Il m’a fallu environ cinq ans pour finir Pillars of Eternity premier du nom. C’est dire si je porte le bougre dans mon coeur. Pour tout dire, il a été LE jeu qui a changé ma relation avec Obsidian. Je suis passé de l’adoration aveugle (Kotor II, Alpha Protocol, Fallout New Vegas mes petits amours !) au désintérêt assumé et affiché, juste avec lui. J’imagine qu’il s’agit là du trajet classique d’une relation à long terme : la passion, le désintérêt et la frustration insupportable que l’être autrefois parfait nous apparaît enfin comme il a toujours été : imparfait, décevant et insatisfaisant. Depuis, Obsidian et moi, on vit des hauts et des bas, les discussions peuvent être sympa de temps à autre, mais jamais on ne me retrouvera les yeux brillants devant ses fulgurances d’esprit. Ne parlons pas du sexe : ça a toujours été nul, mais je continuais quand même pour faire perdurer le couple.
Maintenant que vous savez qu’en Californie la langue est bien pendue, mais que ce sont des mauvais coups, on peut peut-être se poser la question qui s’impose à chacun en lisant mon désamour pour Pillars of Eternity : “Mais pourquoi donc s’infliger la suite ?”
La réponse est plus haut : le sexe est nul, mais je continue, parce que quelque part, je suis un névrosé comme un autre, et un névrosé de haut rang fini par tirer du plaisir à la frustration et la punition, on en arrive alors aux pulsions masochistes, et là, juste comme ça, je vous ai expliqué l’un des penchants les plus obscurs et pervers de l’âme humaine.
Il est pas génial Marcheur ? Mais si qu’il est génial ! C’est pour ça que même si le texte est nul, vous allez continuer à lire parce qu’entre nous, vous m’aimez bien, je le sais. Un peu comme moi et Obsidian. Faites gaffe, à la fin, c’est vous les masochistes !
Sorti trois ans après le premier opus, Pillars of Eternity II : Deadfire, est la suite du soft de 2015, et vient continuer la saga du héros que vous aviez créé durant cette sainte année qui a vu sortir pêle-mêle : Bloodborne, Ori and the Blind Forest, The Witcher 3, Arkham Knight, Metal Gear Solid V : The Phantom Pain, Xenoblade Chronicles X et Divinity Original Sin. Voilà, vous avez une idée du niveau stratosphérique de l’année 2015, un cru plus que décent, un cru impérial, que nous avons siroter en miroitant de divines futures années, avant de nous rendre compte qu’à part 2017, il n’y aurait plus d’année si puissante en terme de AAA. L’âge glorieux était fini, désormais, il ne nous reste plus qu’à attendre un nouveau cycle.
Comme un prophète de l’apocalypse, Pillars of Eternity était venu là, pastiche assumé de Baldur’s Gate, avec son système de jeu original, mais qui se joue presqu’exactement comme son inspiration vieille de dix-sept ans à son époque, désormais près de vingt-cinq ans. On ne va pas refaire le match : Pillars of Eternity, c’est un esprit vieux, dans un corps neuf, mais fauché, parce que quand tu développes sur Unity, tu sais à quoi t’attendre. Pillars of Eternity était une vieillerie moderne, un enfant né avec le syndrome de vieillissement précoce, Hutchinson-Gilford. Le genre de gamin qu’on aurait jeté du haut d’une falaise spartiate avec le reste des enfants inadaptés si le monde tournait rond…
… Ô bordel. J’ai vraiment lâché ça ?…
… J’assume ?…
… Allez, juste pour avoir l’air encore plus con, bête et méchant que d’habitude.
Voilà, Pillars of Eternity, c’était mou, c’était dépressif, c’était triste comme le planning de sortie d’Ubisoft depuis 2019. Mais pour avoir réussi à le faire en 2020, je dois admettre ceci, et attention, scoop :
En fait, Pillars of Eternity, c’est mou, dépressif, triste, vieux, beau quand même un peu, mais au final c’est… Ce que c’était sensé être ?
