour les magiciens ou ceux pour les guerriers, ceux vous donnant des quêtes et le PNJ ambulant qui vous sert de mulet et vous permet de conserver vos affaires. On aurait aimé avoir plus d’implication avec le monde qui nous entoure, mais les rares PNJ qui vous accompagneront le feront sur une courte durée, le temps d’une quête annexe.

Certains joueurs lui reprocheront aussi la mollesse des combats. En effet, un coup ne suffira pas pour détruire un ennemi et le jeu n’est pas vif. Les coups donnés sont lents dans l’ensemble et il vous faut souvent attendre que l’action prévue soit finie pour faire la suivante. A ce niveau là, c’est assez statique et parfois pénible surtout si vous devez détruire 10 tonneaux ou encore si votre perso vient de faire un coup critique, la gestuelle se fait automatiquement et se ne sera pas la peine de cliquer sur autre chose.

Perso, j’ai apprécié la lenteur du jeu qui se montre plus réaliste, mais c’est affaire de goût. En parlant de clic, il vous faudra vous habituer au fonctionnement du jeu pas forcément très logique : Vous cliquez sur une cachette, votre personnage va droit sur elle, mais il vous faudra recliquer une seconde fois pour que la cachette s’ouvre. C’est assez bizarre et cela aurait été si simple de le faire en un coup.

Enfin, on grognera contre les développeurs, car LHOG n’apporte rien de bien nouveau au monde du hack’n slash. Depuis le départ, tout au long de mon test, je fais de très nombreuses allusions aux grands classiques. On pourrait même crier au plagiat parfois : Par exemple avec le cimetière et sa crypte aux niveaux aléatoires (une idée ?). Pour les niveaux, LHOG est un concentré de tout ce que Diablo 2, Sacred et Titan Quest ont pu sortir comme style. En effet, les déserts, glaces, jungles, forêts sont tous là. En plus concentrés, pour tous tenir sur la carte. Il n’y a rien de nouveau et c’est bien dommage. Même le passage dans le monde des démons manque d’originalité et fait penser cruellement à …….

Legend : Hand of God propose un beau hack’n slash aux combats lents et sans réel innovation. Il possède de nombreux atouts (graphisme, bestiaire, interface) mais sans prétention. Il vous faudra donc espérer que vous ne mourriez pas de solitude avant la fin de la partie ….. car vous serez toujours seul, seul avec votre petite fée durant tout votre périple. Dommage, car avec un mode multijoueur, il aurait été un bon jeu à sortir plus souvent de sa boite….

+ Certains passages avec niveaux aléatoires (mais trop peu)
+ Qualités graphiques
+ modélisation et bestiaire sympathique
+ dialogues et voix très corrects
+ Combats lents

Note RPG 3 sur 5
Note testeur 07 sur 10

– Combats lents
– Pas de multijoueur
– Champ de vision trop juste
– Jeu sans réel identité
– Manque de challenge

ASTUCE : Rendez vous dans le fichier C:\Documents and Settings\votrenom\Mes documents\Legend – Hand of God pour pouvoir ouvrir le fichier option.dat et modifier certains critères du jeu. Ainsi si vous ne souhaitez pas l’option jour et nuit (qui ne sert à rien), écrivez 0 au lieu de 1. Il en est de même pour de nombreux paramètres : 1, activé. 0, désactivé. N’oubliez pas ensuite de sauvegarder.