Dans une interview accordée à Eurogamer, le réalisateur de The Blood of Dawnwalker, Konrad Tomaszkiewicz, laisse entendre que le célèbre mécanisme de temps limité du jeu pourrait ne pas revenir dans une éventuelle suite – à moins qu’il ne colle parfaitement à l’histoire racontée.
Dans le jeu actuel, les joueurs disposent de 30 jours et 30 nuits pour sauver la famille de Coen des griffes du vampire Brencis. Le temps n’avance pas en continu : il progresse essentiellement lorsque l’on fait avancer les quêtes principales ou que l’on investit des points dans certaines compétences, sans s’écouler pendant l’exploration ou les combats contre la faune sauvage. Ce système a fortement divisé la communauté, entre les joueurs séduits par la tension narrative qu’il crée et ceux frustrés de ne pouvoir tout découvrir en une seule partie.
Interrogé sur l’avenir de ce mécanisme, Rebel Wolves explique n’avoir encore rien tranché : le studio ne le conservera que s’il correspond à l’histoire qu’il souhaite raconter, sans chercher à l’imposer systématiquement à chaque nouveau projet. Tomaszkiewicz reconnaît avoir reçu de nombreuses critiques à ce sujet, mais rappelle que le jeu a été équilibré pour permettre de terminer environ 80 % de son contenu dans le délai imparti. Il relativise également en soulignant que des RPG à choix comme The Witcher empêchent déjà, par nature, de tout voir en une seule partie à travers leurs embranchements narratifs.
Pour les joueurs souhaitant s’affranchir totalement de cette contrainte, un mod permet déjà de la retirer. De son côté, le studio indique explorer d’autres pistes susceptibles de renouveler la formule RPG à l’avenir, sans donner davantage de détails à ce stade. Aucune suite n’est officiellement confirmée pour l’instant, mais l’article rappelle que la scène post-générique du jeu laisse entrevoir un cadre au-delà du Vale Sangora du XIVe siècle.