J’veux dire, à ce niveau d’hommage, on connaît les intentions de l’auteur, on ne va pas prêter au développeur Californien un autre désir que de satisfaire le public qui a financé le Kickstarter : le but c’était de rien foutre créativement, y avait pas d’entourloupe, le public a eu ce qu’il voulait. Et je dois dire que c’était un pastiche compétent, doublé d’un univers potentiellement intéressant, s’ils décidaient d’en foutre autre chose que de la fantaisie quand même bien traditionnelle comme il faut.
C’est là qu’entre en jeu un nouveau Kickstarter : venez financer la vieillerie régressive numéro 2 ! Cette fois dans un archipel paradisiaque plutôt qu’un continent en proie à la maladie et à la malédiction ! Allez, viendez frères et soeurs rôlistes !
On était donc reparti pour un tour, cette fois encore, après un Tyranny (que j’ai pas joué, lol) apparemment sympathique mais un peu creux, Obsidian allait pondre un digne successeur à Baldur’s Gate II et non plus Baldur’s Gate I. Si on pousse la blague au bout, peut-être qu’ils sortiront un digne successeur à Baldur’s Gate III dans quinze ans quand ce dernier sera sorti en août de notre année 2023. Peut-être, je sais pas, j’en sais rien, c’est une idée complètement conne, mais on est dans un de mes articles, les idées SONT stupides, sinon y a pas d’idée.
J’en étais où ? Ah oui : Pillars of Eternity II a été financé, et moi, j’en avais plus rien à foutre. Comme dirait un grand esprit, Okou Gnakouri pour ne pas le citer, dans ma tête c’était un peu comme ça :
Rien à branler, rien à ler-bran
Pour moi le monde s’arrête à Sevran
Sauf que je suis pas Sevranais, et que je suis Masochiste. Donc quand Pillars of Eternity II s’est glissé dans le catalogue Xbox Game Pass (placement de produit au passage, j’aime l’argent !) j’ai saisi l’opportunité de m’ennuyer à nouveau, parce que j’adore me faire chier sur des vieilleries nostalgiques…
… Non en fait, c’est juste que les vieilleries nostalgiques font parties des derniers RPG à respecter mes critères de rôleplay… Donc on fait avec ce qu’on a.
Le premier contact est plutôt bon : c’est beau. C’est au moins aussi beau que le premier, et je trouve d’ailleurs l’intégration des éléments en trois dimensions plus réussie que dans l’opus précédent. J’apprécie aussi la refonte des menus pour console, là encore plus agréable. Par contre, les portraits illustrant les personnages durant les dialogues sont bien laids. Dommage pour ce point, mais globalement, Pillars of Eternity II c’est très regardable, c’est même franchement mignonnet.
Le deuxième l’est un peu moins : les combats en temps réel avec pause du premier épisode sont toujours là. Fort heureusement, tout semble un peu plus rapide et nerveux dans l’exécution, plus besoin de Xanax pour s’adapter au rythme, d’autant que le jeu intègre désormais une option pour accélérer le jeu, cool. Il en avait d’ailleurs bien besoin, car à rythme normal, l’exploration des lieux peut s’avérer un peu lente, d’autant que les cartes du titre sont incroyablement petites, si bien qu’elles me paraissent plus étriquées encore que le déjà très claustrophobique premier opus.
On notera d’ailleurs que les temps de chargement n’ont pas été particulièrement optimisé : putain, c’est long. C’est long et ça ne s’explique toujours pas, parce que comme dit précédemment, rien de tout ça n’est très grand, ça manque d’ampleur, et c’est de la deux dimensions fondamentalement, donc on hausse un sourcil d’incompréhension en se demandant bien qu’est-ce qu’il peut se passer avec Unity pour que ça soit aussi lourd.
Mais ne soyons pas mauvaise langue, une nouveauté bien sentie change un peu la donne et souffle un vent de frais sur le jeu : une carte du monde vraiment interactive. Que vous soyez à pieds comme en navire (on reviendra là-dessus) vous pouvez vous déplacer librement sur une carte en deux dimensions, de quoi rendre l’exploration de l’univers un tout petit peu moins étouffante, parce que dans le premier opus, la seule chose que l’on avait, c’était une triste carte et des niveaux étriqués qui se battaient en duel. Ici, on a toujours les niveaux étriqués, mais la manière de les rejoindre est autrement plus ludique et appréciable, et si explorer ce grand machin vous gonfle, une intelligente liste de lieux découverts vous permet de vous rendre rapidement là où vous le souhaitez, en intégrant évidemment des mécaniques de gestion de ressources et de temps.
