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VIDEO – Above Snakes : huge World & base
Présenté dans nos colonnes en avril, voici une vidéo de gameplay du prologue.
PRESENTATION & SORTIE – Deliverance & Reign
Développé et édité par One Up Plus, à qui l’on doit Defend the Rook, Dungeontop ou encore Demontide, leur dernière création, Deliverance & Reign, est sorti sur Steam (Windows 7+) le 18 mai dernier. Avec son style gothic, faisant penser à la licence Darkest Dungeon ou Fate Hunters, ce jeu se présente comme un deckbuilding roguelike (je l’associerai bien à un dungeon crawler, mais je me fourvoierai) vous proposant de jouer les forces du bien ou du mal et de défendre ou d’envahir un château selon votre camp.
Assez original avec ses deux approches différentes, s’il attise votre curiosité, vous pouvez tenter la démo. Pour la phase Deliverance, il fonctionne comme Fate Hunters, pour la phase Reign, cela ressemble à un tower defense au tour par tour avec 3 étages. En clair, il propose deux jeux en un.

Engagez-vous dans une bataille gothique où le Bien défie le Mal en utilisant des mécanismes de construction de jeu de type roguelike, conçus pour les fans hardcore comme pour les nouveaux venus ! Choisissez votre voie : délivrez-vous de la terreur d’Alaric ou devenez le tyran lui-même et défendez son règne.

Deliverance & Reign est une expérience complète et complexe, divisée en deux modes de jeu extrêmement différents : Délivrance et Règne. Chaque mode est unique et donne l’impression d’un jeu entièrement nouveau et interconnecté !
Passez librement d’un mode à l’autre à tout moment, avec des sauvegardes, une progression et des succès distincts pour garantir l’intégrité de votre progression.
Avec une grande variété de cartes et de styles de jeu, choisissez votre propre voie en améliorant et en développant votre jeu. Conçu pour les débutants et les fans inconditionnels du genre, Deliverance & Reign est l’entrée parfaite dans le Roguelike Deckbuilding, mais défie également les vétérans avec ses multiples Hell Layers – des modificateurs de difficulté qui vous mettront à l’épreuve !

DELIVERANCE
Devenez un héros courageux et prenez d’assaut le château d’Alaric, en combattant sa horde de monstres vicieux dans votre quête pour mettre fin à son règne de terreur. Avancez dans des couloirs dangereux jusqu’au dernier étage, où son trône vous attend.
Choisissez votre classe et vos cartes de départ avec prudence ! Votre survie dépend de votre capacité à gérer vos forces et vos faiblesses – vous devez apprendre ce qu’il faut prendre et ce qu’il faut laisser derrière vous. Gardez à l’esprit que chaque classe possède ses propres buffs, debuff et ressources !
À la fin de chaque étage, choisissez de battre en retraite et de conserver tous vos trésors pour vous renforcer en vue d’une nouvelle tentative, ou de vous lancer à l’assaut pour obtenir de plus grandes récompenses… au prix d’énormes risques. Il y a 4 étages à conquérir, chacun culminant dans un combat de boss unique, où votre esprit stratégique sera mis à rude épreuve. Mais attention : si vous perdez trop de temps, les bêtes les plus hideuses sortiront de leur tanière et vous mettront en pièces !
Ceux qui seront assez courageux pour vaincre Alaric dans son état le plus faible débloqueront les Couches de l’Enfer, des modificateurs de difficulté qui ne manqueront pas de mettre à genoux même les joueurs les plus endurcis.

