Iron Tower Studio dévoile, dans un cinquième journal de développement, l’univers d’Heralds of the Third Apocalypse : un monde agonisant, peuplé de rares survivants humains et de peuples primordiaux vénérant des dieux plus vieux que le monde lui-même.
Le studio plante le décor de son prochain RPG tactique : l’humanité a déjà été quasiment rayée de la carte à deux reprises, et chaque fois qu’elle revient, c’est un peu plus affaiblie. Il ne subsiste plus, sous forme de vestiges, que trois cités-États et cinq bourgades naissantes. Aux quatre coins du monde, dans les recoins les plus sombres, subsistent également des peuples primordiaux, apparus bien avant les hommes, qui servent encore des dieux vieux comme le monde. Mais le vide obscur qui entoure ce monde est plus ancien encore, et ce qui s’y terre est attiré par la lumière des mondes grouillant de vie.
Trois peuples et leurs divinités structurent cette mythologie. Les Ur-Ghol vivent dans des grottes profondes, non loin de Dhargarak, le Grand Père, dont les anneaux auraient jadis maintenu le noyau en fusion de la terre et donné sa forme au monde. Un peuple des mers sert quant à lui Nghallorath, la Grande Mère, pourvoyeuse de poissons et ravisseuse de marins : si elle venait à se réveiller, les eaux monteraient avec elle et engloutiraient le monde dans sa joie. Enfin, dans le désert, les Ythlir vénèrent Ul’Zanir, la Gueule sous les Sables, l’Abysse vivant qui avale lumière et vie : elle représente la fin de toute chose, grande ou petite.

Dans ce contexte, les cités-États se disputent des ressources toujours plus rares, tandis que les peuples non-humains s’affrontent entre eux, le monde n’étant pas assez grand pour trois dieux à la fois. Au-delà de cette réalité, quelque chose remue dans l’obscurité, attiré toujours un peu plus près par la lumière du monde. Et puis, bien sûr, il y a le joueur : un insecte insignifiant qui essaie simplement de se faire payer.
Cette ambiance rappelle les précédentes annonces du studio autour de ce RPG tactique situé à l’âge du bronze, teinté d’horreur à la Lovecraft, dont nous vous parlions déjà concernant sa conception générale. Pour rappel, les revenus générés par Colony Ship constituent aujourd’hui l’essentiel du budget de développement de Heralds of the Third Apocalypse, dont le studio précise qu’aucune page Steam ne sera créée tant qu’il ne sera pas certain que le jeu voie effectivement le jour.