Vous l’avez compris : je donne le point à Pillars of Eternity 2 là-dessus, bonne nouveauté.
Une fois que l’on a digéré ce premier aspect du titre, on peut rapidement revenir sur ce fameux “navire” qui fait son introduction dans cet épisode. Il n’est pas tout seul, car il vient avec la gestion d’un équipage que l’on doit recruter, et il faudra aussi subvenir aux besoins de nos matelots sous peine que le moral chute et n’approche dangereusement de la mutinerie. Fort heureusement, tout ceci se gère en arrière plan une fois qu’on a les bons consommables, et la récupération du moral ainsi que des blessures des matelots se fera lorsque vous poserez pied à terre pour mener à bien la partie plus traditionnelle de Pillars of Eternity 2.
Plus sympathique encore, vous pourrez customiser votre navire pour qu’il soit plus efficient lors des affrontements contre d’autres vaisseaux. Combat géré au tour par tour, vous aurez tout loisir de dégommer -ou vous faire dégommer- des forbans que vous aurez attaqué et vice versa. Les abordages sont d’ailleurs possibles, et ont la sympathie d’impliquer tous vos comparses dans les combats, et non pas votre équipée de cinq bonhommes qui restera votre groupe principale dans l’exploration terrestre (eh oui, finito les six personnages dans le groupe, cinq et au dodo maintenant !)
Tout ceci nous conduit fatalement à nous demander ce qu’on fout dans cette galère, et là, je dois me fendre de quelques commentaires et appréciations de l’histoire, les quêtes, les compagnons et l’écriture. Je dois reconnaître une qualité majeure à Pillars of Eternity 2 : purée, c’est plus concis, c’est plus direct, c’est moins chiant quoi, ça va à l’essentiel et ça ne s’arrange plus pour aligner les périphrases comme autant de figures de style faites pour camoufler la pauvreté du propos.
Bref : c’est un peu plus assumé que Pillars of Eternity n’a finalement pas grand chose à raconter d’autres que “Oh la la ! Les dieux font leurs trucs de dieux et les mortels subissent leur lutte !” et ça fait grand bien de comprendre ce qu’il se passe sans avoir à percer à jour l’écrit brouillon du premier épisode.
Problème : ça a quand même grandement perdu en subtilité. Si bien qu’on a l’impression qu’Obsidian est passé du tout au rien. Alors bien sûr, il reste quelques séquences narrées uniquement par l’écrit qui profitent de la prose riche que l’on connaît du précédent épisode, mais les dialogues ont un peu perdu de personnalité, ainsi que des personnages qui virent un peu plus vers la caricature et l’archétype, si bien que les compagnons qui reviennent du premier épisode : en plus de souffrir de l’absence TOTALE de nouvel arc narratif pour eux, paraissent aussi ennuyants que prévisibles.
Et c’est un peu la même chose pour l’histoire, qui semble être menée sans grande passion. On sent qu’il fallait un prétexte pour s’éloigner du Dyrwood et ses forêts continentales déprimantes pour un contexte plus solaire, plus paradisiaque, quelque chose qui tranche. Alors ça tranche, pour sûr, mais on ne peut s’empêcher de trouver cette histoire “bricolée” plus qu’écrite pour faire une suite thématique intéressante au premier épisode. Pour résumer : c’était déjà pas ouf avant, mais là, ça n’essaie même plus. Cet aspect mis de côté, Pillars of Eternity 2 a tout de même un lot non négligeable de quêtes intéressantes et plutôt bien mené (avec son lot de personnages secondaires solidement croqués) et beaucoup de missions prétextes pour aller découvrir un monde beaucoup plus vaste et varié.
Bref, Pillars of Eternity 2 côté contenu et écriture, dégage d’un côté “suite cahier des charges” prenant un peu trop au pied de la lettre des critiques que je pouvais moi-même faire. C’est dommage, mais est-ce que c’est…
… Raté ?…
… Eh bien c’est là le plus rigolo : non. Non parce qu’Obsidian a l’air d’assumer cette direction avec un jeu plus décontracté généralement, un peu moins grave en permanence, sans non plus tendre vers la trahison pure et simple du ton du premier épisode (dont on garde quelques thèmes et même quelques séquences qui y font directement références). Ce qui aide aussi à tenir ce lien, c’est la trame principale qui raccroche quand même quelques wagons et aussi la bande sonore qui reprend beaucoup de thèmes musicaux qui s’accrochent assez biens malgré tous les changements.