Deliverance comprend :
– 6 classes, chacune avec 37 compétences et leur propre équipement ;
– 25 armes et 53 artefacts ;
– 25 bénédictions ;
– 40 Minions ennemis et 7 boss ;
– 15 Hell Layers (modificateurs de difficulté supplémentaires) ;
– 29 succès ;
Pouvez-vous délivrer Alaric de son règne de terreur, ou les couloirs de son château entendront-ils votre dernier souffle ?
REIGN
Corrompez vous et prenez le contrôle du tyran Alaric en personne ! Un groupe de héros insensés est sur le point d’envahir votre château, et vous devez faire tout ce qui est en votre pouvoir pour les arrêter. Forgez un lien avec l’une des 6 factions malveillantes pour protéger votre château contre les intrus, chacune ayant ses propres forces, faiblesses et bizarreries !
Asservissez une légion de serviteurs et répartissez-les sur trois étages différents (couloirs) tandis que vos ennemis foncent vers le sommet, où se trouve votre salle du trône. Le choix vous appartient : allez-y lentement et stratégiquement, en utilisant toutes les cartes à votre disposition pour vaincre vos ennemis, ou encerclez-les avec vos serviteurs et détruisez-les avec vos sorts ! Chaque combat de boss est unique et nécessite une approche différente. Trouvez les bonnes synergies et stratégies pour anéantir les héros pathétiques !

Reign comprend :
– 6 factions, chacune avec 9 variantes de champions, 31 unités et sorts, et 22 améliorations ;
– 34 ennemis et 14 boss dans 14 batailles ;
– 17 événements mystérieux à découvrir entre les batailles :
– 15 niveaux d’enfer (modificateurs de difficulté supplémentaires) ;
– 29 succès ;
Il est temps de vous lever de votre trône et d’anéantir les envahisseurs insensés qui cherchent à mettre fin à votre règne !
UPDATE – Spacebourne 2 : version 2.0
Arrivé en accès anticipé en février dernier, Spacebourne 2 a été très bien accueilli par la communauté tout comme son confrère Everspace 2, dont ce dernier ne propose pas de mission sur sol avec vue à la troisième personne. Et les développeurs de chez DBKgames bossent durs pour nous proposer de l’inédit et faire en sorte que l’intérêt pour le jeu soit constant.
Cette mise à jour 2.0 apporte de nombreuses nouvelles fonctionnalités et améliorations, y compris des corrections de bugs, des améliorations du gameplay et du contenu supplémentaire. Les détails en VO ici, les nouveautés ci-dessous :
Nouvelle classe de vaisseau : Les vaisseaux-mères :
Les vaisseaux mères fonctionnent de la même manière que les stations flottantes et disposent des nombreuses consoles que l’on trouve dans les stations (armurerie, marché, console d’amélioration, etc.). De plus, les vaisseaux mères sont dotés de nouveaux avantages intéressants.
L’une des capacités remarquables des vaisseaux mères est leur capacité à transporter deux vaisseaux de combat en leur sein. Les joueurs peuvent dynamiquement basculer vers le hangar de leur vaisseau mère pendant le temps d’exécution et engager des batailles avec les vaisseaux de combat qu’ils ont amarrés.
Nouvelle escouade terrestre (escouade Nova) :
L’escouade Nova est une escouade terrestre qui rejoindra le joueur dans les combats au sol, tout comme l’escouade Alpha. Les joueurs peuvent désormais invoquer cette escouade pour qu’elle se batte à leurs côtés dans les scénarios de combat au sol.
Au sein de l’escouade, les joueurs ont la possibilité d’assigner quatre domaines de spécialisation aux soldats. Ces spécialisations sont les suivantes : médecin, tank, faucheur et Blitzkrieg.
En utilisant les compétences et les capacités uniques de chaque soldat spécialisé, les joueurs peuvent élaborer des stratégies et faire face aux situations de combat au sol de manière plus efficace.
Gestion des drones :
Un nouveau système de gestion des drones a été ajouté au jeu. Les joueurs peuvent désormais gérer leurs drones en cours d’exécution et leur donner des ordres de manière dynamique. De plus, les drones ont été équilibrés et le nombre maximum de drones que les vaisseaux peuvent transporter est passé de 8 à 15.
Dégâts aux membres et système de gore :
La possibilité d’infliger des dégâts à différents membres a été ajoutée pour le combat terrestre. Chaque membre possède désormais sa propre armure, qui peut être brisée. De plus, un système de gore a été mis en place pour les membres qui sont touchés après avoir transpercé l’armure ennemie.
Autres caractéristiques et changements :
– Les batailles spatiales ont été équilibrées afin d’améliorer le gameplay et d’offrir une expérience plus engageante aux joueurs.
– Les statistiques de certains vaisseaux ont été rééquilibrées
– De nouveaux effets visuels ont été ajoutés pour améliorer l’aspect visuel du jeu.
– La langue portugaise brésilienne et turque ont été mises à jour.
– Des optimisations de performances ont été mises en œuvre pour les batailles de foule.
PRESENTATION – Soulvars
Profitons de ce calme temporaire autour des actualités rolistiques pour vous présenter un jeu japonais qui eut un grand succès lors de sa sortie sur mobile en 2022, histoire que vous puissiez me maudire jusqu’à la prochaine grosse news sur votre RPG préféré. Je veux parler de Soulvars, un RPG en pixel art avec des combats au tour par tour et un système de deck-building qui est édité par Shueisha Games et qui sortira le 26 juin prochain sur Steam (Windows 10+, Steam OS 3.3+) et différentes consoles.
L’humanité fait face aux conséquences de ses progrès technologiques lorsque les terribles « Dominateurs » apparaissent et menacent des vies humaines. Votre équipe de Soulbearers fait face à ces puissants ennemis dans des combats rythmés et dynamiques.
Notez qu’une démo devrait arriver lors du Steam Next Fest du 19 au 26 juin.
SOULVARS offre son propre système de deck-building basé sur les Soulbits.
Combinez les Soulbits pour lancer plus de 100 techniques spectaculaires, et utilisez des Pouvoirs pour gérer votre deck.
Combattez stratégiquement pour contrer les attaques de vos ennemis, les terribles « Dominateurs ».
Découvrez ce mélange unique entre RPG et deck-building!

