mercredi, août 10, 2022

Arcante Definitive Edition

Développé par un seul homme, Luca Favano, Arcante Definitive Edition, version améliorée d’Arcante, est sorti le 10 décembre 2021. Il se veut un joli clin d’œil aux licences tel que Might and Magic ou Wizardry, des jeux où l’on dirige un groupe de héros avec une vue à la première personne. On se retrouve dans un monde ouvert, fantasy, avec une liberté d’exploration qui sera limitée par le niveau des ennemis rencontrés.
Alors est-ce que cette version améliorée, avec de meilleurs graphismes, des combats plus riches et des mécanismes de l’ère moderne, parvient à faire vibrer notre fibre nostalgique ?


On commence par créer son groupe de quatre personnages en choisissant le sexe, le portrait et une classe parmi 5 possibilités : paladin, druide, voleur, warmage et vampire. Chaque classe aura ses propres compétences et équipements. L’équipe finalisée est alors projetée sans équipement devant une ville, dans laquelle elle doit rendre visite au maire.

Les missions sont des monologues simplistes et la première se résume à éliminer un groupe de bandits à l’extérieur de la ville. Pour cela, vous déplacez votre groupe en vue à la première personne en temps réel et lorsque vous rencontrez vos adversaires, vous pouvez combattre ainsi ou passer en mode tour par tour, en appuyant sur la touche entrée, afin de pouvoir réfléchir un peu à votre stratégie. Anecdote amusante : les adversaires continuent de s’animer comme si ils étaient en temps réel (!). Cela vous permettra alors d’utiliser l’attaque au contact, l’attaque à distance, la défense ou vos compétences de classe. Chaque personnage dispose de 5 compétences de combat selon sa classe qui se débloqueront au fur et à mesure de son évolution.

Si vous approchez trop d’un ou de plusieurs ennemis, ils vont vous foncer dessus pour vous agresser, à moins que ce soit des attaquants à distance et dans ce cas, ils vous attaqueront sans répit jusqu’à ce que vous les éliminiez.

Il ne semble pas y avoir d’IA et si vous vous éloignez en courant, les ennemis arrêteront de vous poursuivre et retourneront à leur position initiale. Il est donc tout à fait possible d’attirer certains ennemis alors que les autres ne bougeront pas. Et il n’y a pas de stratégie à proprement parler, car vous vous battrez toujours dans des arènes dont les décors n’ont aucune incidence sur les affrontements. Même les donjons sont de grandes zones. Les combats sont donc redondants et sans réel challenge si vous avez le niveau adéquat.

On manque tout de même de variété dans les ennemis et la duplication de ces derniers est très importante. Du coup, on a l’impression de toujours faire et refaire les mêmes combats.


Ni une, ni deux, vous voici devant vos premiers adversaires, et après les avoir vaincus à mains nues, retour devant le maire qui vous propose de l’argent et vous dirige vers un autre groupe de méchants. On avance ainsi vers de nouveaux objectifs sur la carte générale.

On ne parlera pas des quêtes secondaires qui sont sans réel challenge ou encore sans réflexion, qui nous sont données par des personnages en cliquant sur les maisons et qui sont signalées par de grosses étoiles sur la carte. Quant aux PNJ qui tournent dans la ville, ce ne sont que des clones sans intérêt.

La ville fortifiée est composée de diverses maisons posées ça et là dans lesquelles vous trouverez des PNJ avec des capacités différentes en cliquant sur les portes : commerces spécifiques, identification, apprentissage de compétences, banque, auberge,… un grand choix. Dans cette ville, on trouve même un bassin qui vous permet de récupérer vos points de vie en un clic, mais pas vos points de mana pour activer vos compétences de classe.

A l’extérieur de ce lieu, des lots d’ennemis vous attendent et plus on s’éloigne de la ville, plus leurs niveaux augmentent. Souvent, ils protègent un coffre piégé qui vous proposera de l’équipement à identifier. On peut trouver aussi des contenants à vider, avec des liquides qui vous boostent. Les équipements sont nombreux avec des statistiques différentes, même si en fin de compte, on en fait vite le tour. On trouvera une seconde ville, à une carte de la première, mais déjà la monotonie du gameplay vous aura atteint.


Graphiquement, c’est correct sans plus, et le moteur d’Unreal fait le travail avec gestion du jour et de la nuit. Cette fonctionnalité n’a aucun intérêt vu que le sommeil chez l’aubergiste sera automatique et on ne possède pas de lit de camp.

Vos personnages ont leurs propres équipements et compétences de classes et à chaque passage de niveau, vous gagnez des points pour vos 5 caractéristiques que vous répartirez à votre convenance et des points de compétences secondaires (les 6 au total comprenant Identification, Crochetage de serrures piégées, Commerce, athlétisme, ….), que vous pourrez débloquer chez des PNJ formateurs spécifiqiues. Si ensuite le fonctionnement de ces compétences est automatique, la lourdeur du système veut que si vous n’êtes pas sur le bon personnage lorsque vous devez utiliser une compétence, cela ne fonctionnera pas.


On note aussi que le jeu gagnerait en qualité si des informations supplémentaires étaient naturellement fournies dans à peu près tous les domaines : Les points de vie des ennemis n’apparaissent que lorsque vous les touchez. Le jeu pourrait être plus intuitif donc plus appréciable, mais il manque quelques informations de base, l’ergonomie et les interactions avec les marchands sont lourdingues, et les échangent manquent de clarté. On voit aussi que seule une partie des touches est reconfigurable (la barre des actions à l’écran – pas les touches de déplacement), et qu’il n’y a qu’un slot de sauvegarde automatique.

La musique est tout à fait correcte, mais les sons ambiants ne sont pas très poussés. Cette version est bien plus stable que la version précédente, c’est sur, mais peut-on parler d’une version définitive quand on voit tout ce qui pourrait être encore améliorée. Enfin, même si le jeu n’est pas traduit, vous pourrez y jouer sans problème, car ce ne sont pas les textes courts qui vous gêneront à sa compréhension. De toute façon, le maître mot est “taper”.

Si la monotonie ne vous atteint pas, c’est un jeu à faire en quelques heures et ensuite, vous pourrez relancer une partie en choisissant le nombre de héros dans votre groupe. Une manière de monter le niveau de difficulté pour les plus courageux et qui sera plus intéressant.

Arcante Definitive Edition montre ses limites dans tous les domaines et n’arrive pas à s’adapter à l’ère moderne se limitant à copier sans jamais dépasser les ténors du genre si ce n’est au niveau des graphismes. La lassitude s’installe après quelques heures de jeu malheureusement. On aurait aimé pour cette version améliorée une plus grande finition aussi, malheureusement, on en est encore loin. Pour les nostalgiques des licences citées ci-dessus, sans pour autant espérer des miracles.

+ Des combats en temps réel ou au tour par tour.
+ Une équipe avec cinq classes sympathiques pour les nostalgiques.

Note RPG10

– Une définitive version qui fait penser à une version normale.
– Une prise en main pas top, un seul slot de sauvegarde et un clavier à moitié reconfigurable
– Pas de version française
– Quelques heures de jeu avec risque de monotonie

RPG jeux video killpower |  RPG Jeuxvidéo
Killpower
Administrateur de RPG jeux vidéo. Très vieux Joueur depuis le siècle dernier. Testeur et rédacteur depuis 1999 de RPG, même les pires. Relecteur de traductions de nombreux RPG vidéo. Ancien président de RPGFrance, et ancien rédacteur de Dagon's Lair.
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Arcante Definitive Edition
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