Donc est-ce que je trouve que Pillars of Eternity 2 s’est perdu ? Non. Non, il y a des choses regrettables, mais cette direction n’est pas mauvaise et s’avère plutôt bien négociée, les compromis se voient, mais ne font pas trop souffrir l’expérience.
Je note aussi un enrichissement des mécaniques, notamment un meilleur visu sur le système de faction (qui prend ici une importance plus marquée, tout comme les relations avec les compagnons) et la présence de choix plus conséquents dans l’univers. Des points forts qui s’ajoutent à une liste de changements et d’ajustements qui montrent qu’Obsidian -faute d’avoir assumé pleinement leur direction originelle- a su être à l’écoute et particulièrement réactif pour faire de Pillars of Eternity 2 avant tout un meilleur jeu que le premier.
Et je les en remercie. Que ça soit le rythme, la variété d’atmosphères, le visuel, les combats, l’exploration, les systèmes de jeux généraux, tout est tout de même bien plus agréable à manipuler. L’écriture perd en complexité ce qu’elle gagne en efficacité, et le jeu dégage un vrai parfum d’aventure qui fait plaisir, et ce, malgré le cloisonnement toujours marqué de ces niveaux. Bel exploit.
On pourrait presque croire que je suis en paix avec la franchise Pillars of Eternity désormais, non ? Eh bien c’est plus complexe que ça. Pillars of Eternity 2 est un jeu agréable, beau, long, varié, compétent dans l’écriture, et clairement, il y a ici une aventure qui donne envie d’être vécu. Mais il ne semble pas avoir été motivé par l’envie de laisser une marque chez le joueur, acceptant presque le destin d’être un divertissement qualitatif plutôt qu’une oeuvre marquante d’un point de vue artistique. Comme je l’ai dit précédemment, on ressent l’envie de bien faire, mais on sent qu’elle a compromis une vision aussi derrière. Mais si je dois trancher, je trouve que mon sentiment final est moins contrasté que je le pensais au départ : Pillars of Eternity 2 est une aventure épique et plaisante, qui nous fait découvrir un univers classique mais travaillé, au cours d’un récit maîtrisé avec des mécaniques de jeux et un rythme bien plus abouti. J’appelle ça une réussite, j’aurais aimé bien sûr que le jeu soit une révélation ou un chef d’oeuvre, mais au final, il est juste très bon, et largement au-dessus de son prédécesseur.
N’est-ce pas mieux que ce que j’en attendais ? Bien sûr que si.
La vision de Valandryl :
Aïe. PoE 2, plus de 20h de jeu et déjà une lassitude totale de cette chose. Comment en est-on arrivés là ? Après le foirage Tyranny, Obsidian récidive. Ce studio, pourtant derrière le phénoménal New Vegas, semble aujourd’hui partir du principe que « jeu de rôle = blabla ». Et du coup, nous avons affaire à un jeu tellement mou que même du Viagra n’arriverait pas à le réveiller…
PoE 2 est lent. Il est mou. Il a 0 dynamisme. Vous avancez au travers des passages écrits pour arriver à des dialogues bourrés de descriptions, à tel point que vous finissez par vous demander si ce n’est pas Proust qui est sorti de sa tombe pour les écrire. Et le combat, l’action ? Eh bien quand, après 2h de blabla interminable, vous allez enfin combattre ou être un peu actif, c’est pour 10 minutes. Et après, on repart : blabla, passages écrits, etc. J’ai rarement vu un jeu aussi lourd et aussi lent.
Pour avoir joué à Baldur’s Gate en parallèle de PoE 2, j’ai vu la différence. Et c’est le jour et la nuit. Ajoutez-y les crash à répétition, par exemple sur ma dernière session de 1h30 de jeu, 4 CTD. Et les temps de chargements atroces, par exemple charger sa save au lancement du jeu prend, montre en main, 2 minutes. Et les bugs (items en surbrillance mais non lootables, PNJ bloqués dans des murs, etc.)… Et le DLC gratuit après 3 semaines, indiquant que le jeu est sorti sans avoir son contenu complet… En plus d’être mou, ce jeu est sorti rushé, techniquement pas stable et pas optimisé.