◆ Un monde où les âmes peuvent être converties en données…
L’humanité fait face aux conséquences de ses progrès technologiques lorsque les terribles « Dominateurs » apparaissent et menacent des vies humaines.Des unités d’élite formées par les « Soulbearers », des humains nés avec une seconde âme, sont déployées jour et nuit pour lutter contre cette menace.
L’histoire suit les aventures de Yakumo, un Soulbearer sous contrat avec l’ODD (Organisation de Destruction des Dominateurs).

◆ Des combats aussi complexes qu’exaltants et une vraie progression des personnages
Vivez des combats dynamiques en pixel-art avec des animations soignées, et planifiez votre stratégie à chaque tour.Vos ennemis ont tous leurs propres caractéristiques et vous poussent à adapter votre tactique !
Identifiez leurs points faibles et combinez vos Soulbits pour déclencher de puissantes attaques !
Explorez l’environnement urbain et chassez les Dominateurs pour obtenir de nouveaux équipements et devenir le meilleur Soulbearer !

◆ Le portage d’un jeu mobile salué par la critique
Le jeu mobile original, sorti au Japon en janvier 2022, s’est positionné en première place des ventes de RPG et en deuxième place pour l’ensemble des jeux payants sur l’App Store et Google Play, et continue d’être salué par la critique (moyenne de 4,6 sur l’App Store, et de 4,8 sur Google Play en septembre 2022). La version Steam offre une interface horizontale améliorée et des contrôles intuitifs à la manette. Profitez sur grand écran d’une expérience encore plus dynamique que l’originale !
VIDEO – Halls of Torment : présentation du clerc
Et pour ceux qui l’aurait raté, voici la présentation du jeu ici.
Pool of Radiance
Version Commodore 64
Joel Billings n’aimait pas les jeux de rôles. Pour tout dire, il n’avait joué à Donjons & Dragons qu’une seule et unique fois dans sa vie – pas très longtemps, juste assez pour qu’un maître du donjon visiblement pressé n’extermine la totalité de son groupe d’aventuriers avant même qu’il n’ait le temps de saisir les tenants et les aboutissants du genre. Son verdict avait alors été lapidaire : « C’est le jeu le plus stupide que j’aie jamais vu ». Cela avait sonné la fin de l’expérience, et rien ne l’aura jamais encouragé à la ré-entreprendre depuis lors.
Son opinion quant aux jeux de rôles était donc fermement arrêtée au moment où il fonda Strategic Simulations, Inc en 1979. En fait, il est même possible qu’elle se soit radicalisée par la suite, tant la décennie qui s’annonçait n’allait faire que traduire une tendance qui n’était pas faite pour enchanter le fan de stratégie qu’il était, à savoir le déclin progressif du wargame en tant que genre (alors surtout pratiqué au format papier) au profit… eh bien, du jeu de rôles, justement.


Par une tragique erreur de timing, il se trouva que la fondation de SSI avait correspondu précisément au début de la fin pour le jeu de stratégie – un constat plutôt ennuyeux pour une entreprise dont c’était le secteur d’activité assumé et revendiqué. Comme un symbole, TSR – la compagnie fondée par Gary Gygax et Dave Arneson, les créateurs de Donjons & Dragons – aura racheté SPI, le numéro deux américain des jeux de stratégie, en 1982, avant de le conduire à la faillite en un temps record via une gestion catastrophique, tout en plombant au passage le magazine Strategy & Tactics. Décidément, c’était comme si les deux genres ne s’appréciaient pas, et s’étaient même déclaré une guerre que les jeux de rôles étaient en train de remporter haut-la-main. Autant dire que les perspectives n’étaient pas des plus riantes, pour SSI.
Ironiquement, ce qui allait se dessiner comme la réponse à tous les problèmes de Joel Billings se matérialisa sur son bureau, un beau jour de 1983. Il s’agissait – tenez-vous bien – d’un jeu de rôles, un titre programmé par Charles et John Dougherty appelé Questron, dont l’interface et le système de jeu étaient alors si lourdement inspirés d’Ultima que présenter leur programme à ORIGIN Systems dans l’espoir de le voir commercialisé n’avait valu aux deux frères que la menace d’un procès, brandie par Richard Garriott lui-même, si jamais ils osaient publier leur logiciel. Confronté à la popularité grandissante du genre, Joel prit néanmoins le risque de l’éditer après s’être arrangé avec Garriott. Le constat, à la sortie du jeu, en août 1984, se révéla particulièrement frappant : avec ses 35.000 copies vendues, Questron se révéla alors comme le plus grand succès de la jeune histoire de SSI, et de très loin.


Les années suivantes ne firent que confirmer ce que le jeu des frères Dougherty avait annoncé : les jeux de rôles se vendaient beaucoup, beaucoup mieux que les jeux de stratégie. Si tous n’établissaient pas des ventes record, des titres comme Phantasie et ses deux suites, ou encore Wizard’s Crown ou Roadwar 2000, franchirent allègrement la barre des 40.000 exemplaires vendus, un chiffre que les wargames de la firme n’approchaient – à l’exception du tabac inattendu de Wargame Construction Kit en 1986 – pratiquement jamais.
Dès lors, on peut comprendre que l’annonce en 1986 selon laquelle TSR était enfin prêt à céder les droits de Donjons & Dragons – LA référence absolue en termes de jeu de rôles, celle que tout le monde voulait acquérir – après des années à s’être refusé à le faire, n’ayant prêté le nom qu’à deux obscures cartouches sur Intellivision pouvant difficilement être considérées comme des RPGs – ait résonné comme une occasion à ne rater à aucun prix pour SSI. En dépit de la concurrence de géants comme Electronic Arts ou ORIGIN Sytems – au minimum une dizaine de compagnies – la petite firme de cinq employés remporta finalement la timbale, grâce à une ambition que n’avait dévoilée aucun de ses concurrents : celle de développer toute une série de jeux, et même trois séries distinctes, autour de la licence. Le partenariat fut annoncé en juin 1987, et sa manifestation la plus fiévreusement attendue devait être la toute première boîte dorée, le premier jeu de rôles à s’appuyer sur les règles officielles de la licence : Pool of Radiance. Une entreprise démesurée, colossale… et qui aura mis dans le mille à pratiquement tous les niveaux.