Est-ce que je regrette mon achat ? Oui. Un jeu qui veut se la jouer trop RP, mais qui oublie l’essentiel : être fun et vous scotcher.




Merci Marcheur pour ce test. Un jeu pas pour moi.
Mais de rien !
N’empêche : double dose de Marcheur aujourd’hui, gare à l’indigestion du lectorat, ou même les AVC, c’t’important de veiller aux AVC !
Un de mes jeux favoris, tout style et support confondus. Pour moi, c’est un chef d’œuvre.
Carrément un de tes favoris ? Tant mieux en tout cas ! C’est vrai que c’est quali, c’est presque au « niveau » de mes attentes stratosphériques, je lui trouve un certain panache, surtout quand on le compare avec son prédécesseur. Le faire dans la perspective d’Avowed arrivant, m’a gonflé d’espoir pour ce dernier, qui, je l’espère, arrivera à esquiver les errements de Outer Worlds pour mieux sublimer l’univers d’Eotas que je suis curieux de voir décliner à la sauce « Elder Scrolls-like » en espérant qu’Obsidian ne singe pas trop Bethesda et trouve son identité dans le processus créatif.
Bigre, j’ose aussi espérer qu’un jour on ait… Un Pillars of Eternity Tactic en tour par tour, sûr que ça aurait de la gueule !
J’ai beaucoup d’appréhension à propos d’Avowed. J’espère vraiment qu’ils ne vont pas se planter. Le monde d’Eotas m’a subjugué dès le premier Pillars, et faire un TES-like dans cet univers me rend nerveux !
Comment vont-ils gérer les apparitions divines ? Les combats ? Y’aura t-il des compagnons ? Les mêmes classes ? Niveau temporalité, avant ou après le 2 ? …Et j’en passe !
J’aurais préféré un Pillars 3, au moins, j’aurais été serein XD
Alors moi j’ai beaucoup aimé ce jeu, et niveau baston il y a la possibilité de passer de la pause active en mode tour par tour quand on veut, même en pleine empoignade, en gros dès que ça se corse ou que l’on se retrouve en face d’un machin outrancièrement bourrin : hop ! micro management et tour par tour !
Et puis globalement l’écriture est particulièrement soignée, le premier déjà avait du style, mais là dans le contexte océanien des iles de feu c’est un dépaysement réussi, et puis la bande son est franchement sympa.
Niveau difficulté c’est loin d’être évident, je me suis pris quelques branlées avant de comprendre que je ne pouvais pas foncer dans le tas, même en optimisant mon groupe … le repérage est même indispensable sur certaines map pour établir une approche tactique, sous peine d’avoir une masse de moches bien vicelards qui se ruent sur mes persos les plus fragiles en ignorant ceux en armure ! Et se prendre une salve de mousquets sur son soigneur dès le début de la confrontation ça fait faire la grimace..
Explorer les océans en risquant de se faire attaquer par des vaisseaux pirates bien velus c’est pareil, ça m’a appris à redoubler de prudence, car échapper à un vaisseau de guerre qui enchaine les tirs de grenaille sur tes voiles et ton équipage ce n’est pas toujours simple, et une fois le pont copieusement défoncé gérer un abordage avec la moitié de tes marins blessés c’est la trempe assurée .. Investir dans un vaisseau digne de ce nom et partir à la chasse aux pirates (ou en devenir un et saccager des navires marchands) est une dimension du jeu qui m’a bien amusé.
j’en garde un trés bon souvenir, pour moi aussi ce jeu est une référence, merci de lui rendre hommage car il avait été injustement boudé à sa sortie alors qu’il a tout pour proposer de nombreuses heures de divertissement.
Je l’ai testé sur PC lorsque le mode tour par tour a été implanté dans le jeu, il me semble qu’il y a eu des DLC juste après … ça me donnerai presque envie de le refaire, ce qui est plutôt rare chez moi, je termine rarement les jeux, je suis plutôt du genre à faire 10 rerolls et connaitre les intros par coeur 😉