La grande force du jeu, c’est précisément de se présenter exactement comme ce que les joueurs en attendaient, à savoir une campagne de Donjons & Dragons à part entière – et, histoire de bien sceller la coopération entre SSI et TSR, celle-ci aura même été accompagnée d’un roman et d’un module papier à sa sortie. L’aventure se déroule dans l’univers des Royaumes Oubliés, soit le plus « commun » (certains diront le plus générique) de tous, et demande à votre groupe de six aventuriers de participer à la libération et à la reconstruction de la ville de Phlan, laquelle s’accomplira quartier par quartier, avec des objectifs spécifiques délivrés directement par le conseil de la ville, et vous enverra même visiter toute la région environnante – ce qui signifie d’autres villes, des forteresses, des grottes, une pyramide… un menu déjà très copieux pour un jeu développé sur Commodore 64.
La première friandise consistera d’ailleurs en la création de vos personnages : choix de la classe, de l’alignement, tirage des caractéristiques, customisation du portrait et de l’icône qui représenteront chaque membre de votre coterie en jeu… le tout se passe exactement comme lors d’une partie de jeu de rôles papier normale, ce qui signifie également qu’il est impossible de modifier un jet de dés sans recommencer tout le processus. Une option permettant d’éditer vos personnages avant de les lancer en jeu est bel et bien présente, mais n’allez pas croire que donner 18 à toutes vos statistiques soit sans conséquence : le programme adaptant la puissance de certaines rencontres à celle de votre groupe, réfléchissez bien avant de vous faire des surhommes – cela se paiera à un moment ou à un autre ! Puis la partie débute par une visite guidée de la ville pour vous présenter les principaux services – y compris des centres d’entrainement pour faire monter vos héros de niveau car, seule entorse aux règles, le procédé sera ici payant – et vous voilà lâché avec l’autorisation d’aller à peu près n’importe où, seul l’accès à la baie entourant la ville vous étant interdit tant que vous n’aurez pas « nettoyé » la forteresse de Sokal.


Pacifier les différents quartiers de la ville nécessitera souvent, comme vous pouvez l’imaginer, de remporter un certain nombre de combats scriptés (avec parfois un nombre donné de rencontres aléatoires) avant de pouvoir vous promener et vous reposer librement sans risquer de vous faire sauter dessus par une patrouille adverse. Une bonne occasion d’aborder ce qui sera sans doute resté comme la plus grande qualité du système de jeu des « gold boxes » : les combats en eux-mêmes. Pratiqués au tour par tour, avec une représentation fidèle des environs immédiats de la case où se situe l’affrontement et de chaque personnage ou adversaire présent, les confrontations parviennent à matérialiser avec une précision réjouissante la totalité des règles de la licence, en n’hésitant pas à vous opposer à des dizaines d’ennemis, sinon à des centaines !
Les amateurs de combats stratégiques seront ici aux anges : c’est clairement l’attraction principale du jeu, et l’aspect qui demeure le plus réjouissant à expérimenter au fur-et-à-mesure de votre montée en puissance. Croyez-moi, vous allez véritablement avoir l’impression de découvrir un autre logiciel à partir du moment où vos magiciens seront capables de lancer des boules de feu ! Et tous les joueurs rodés aux premières éditions des règles retrouveront vite leurs marques, en particulier en apprenant à sur-abuser du très pratique sortilège de sommeil, qui peut mettre hors jeu jusqu’à neuf créatures d’un coup tout en les plaçant dans un état de vulnérabilité signifiant qu’elle pourront être tuées en un coup. On se régale véritablement de ces rencontres, et même si certaines règles ont été intégrées de façon boiteuse (la régénération des trolls, par exemple), on touche là à la quintessence absolue du genre en 1988, et à des affrontements qui ont merveilleusement vieillis si on les compare à la concurrence de l’époque.


L’autre bonne nouvelle, c’est que même si le curseur a naturellement été placé du côté des combats, Pool of Radiance n’oublie pas d’être un jeu de rôle en vous laissant prendre des décisions, parlementer avec les monstres, fouiller des pièces à la recherche de trésors, et résoudre des quêtes de la façon qui vous conviendra – en faisant parfois preuve d’une ingéniosité assez réjouissante. Par exemple, envoyé secourir le fils d’un dignitaire de la ville retenu en otage dans un camp de pirates, allez-vous choisir l’épreuve de force en attaquant bille en tête des forces très supérieures en nombre ? Ou bien allez-vous acheter un passe, aller confronter le chef du camp, vous débarrasser discrètement de lui, aller ouvrir un enclos pour provoquer le chaos et profiter de la confusion pour aller chercher l’otage sans donner l’alerte ? Tout cela est prévu, et met merveilleusement à contribution les possibilités de l’interface, donnant réellement envie de progresser pour découvrir la suite.
Évidemment, l’âge du jeu introduit également un certain nombre de lourdeurs, en particulier du côté de l’interface intégralement au clavier ou au joystick où accomplir n’importe quoi demande beaucoup de temps – attendez-vous à passer dix bonnes minutes dans un magasin chaque fois que vous irez faire votre shopping. Énormément d’informations ne sont disponibles que dans les divers manuels et addenda du jeu, préparez-vous donc à devoir lire et assimiler toutes ces données si vous n’êtes pas familier avec les règles de Donjons & Dragons.


C’en est d’ailleurs à un stade où le titre intègre TROP d’aspects de la licence, au point d’en faire parfois un mécanisme de protection de copie à part entière. Il faudra par exemple composer avec pas moins de cinq types de monnaies différents, chacune avec sa valeur et son taux de change, et surtout… avec son poids. Oui, le jeu gérant l’encombrement, vous reconnaîtrez un groupe avancé au fait qu’il abandonne régulièrement de véritables trésors sur le terrain faute de pouvoir porter les dizaines de kilos de pièces d’or ou d’argent qui s’offrent à lui ! Plus grave : les races du jeu ne sont pas égales face à la progression. Traduit en clair : si les humains peuvent progresser sans restrictions, un nain ne pourra pas dépasser le niveau neuf, un elfe le niveau onze (pour un magicien) ou sept (pour un guerrier), et un semi-homme, quant à lui, ne pourra même pas dépasser le niveau six (la classe de voleur étant la seule à ne connaître aucune limite) !
Si cela n’est que modérément pénalisant à l’échelle du jeu (même si on peut imaginer la frustration de ne plus pouvoir monter en puissance dans un jeu de rôles), je vous laisse imaginer à quel point le problème ne fait que devenir de plus en plus ridicule tandis que vous importerez votre groupe dans les trois épisodes suivants de la saga, où les humains pourront progresser à des niveaux quasi-divins pendant que certains membres du groupes resteront bloqués au niveau cinq ! Et puis ne mentionnons pas le bonheur d’avoir à composer avec des monstres qui pourront absorber vos niveaux, ni le fait que les sorts de résurrection échouent parfois, vous laissant avec un personnage définitivement perdu et impossible à récupérer…
Bref, tout n’est pas nécessairement idyllique dans Pool of Radiance, mais il faut reconnaître qu’une fois les principaux chausse-trappes évités, on prend authentiquement plaisir à découvrir chacune des zones du jeu et à parvenir à vaincre d’un claquement de doigt des affrontements qui auraient proprement exterminé notre groupe lors des premières heures de jeu.


C’est clairement un jeu pour les fans de Donjons & Dragons – cela n’a jamais été un mystère pour personne au moment de la commercialisation du titre, mais mieux vaut insister sur cet aspect à une ère où les joueurs familiers avec les règles avancées de la moitié des années 80 sont sans doute devenus nettement moins nombreux. Mais une fois cette donnée assimilée, on a bel et bien affaire à une transcription d’une rare intelligence des règles et des mécanismes de la licence, avec des combats qui pourraient encore donner pas mal de leçons à certains représentants actuels du genre. Si vous cherchez un logiciel sur lequel engloutir des nuits, quitte à consacrer de longues et douloureuses heures à assimiler toutes les possibilités et à dompter l’interface, ce premier opus des « gold boxes » demeure à n’en pas douter l’un des tout meilleurs. Pas nécessairement ce qu’on ait connu de plus ergonomique ni de plus accessible, mais clairement un programme d’exception dès l’instant où l’on a pris ses marques… et où l’on n’a pas peur de passer beaucoup, beaucoup de temps à se battre. Clairement un passage obligé pour les rôlistes qui voudraient avoir goûté à toutes les références clefs de la période.
NOTE : une large partie des informations figurant dans cet article, en particulier celles tournant autour de l’histoire de SSI et de TSR, proviennent de l’excellente série d’articles que leur a consacré Jimmy Maher en 2016. Je ne peux qu’encourager les anglophones curieux d’en savoir plus sur Donjons & Dragons ou sur les « gold boxes » à aller les dévorer de ce pas.
Les joueurs attendaient comme le messie, depuis presque une décennie, ce fameux jeu de rôle adapté des règles officielles de Donjons & Dragons. Pool of Radiance sera parvenu à être le titre que tout le monde attendait, en retranscrivant avec une rigueur quasi-fanatique les règles du jeu et l’Univers des Royaumes Oubliés, tout en transformant les contraintes imputables aux limitations techniques du Commodore 64 en éléments de gameplay d’une rare intelligence. Tout fonctionne à merveille, dans le logiciel de SSI, y compris un système de quête ouvert très bien conçu, et surtout des combats qui représentent à la fois le plat de résistance et le mécanisme le mieux intégré du jeu. Alors certes, l’interface intégralement au clavier ou au joystick fait son âge, et tout prend beaucoup de temps – surtout dans une adaptation qui se veut si réaliste qu’il faut prendre en compte jusqu’au poids de la monnaie. De quoi freiner sans doute le néophyte, enseveli sous les règles et probablement écrasé lors des premiers combats le temps de prendre ses marques ; mais pour les amateurs invétérés des premières éditions de Donjons & Dragons, on n’aura pour ainsi dire jamais fait mieux jusqu’à Baldur’s Gate. Un vrai jeu de rôle à l’ancienne pour engloutir des dizaines d’heures.
CE QUI A MAL VIEILLI :
– Une fidélité aux règles de Donjons & Dragons qui va parfois à l’encontre du jeu en lui-même
– Une interface très lourde à l’usage
– Une surabondance de combats particulièrement longs…
– …et où il est impossible d’accélérer le tour de l’adversaire
– Une difficulté qui ne fera aucun cadeau aux néophytes
– Une protection de copie envahissante
– Une valse permanente entre les huit faces des quatre disquettes du jeu
NOTE FINALE : 16/20
Version PC (DOS)
Le PC aura été la première machine à bénéficier d’un portage de Pool of Radiance – comme un symbole, elle d’ailleurs restera comme le seul système à avoir accueilli la totalité des « gold boxes ». En 1988, on ne s’attendait pas spécialement à des miracles du côté de la réalisation : du côté du son, c’est même le minimum vital, puisqu’il n’y a plus du tout de thème musical lors de l’écran-titre, et que le jeu ne reconnait aucune carte sonore. On notera néanmoins que les bruitages sont sensiblement mieux rendus sur Tandy, alors que les graphismes, eux, y seront moins détaillés qu’en EGA – les joueurs utilisant DOSBox n’auront heureusement aucun choix cornélien à opérer, l’émulateur autorisant tout à fait un haut-parleur Tandy à cohabiter avec une carte EGA.


Graphiquement, justement, si on sent immédiatement que la réalisation part sur la même base que la version originale sur Commodore 64, avec des teintes quasi-identiques, les illustrations sont plus fines, tous comme les sprites de vos personnages et des différents monstres, et les décors sont plus détaillés (du moins en EGA). L’interface, pour sa part, n’a pas changé, et il est impossible d’utiliser une souris – cela serait appelé à être corrigé dans les futurs épisodes, mais ici, ce sera le clavier ou rien. Fort heureusement, la reconnaissance du pavé numérique rend la navigation nettement moins contraignante que sur Commodore 64.
Évidemment, l’une des spécificités de cette version PC est la puissance des processeurs actuels : selon vos réglages, le jeu pourra aller très vite, ce qui rendra certes les combats difficilement lisibles lors du tour de l’adversaire, mais vous permettra d’écourter dramatiquement les temps d’attente – à vous, donc, de choisir comment régler DOSBox en fonction de vos attentes en la matière. Et tant qu’à faire, pas question ici de changer de disquette à chaque fois que vous voudrez aller dans un autre quartier ou sauvegarder la partie. Pour le reste, si vous cherchez la version la mieux réalisée et la plus accessible du jeu, vous serez sans doute plus à l’aise sur Macintosh ou sur Amiga, mais cette version PC reste très solide, et c’est la seule qui soit disponible à la vente à l’heure actuelle sans aller écumer les brocantes ou les ventes ruineuses sur eBay.


Sans surprise, Pool of Radiance se sent comme un poisson dans l’eau sur PC, où il peut profiter d’une résolution supérieure et d’un processeur plus puissant pour offrir une navigation plus confortable. En revanche, la date de développement du jeu signifie aussi qu’il n’y aura pas grand chose à attendre du côté sonore et qu’il ne faudra pas non plus espérer tirer parti de la souris. Rien d’insurmontable pour les fans de Donjons & Dragons.
NOTE FINALE : 16,5/20
NEWS – Last Epoch : Nouveaux ennemis et modèles
Le 25 mai sortira une nouvelle mise à jour pour l’action-RPG Last Epoch, version 0.9.1. nommée Rising Flames, qui amènera moult choses au jeu. C’est pour cela que depuis mi-mai, presque tous les jours Eleventh Hour Hour Games dévoile des fonctionnalités ou des informations sur le sujet. Nous avons omis de vous en parler, alors on corrige le tir, et pour nous faire pardonner, on vous traduit le dernier post sorti hier qui concerne de nouveaux ennemis et modèles à venir.

Ennemis
Quill Hog
Le premier est un type très coloré que vous avez peut-être repéré lors de la publication de Reaper Form. Le Quill Hog est un nouvel ennemi que l’on rencontrera dès le premier chapitre du jeu. Comme beaucoup de choses dans la nature, les couleurs vives peuvent sembler jolies, mais le plus souvent elles indiquent un danger. C’est certainement le cas du Quill Hog, qui est capable d’utiliser ses piquants à la fois comme outils pour creuser et comme projectiles.

Bolroth
Le prochain ennemi inédit que nous examinons est le nouveau Bolroth. Cette grande créature lourde arbore des ornements très étranges. Les structures ressemblant à du corail contiennent une substance sucrée-maladive attirant de petites proies, qui s’emmêlent ensuite et sont entraînées dans les fluides digestifs plus profondément dans la structure pour être consommées par les Bolroth.

Soldat Rahyeh
Les forces de Rahyeh font également peau neuve dans la 0.9.1. Aujourd’hui, nous vous montrons l’un de ses fantassins ordinaires. Serviteur zélé de Rahyeh, ce soldat est plus qu’heureux de croiser les armes avec vous.

Vine Crawler
La flore qui habite Eterra est également devenue plus meurtrière dans Rising Flames avec notre dernier ennemi que nous vous montrons aujourd’hui. Le plus souvent trouvé dans les zones à forte végétation, avec des épines acérées et un tempérament correspondant, le Vine Crawler est une plante avec des racines profondes de 6 pieds.

Nouveaux modèles
En plus de nouveaux ennemis, d’autres modèles reçoivent des mises à jour visuelles les mettant à nos normes actuelles en préparation de notre version 1.0. En commençant par tous les Primalistes ici, nous vous présentons les nouveaux compagnons Primal Wolf et Primal Bear ! Ces nouveaux modèles présentent des ornements et des armures qui les aident à se démarquer en tant que compagnons, ainsi que de nouvelles animations pour leur donner plus de personnalité. Qui est un bon chien ? Tous les loups primitifs sont de bons doggos !


Modèles d’articles uniques
Nous sommes très heureux d’annoncer qu’à partir de la sortie du patch 0.9.1 Rising flames, chaque arme unique de Last Epoch a désormais son propre modèle 3D ! Nous voulons en partager quelques-uns avec vous aujourd’hui, et espérons que vous apprécierez la beauté de ces nouveaux modèles uniques que nous connaissons depuis si longtemps.



Un jour de repos
C’est tout pour aujourd’hui sur les nouveaux ennemis et modèles à venir dans le patch 0.9.1 Rising Flames. Nous reviendrons lundi avec le post de la semaine de pré-patch Hype, et nous avons hâte de vous faire lire notre dernier et plus grand article de blog pour 0.9.1 Rising Flames le 25 mai prochain !

